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L'Amerzone : documents, notes
Sur une table près du comptoir :

L'histoire de la statuette ophidienne 
(= Notes d'un disparu #3) :

Mon départ précipité de Puebla,
lié à l'apparition inquiétante d'une troupe de soldats aux abords du village,
m'a fait perdre la moitié de mes recherches.

Ce serait une tragédie si je n'étais pas l'heureux détenteur d'une excellente mémoire,
affûtée par mes années d'études et l'illégalité toute relative de ma présence en Amerzone.
(Alvarez a la dent dure contre les chercheurs. Pourquoi, je n'en sais rien,
mais les rumeurs évoquent une amitié ayant tourné au vinaigre...)

Mes recherches m'ont mené sur cette étrange petite île,
à quelques centaines de kilomètres de la côte amerzonienne.
Les pêcheurs, qui l'appellent « l'île des Échoués », l'évitent comme la peste ;
tempêtes et naufrages y sont légion, et bien des navigateurs
se sont laissés surprendre par ses récifs.

L'île forme le centre d'un archipel tortueux qu'il m'a été bien difficile de traverser.
Une fois arrivé, j'ai eu la surprise de découvrir que l'île était quasiment inhabitée,
à l'exception d'un pêcheur solitaire et misanthrope.

Il a d'abord prétendu ne rien savoir de l'idole ophidienne ;
j'ai passé plusieurs jours à l'amadouer
avec (l'excellent) rhum de contrebande ramené de Puebla.
Il a fini par me raconter une légende datant de plusieurs siècles,
transmise de génération en génération par les divers naufragés
qui se sont succédé sur cette île maudite.

L'Amerzone a été un terrain fertile pour les contrebandiers,
pirates et pillards depuis l'arrivée des conquistadors portugais au XVe siècle.
Attirés par les promesses de richesses et de gloire,
ces « aventuriers » massacrèrent les tribus autochtones,
dont il se raconte que certaines descendaient
d'Incas arrivées de l'Ouest il y a une éternité de cela...

Elles furent massacrées en vain. Nulle richesse n'attendait leurs bourreaux.
La plus célèbre expédition de conquistadors en fit l'amère expérience,
après avoir remonté le fleuve Amerzone
jusqu'au « temple d'Envol » de la tribu Ovo-Volahos,
ce monument perché en surplomb des chaînes volcaniques
qui s'étendent au-delà des marais.

Ils n'y trouvèrent qu'une simple statuette représentant une figure ophidienne...
Ni or, ni diamants, et encore moins de pierres précieuses,
le minerai local, luisant d'un étonnant vert de bleu, s'étant révélé être dénué de valeur...

Nul ne sait vraiment ce que les conquistadors firent de la statuette.
D'aucuns racontent qu'elle serait passée de mains en mains,
tantôt volée par d'autres pillards, tantôt par des pirates...
Sans jamais retrouver le chemin de ses propriétaires légitimes.

Il se dit même qu'elle aurait coulé avec un galion de passage près de l'île des Échoués
et qu'elle reposerait, depuis, avec ses occupants au fond de l'océan.

Mon hôte, le pêcheur de l'île, clame quant à lui que toutes les légendes
entourant cette statuette ont un point commun : elles finissent mal.
Et mieux vaudrait donc que l'idole reste perdue à jamais, oubliée de tous...

_________________

La statuette "ophidienne" représente une figure serpentine :
un serpent ou quelque chose en forme de serpent.

Les notes du disparu sont une troisième partie (#3) d'un ensemble
dont on peut espérer découvrir le reste au long du voyage.

_________________

Dans la bar également,
une machette fichée sur un poteau,
et le casque de scaphandre.
Répondre
Dans le hangar,

sur une table du fond, une "plaque d'identité fasciste" :

[Image: 20260920093037-45489d72.jpg]

Appartenait à un certain "Oberleutnant Manfred Sütter".
M'est avis qu'il n'était pas du côté des  Alliés...
Répondre
Dans un tiroir,
une lettre de Valembois au pêcheur

Mon vieil ami,

Je vous écris dans l'espoir que votre mémoire garde encore le souvenir
de l'improbable troupe que nous formions avec mes deux compagnons de route,
lorsque nous avons été contraints à une escale sur votre île, en 1932,
après une collision avec un cachalot...

Vous et moi avions alors sympathisé, et c'est au nom de cette sympathie mutuelle
que je me permets aujourd'hui de solliciter votre aide.
J'ai en effet pour projet de retourner en Amerzone et, comme à l'époque de notre rencontre,
de faire une halte (prévue, cette fois...) sur votre île.
Ce sera, à n'en pas douter, mon ultime voyage ;
pour peu que ma santé déclinante me permette seulement de l'entreprendre.

Je me dois, hélas, de taire le motif de ce voyage, par mesure de sécurité.
Et vous demande donc, en quelque sorte, de me faire aveuglément confiance.
Dussiez-vous accepter, ma demande est simple :
cachez soigneusement la disquette de secours jointe à cette lettre,
et ne laissez pas les soudards en uniforme d'Alvarez mettre la main dessus.

Je suis également dans l'incapacité de vous indiquer la date exacte de mon arrivée sur l'île. 
Quelques mois, tout au plus. Il le faudra bien...
D'ici là, merci par avance pour votre aide avec la disquette
et portez-vous bien, mon ami !

Alexandre Valembois
Répondre
Sur une autre table, une courroie.
De quoi mettre en œuvre le dispositif de plongée.

On libère ainsi le cachalot, ce qui met le pêcheur dans une meilleure disposition.

Ah ben voila, les poissons vont pouvoir revenir.
Eh ouais, je sais ce que vous voulez.
Ca me revient à présent. Ça date pas d'hier. 1932, 33 peut-être.
Mais ils étaient trois. 
Ils avaient une machine, comme la votre. La même chose.
Jamais ils ont pu la redémarrer.
Pour finir ils sont repartis sur un baleinier qui passait dans le coin.
Leur engin est resté dans le lagon... un certain temps.
Puis avec le temps il a coulé.
Ils ont laissé un coffre aussi. Dans la cabane en ruine là-bas.
De l'autre côté de la plage.

Ce type Valembois…
Il m'a envoyé quelque chose à cacher dedans il y a pas très longtemps.
Quelque chose en rapport avec votre machine.
Ca vous appartient maintenant.
Avec mes compliments.
Adieu.
Répondre
En chemin vers "la cabane en ruine" "de l'autre côté de la plage",
un avion échoué attire l'attention :
sur son aile on retrouve le symbole fasciste déjà vu sur le revolver (cf #117)
(celui de l'Ombre Brune tel qu'il apparaît dans Syberia 4) :

[Image: 20260920093036-ce28ba12-me.jpg]
Répondre
Près de la cabane en ruine, une carte de l'île,
avec 5 croix et les désignations correspondantes en anglais
(quai, bar et hangar valant également en français) : 

[Image: 20260920093037-bc91056e-me.jpg] 

Stranded Island
1. Quai
2. Bar
3. Diving platform
4. Hangar
5. Abandon cabin

Elle donne les  "déplacement rapides" dans l'interface,
avec le nom des 5 zones en français cette fois :
- Ponton de l'Hydraflot
- Zone de vie
- Plateforme de plongée
- Hangar
- Cabane abandonnée
Répondre
Dans la cabane, sous le pied d'une chaise :

[Image: 20260920093036-72b55d6e.jpg]

Juillet 1932
Sur l'île des Échoués

Mackowski, Alvarez et 
moi-mêmes.
Répondre
Et dans le sable du sol de la cabane,
un coffre, contenant la disquette espérée.

On y trouve également quelques "Pages arrachées au journal de Valembois"

12 novembre 1933

Ce séjour forcé sur l'île des Échoués m'a donné l'occasion
de me rapprocher de mes compagnons de voyage.
Si nous étions déjà bons amis avec Antonio,
la superficialité de mes liens avec David est vite
devenue apparente après notre départ de Bretagne.
Je me réjouissais que ce long voyage nous offre la possibilité de mieux nous connaître.

Hélas. Les jours qui se sont écoulés, dans l'attente et l'angoisse qui ont succédé au naufrage,
ont fait ressortir des traits de caractère que je n'aurais jamais soupçonné chez mes compagnons.
Antonio, que je connais depuis plusieurs années maintenant,
m'a toujours semblé être un homme honnête, fervent défenseur des Lumières.
J'ai longtemps pensé avoir trouvé en kui le frère que je n'ai jamais eu.
Mais ces derniers jours, j'ai pu voir cette droiture que i'appréciais
se muer de facon inquiétante en une inflexible rigueur.

Antonio aime l'Amerzone comme un homme brutal aime son chien :
pour lui, le pays a besoin d'être dirigé d'une main de fer,
et non pas conforté dans ce qu'il appelle la « fange primitive »...

David, sans atteindre la virulence d'Antonio, semble porter un jugement similaire sur l'Amerzone.
Ses inquiétudes sont tournées vers l'âme de ses habitants,
qu'il pense en péril en raison de leurs pratiques païennes.
De plus, le caractère de David, que j'interprétais initialement comme calme et réfléchi,
m'apparaît davantage aujourd'hui comme une indécrottable veulerie.
Je ne l'ai jamais vu tenir tête à Antonio, même quand il n'en pensait visiblement pas moins.

Il faut malgré tout que j'arrive à garder la tête froide...
Toutes ces tensions ne sont probablement que
le résultat de l'insoutenable attente sur cette île.

Demain, nous allons tenter de réparer la radio de l'Hydraflot.
Le moteur ne peut être sauvé, mais si nous réussissons
à envoyer un message de détresse, tout n'est pas perdu.
Bien entendu, retourner en France à ce stade de l'expédition serait une véritable humiliation...
Je m'y refuse. Pas si près du but...
Répondre
Dans le coffre également, un plan d'abord mystérieux,
avec des annotations en portugais.

[Image: 20260920093037-6a0744a4-me.jpg]

Ilha do naufragio

La mention du bas est traduite par l'interface :

L'île des Échoués.
Un emplacement précis semble indiqué, avec une étrange mention :

« Et la dépouille des cupides, juste courroux,
se balancera en surplomb de l'objet de leur vaine convoitise
»

Un des deux dessins sur le côté montre une pendaison,
certainement "la dépouille des cupides" qui se balance : 

[Image: 20260920093037-18332f76.jpg]

On peut alors espérer trouver l"objet" dont il est question au pied de cette potence,
à l'endroit indiqué sur la carte, et plus précisément à droite du hangar que l'on reconnait.
Répondre
Au pied de la potence, on peut déterrer un objet en effet,
une statuette : 

[Image: 20260928131844-9467279c.jpg]

L'interface propose la réflexion un peu mystérieuse :

Une œuvre autochtone, dont l'étreinte recueille le souvenir d'un sentiment oublié…
Le réconfort ?

Il s'agit d'une figure féminine, dont on s'aperçoit en la tournant qu'elle a un corps de serpent :
on peut donc la rapprocher des notes du disparu (trouvées au bar, cf#121),
et y voir l'"idole ophidienne" dont elles parlent :

une simple statuette représentant une figure ophidienne...
Ni or, ni diamants, et encore moins de pierres précieuses,
le minerai local, luisant d'un étonnant vert de bleu

La confrontation des notes, de la carte de l'île et de la statuette permet d'entrevoir
l'histoire du chercheur qui voulait trouver cette figurine.

L'autre dessin sur le côté de la carte de l'île montrait un autre endroit :

[Image: 20260927130324-9a1a775c.jpg]

On peut penser qu'il montre sa provenance de l'objet :
le Temple de l'Envol si l'on en croit la lettre du rescapé.
C'est la destination du voyage, et il faudra sans doute y restituer la statuette
si l'on ne veut pas continuer la série des "cupides".

Ramener la statuette à sa destination originelle serait alors une mission secondaire (optionnelle),
qui présenterait une sorte de modèle réduit de la mission principale (ramener l’œuf).
Répondre
Disposant de la disquette, on peut transformer l'hydraflot en hélicoptère
si l'on a fait le plein d'essence à la pompe du garage,
à l'aide du jerrican du hangar.

On quitte l'île des Echoués, et survoler le reste de l'océan jusqu'au delta de l'Amerzone.

[Image: 20260930064007-53aa4fee-me.jpg]

ce qui commence le troisième chapitre du voyage.
Répondre
On arrive dans une région manifestement très surveillée :

[Image: 20260930062416-4206c86c-me.jpg]

Quand l'hydraglot s'est posé, on pourrait se presser de continuer à la voile pour remonter le fleuve,
mais il vaut la peine d'inspecter les abords du point d'armerrissage. 

D'un côté de l'hydraflot,
(si l'on monte sur le toit) un panneau :

[Image: 20260930080456-d212aeca.jpg]

Deux messages contradictoires se superposent,
l'un en caractères typographiques, en portugais :
Boas vindas a Amerzone
pour 
Bienvenue en Amerzone

l'autre peint à main levée, en anglais :
Border closed
Outsiders will be shot on sight

pour
Frontière fermée.
Les intrus seront abattus à vue.
Répondre
De l'autre coté de l'hydraflot, 
un cimetière (où l'on ne peut pas descendre),
avec une forme sombre à l'entrée.
Avec davantage de lumière : 

[Image: 20260930062417-9ecc2ead.jpg]

C'est celle d'une statue qui attire l'attention du journaliste-joueur (même si le curseur ne change pas),
ce qui lance une enquête (appelée Religions d'Amerzone) dans l'interface, qui explique :

Statue coloniale

Elle a dû être installée lors de la colonisation du pays au 18e siècle.
Elle semble exalter une vision paternaliste de la foi.
Répondre
Quand l'hydraflot est transformé en voilier,
on peut lancer la navigation et aller se repose comme le conseille le tableau de bord.

Mais on peut aussi monter sur le toit 
ppur profiter un temps la progression sur le fleuve. 

[Image: 20261003062246-85afd920-me.jpg]

Cette initiative n'est pas du tout nécessaire à la progression,
mais donne le succès Le roi du monnnnnde.
Répondre
L'écran du tableau de bord estimant le temps de traversée à 7h49, on prend un repos,
puis réveille alors que l'hydraflot s'arrête de lui-même au comptoir de Puebla :
nous devons aller y rechercher la disquette
qui contient les données de navigation pour atteindre la prochaine étape. 

La porte principale du fort est fermée.
Sur le côté une affiche :

[Image: 20261003081054-363fbb77.jpg]

A ameaça de espioes
é muito real!

Communique qualquer atividade suspeita as autoridades 

Soit :

La menace des espions
est bien réelle !

Reportez toute activité suspecte aux autorités.
Répondre


Atteindre :


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