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(14-02-2010, 13:35)Gandalf le OUF a écrit : (13-02-2010, 17:24)Scribe a écrit : Qu'est-ce que la police vient faire dans une dispute entre jeunes collégiens, et surtout pourquoi des mesures aussi radicales ??? En 2004 j'ai été, en tant que professeur, faire une déposition au commissariat pour ... TENTATIVE DE MEUTRE entre collégiens ! Mais oui non mais j'ai l'impression que vous n'avez pas bien compris ce que je voulais dire : depuis le début, dans cette phrase, je ne parle que de l'affaire de la petite Anne de 14 ans, je ne fais pas une généralité "mineurs = exemptés de toute forme de contact avec la police quelle que soit leur faute" ! Je crois qu'il y a un fossé entre une fille qui s'interpose dans une dispute entre collégiens et une tentative de meurtre !
Tu le dis toi même, dans 90% des cas l'intervention des profs suffit à éviter tout débordement, alors regarde de près les infos sur cette affaire et dis moi si tu juges ici approprié d'avoir fait appel à la police (peut-être, mais j'en doute fortement), et surtout si tu juges normale l'interpellation et les conditions de garde à vue de la fillette.
Et merci de ne pas m'étiqueter "de gauche" sous prétexte que je défends ici des positions contraires à la politique gouvernementale actuelle.  J'ai encore le droit d'avoir des idées sans avoir besoin de me ranger sous l'étendard d'un camp ou d'un autre.
Tell me about the rabbits, George.
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Je ne sais pas si vous avez vous ce qu'ont fait 3 adolescentes à un homme de 50 ans !
Non vraiment les djeuns n'ont plus de limites !
"Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent."
Jean Yanne.
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Voilà, là par exemple je ne crois pas anormal que la police s'en mêle, ça me semble quand même d'une autre ampleur.
Tell me about the rabbits, George.
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Scribe, nous sommes d'accords, nous restons dans un débat, pas de cible de "bien penseur" ou de "contradicteurs professionnels".
Cela dit : au travers de ton opinion extérieure, donc, que proposerais tu ? Concrêtement.
Encore une fois, c'est juste un exercice de style : tu n'as pas plus de pouvoir que moi, pas plus de responsabilités, mais ton opinion et ta vision m'interresse.
Surtout, si tu veux changer de sujet, pas de soucis, on passe a autre chose... je comprendrais qu'on n'ai pas envie d'en faire 12 pages non plus !
Mais sans paraphraser Fadela Amara que l'on ne peut pas étiqueter politiquement et au delà de son plan que tu juges vide (juste je reprends une phrase, hein), que ferais tu, toi, au travers de ton expérience de cours ou de choses vues et lues ? Là encore, pas de 2è degré dans le propos, mais la curiosité de savoir ce que tu reçois et comment tu le concrétises.
(je ne reviens pas sur le cas de la gamine de 14 ans dont personne ne connait l'histoire en détail, sauf peut être l'IGS).
PS: je dis Scribe parce que la conversation a commencée avec toi, mais si d'autres se sentent de rentrer la dedans...
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Je pense que personne ici ne voudrait vivre dans un état de non-droit, nous vivons en société et avons besoin de règles, de lois et (hélas)des policiers pour les faire respecter !
Après le problème des adolescents qui dépassent les bornes est, je pense, un grave problème d'éducation à la base. Les parents actuels ne posent ou n'arrivent plus à poser de limites, de cadres, si sécurisant pour les enfants, de peur de n'être plus aimer.
Et puis la famille est une micro-société qui possède aussi ses lois, ses règles et les parents sont là pour les faire respecter !
Ça fait peut-être un peu vieux jeu mais c'est la réalité.
Les adultes ont des droits mais aussi des devoirs, les enfants, c'est la même chose.
J'ai beaucoup voyagé en Asie où tous ces ennuis, ces conflits avec les jeunes n'existent pas ou pas encore car tout simplement, les enfants ont une éducation qui n'est pas laxiste et puis surtout il ont un profond respect pour leurs aînés, (  ) ce qui n'existent malheureusement plus ici !
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Jean Yanne.
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(14-02-2010, 14:31)Ekis a écrit : Cela dit : au travers de ton opinion extérieure, donc, que proposerais tu ? Concrètement.
Encore une fois, c'est juste un exercice de style : tu n'as pas plus de pouvoir que moi, pas plus de responsabilités, mais ton opinion et ta vision m'intéresse. Hummm, très juste question, très dure aussi parce que je suis loin de maîtriser tous les tenants et aboutissants de la question. Mais ta question est légitime, je vais donc tenter, à défaut d'avoir la solution miracle, de donner grosso modo une manière de faire qui me semblerait un peu meilleure.
A mon avis, on a toujours plus ou moins tendance à regarder les banlieues comme "la chose à traiter", c'est un objet d'intérêt ou de désintérêt, on regarde la banlieue, il faut aider les banlieues, on réprime les débordements en banlieue, etc.
Mais la banlieue, comprenez ses habitants, ne sont presque jamais placés en acteurs, on ne les encourage que rarement à agir, à exprimer leurs idées, à prendre des initiatives.
Pour réduire la violences dans les quartiers "chauds" et améliorer la vie dans les banlieues, il y a pour moi, grosso modo, deux attitudes :
La tendance de gauche, c'est qu'il faut apporter des moyens financiers, développer des espaces culturels, etc., et que cela va désenclaver les quartiers, et que tout ira mieux.
La tendance de droite, c'est de penser qu'en montrant une sévérité exemplaire sur les crimes et délits, qu'il n'y a pas d'impunité, on fera rentrer les délinquants dans le droit chemin, et que tout ira mieux.
Bien sûr, les politiques au pouvoir ne font jamais tout l'un ou tout l'autre, ils composent avec la réalité, et la barre penche seulement plus ou moins d'un côté ou de l'autre en fonction du camp au pouvoir.
Je vais essayer d'expliquer rapidement ce qui me déplaît fortement dans cette "tendance de droite", puis ce qui semble manquer dans celle "de gauche".
Réprimer la violence de manière systématique et en faire une règle me semble mauvais pour deux raisons. D'abord, et on le voit depuis des années, c'est inefficace, parce que la traque à la délinquance crée chez les jeunes un sentiment de persécution, et ne fait que dresser la police contre les jeunes et augmenter les animosités. Ensuite, parce que cette tendance à purger le mal est dangereuse pour les droits des citoyens. Caméras, fichage, contrôles d'identité systématiques si votre tête ne cadre pas avec le paysage, multiplication et durcissement des lois pénales, j'en passe, le dispositif de contrôle est toujours plus étoffé et les pouvoirs attribués à la police toujours plus grand. Tous les policiers ne sont pas des tyrans en puissance, mais de fait ces moyens d'action toujours plus importants qui leur sont donnés entraîne une diminution des libertés fondamentales des citoyens, chose que je crois très grave.
De l'autre côté, je crois que soutenir financièrement les banlieues, d'aider leur développement, de "désenclaver" la banlieue, c'est effectivement nécessaire, c'est un bon chemin pour retisser le "fameux" lien social. D'ailleurs, la police de proximité du gouvernement Jospin, supprimée en grande pompe par Notre Président Bien-Aimé qui avait tenu un discours tranché sur la question, disant en substance que les policiers n'étaient pas là pour faire ami-ami avec les racailles, a été plus ou moins rétablie sous le nom d' UTEQ, parce qu'on a réalisé la nécessité de ce rapport différent entre les jeunes et la police. Donc oui, essayons le plus possible de donner plus de chances aux jeunes et à la population des banlieues pour s'intégrer, mais je ne pense pas que ça soit non plus la solution miracle. Je crois que ce qui manque souvent dans ce genre de politique, c'est d'inciter les jeunes à prendre les choses en main. Bien, on vous apporte des structures, mais ça a un léger arrière-goût de soutien au Tiers Monde (je caricature). On vous apporte notre argent, nos écoles, nos commerces, et puis soyez heureux, merde. Non, pour moi il faut aussi inciter les jeunes à ne pas tout attendre des politiques, que s'ils veulent montrer qu'ils valent mieux que les bourges encravatés, ils doivent le prouver, et que ce n'est pas en restant assis à glander et à fumer du shit que ça va faire bouger les choses. Il faut leur faire comprendre qu'ils valent aussi bien et même mieux que les autres (parce qu'ils partent de plus bas), et qu'ils peuvent s'ils s'en donnent les moyens agir "dans le bon sens". Arrêtons de ne voir en eux que des victimes à qui il faut tendre une main charitable, mais voyons les plutôt comme les acteurs du changement, ça serait une preuve de considération de leur intelligence.
Tell me about the rabbits, George.
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Je vais faire très bref parce que j'ai pas trop de temps :
Depuis des années, dans le cadre de mon boulot, je tends la main vers les jeunes dans l'espoir qu'ils comprennent que je suis là pour les aider !
Heureusement il y en a qui le comprennent et qui même si le rapport prof-élève reste un rapport d'autorité, le vivent bien; mais ils y en a toujours aussi pour me cracher dans la main !
Eh bien ceux-là, n'en déplaise aux bien-pensants, j'ai juste envie de la leur foutre sur la gueule ma main !
Tout ça pour dire que OUI on peut aider les banlieux ou quartiers défavorisés, mais seulement s'ils s'en montrent dignes, reconnaissants et qu'ils profitent honnêtement de ce qu'on leur propose.
Sinon qu'ils aillent se faire voir !
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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(14-02-2010, 17:55)Scribe a écrit : Mais la banlieue, comprenez ses habitants, ne sont presque jamais placés en acteurs, on ne les encourage que rarement à agir, à exprimer leurs idées, à prendre des initiatives. Je trouve ce débat fort intéressant mais parfois teinté d'un manichéisme un tantinet agaçant, quoique fort logique tant les médias nous rebattent les oreilles avec ce sujet à grands renforts de clichés
Je suis "à la surface" chargé de projets urbains pour un organisme de logement social, et par là même, amené à piloter des dispositifs en matière de politique de la Ville.
Je ne parlerai pas des moyens budgétaires mais plutôt de la phrase de Scribe que j'ai "quotée" plus haut.
De plus en plus, l'Etat impose des exigences de concertation avec les habitants, ce qui est une bonne chose.
Aujourd'hui, à travers le pilotage de nos projets, nous parlons de "démocratie participative", de "gouvernance", à savoir que la parole des habitants est placée au coeur des projets.
Lorsque l'on met en place un projet d'aménagement, on organise des ateliers de concertation avec les habitants.
Quand on construit des bâtiments à haute performance énergétique, on suit ensemble après la livraison si les performances sont à la hauteur des objectifs attendus.
On fait plus ou moins le lien entre les collectivités et les habitants. Ainsi, l'organisme participe également à des comités locaux de sécurité dans le but d'estimer les moyens humains et matériels à mettre en place pour garantir la cohésion sociale.
Cette cohésion sociale, en gros, c'est un juste équilibre entre des moyens matériels pour garantir le fonctionnement technique et social d'un quartier (aménagements, prévention, ...) et des moyens humains pour les pérenniser.
Mais cette cohésion sociale s'écroule comme un château de cartes si les règles de vie en collectivité sont bafouées. Et c'est là qu'interviennent les garants de l'ordre public.
Un avis personnel : Plus on fait de la prévention en amont, mieux c'est. La police de proximité remplit, il me semble, parfaitement cette condition. Le dialogue en est facilité d'autant.
L'éternité c'est long, surtout vers la fin
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Retour au ras des pâquerettes, là.
Putain, deux ans ! [p.c.c.,Om]
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Le débat sur l'insecurité (associé bizarrement à l'identité nationale) n'a pas marché ce coup ci ... car les vrais problèmes de fond ne sont pas là. (le coup de 2002 sera donc difficile à réediter)
Proverbe du jour :
" Pourquoi taxer un riche quand on peut pomper le fric d'un millier de pauvres !?  "
Allez , je me couche sur ces paroles ... bonnes ? je sais pas !? de toute façon, c'est le "merdier" en france à l'image de la journée de travail que j'ai vécu aujourd'hui.
PS : Ah oui, c'est vrai le directeur économique qui gagne mont et merveilles m'a bien précisé qu'il faut être content d'avoir du boulot ... pression oblige.
Aller , je retourne cueuillir des pâquerettes ... dournon a raison, c'est tellement mieux !
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Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!
Je hais les deux chevaux, la perspective, les tabliers qu'on perd, les courses qu'on ne fait pas, les trains qu'on rate, les angines, les repas que l'on oublie de prendre, les bancs qui font mal aux fesses, les rendus stressants, les fins de trimestre, les fruits exotiques, les gouges, les plumes vaccinostyles, les combats de boxe et la bande dessinée.
Dieu que ça fait du bien.
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(23-03-2010, 00:57)Zwisto a écrit : Proverbe du jour :
" Pourquoi taxer un riche quand on peut pomper le fric d'un millier de pauvres !? " Juste pour le plaisir de la confrontation d'idée hein ...
Prenons cette phrase et plaçons nous dans la peau d'un "pauvre" (Le mot pauvre étant tout de même sujet à appréciation très personnelle, mais bon ...)
Traduction : Salauds de riches qui essaient par tous les moyens de ne pas nous donner leur putain de sale fric qu'ils ont d'ailleurs sûrement gagné malhonnêtement sur le dos des pauvres, d'ailleurs !
Prenons la même phrase du point de vue du riche (Là encore, notion toute personnelle de ce qu'est la richesse !)
Traduction : Pourquoi devrais-je être taxé plus ou différement que les autres sous prétexte que mon caractère entrepreneur et les risques que j'ai pris pour monter ma boite m'ont fait gagner beaucoup d'argent ?
Ils en prennent eux des risques ces sales cons d'ouvriers, toujours prêts à demander une augmentation en même temps qu'ils sont toujours prêts à en faire le moins possible ?
Tout est une question de place ! Objectivement, lequel d'entre vous, si la vie le faisait devenir riche, accepterait sans broncher de se faire surtaxer sous prétexte qu'il est devenu riche ???
Paradoxe inérant au prestige et à la fonction : Qui se scandalise de la montagne de pognon gagné et réclame que soit outrageusement taxés ce salaud de Zidane qui a quand même fait sa fortune sur le % qu'il percevait indirectement sur chaque billet de stade vendus en très grosse majorité à des ouvriers, donc à des "pauvres" ?
:o)
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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D'accord avec toi Gandalf, enfin surtout parce que "Salauds de riches !", c'est devenu franchement banal, alors que "Salauds de pauvres !", c'est plus drôle, y'a davantage de gens qui font les gros yeux.
Ah et sinon reekoo : j'approuve !
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(27-03-2010, 22:50)Scribe a écrit : Ah et sinon reekoo : j'approuve !  Ah d'accord, c'est un truc ent'vous en fait !
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(27-03-2010, 23:22)Ellora a écrit : (27-03-2010, 22:50)Scribe a écrit : Ah et sinon reekoo : j'approuve !  Ah d'accord, c'est un truc ent'vous en fait !  C'est vrai, c'est pas très honnête, je vais vous raconter toute l'histoire.
Nous avions décidé d'aller voir un combat de boxe, mais nous avons raté notre train. Du coup, en dernier recours, nous avons pris ma Deux Chevaux et avons foncé pied au plancher, à 75h à l'heure sur la départementale. Nous roulions depuis déjà deux bonnes heures , quand la perspective d'un repas savoureux se dessina dans nos esprits. Nous nous dîmes que nous avions bien le temps de nous arrêter dans un petit resto sur la route, on n'avait pas fait les courses et que nous avions oublié de prendre un petit déj', et de toute façon le combat de boxe devait être fini depuis longtemps. Reekoo me conseilla un restaurant fort original où l'on travaillait des plats à base de fruits exotiques à la gouge et à la plume vaccinostyle, comme de vraies œuvres d'art. Je me suis dit que c'était fort intéressant, et que ça pourrait ne faire que du bien à mon angine. Hélas, une fois assis à l'intérieur, nous comprîmes notre erreur : les bancs faisaient mal aux fesses, les plats mettaient un temps fou à arriver et nous n'avions pour nous occuper que de vieilles bande-dessinées pas drôles. Nous avons espéré que cette attente se conclurait au moins par un savoureux repas, mais la désillusion fut cruelle. Les plats nécessitant un travail considérable, leur rendu était devenu trop stressant pour le chef qui devant nous annonça qu'il rendait son tablier. Il n'avait d'ailleurs plus un rond pour payer les dettes accumulées en cette fin de trimestre. Nous sortîmes donc, le ventre vide, et sacrément énervés !
Tu comprends mieux maintenant le message de reekoo je pense.
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