La clé découverte dans la Biblia Sagrada permet d'ouvrir le tabernacle,
où l'on trouve, en plus d'un coffret avec code, une lettre de l'évêque d'Amerzone datée de 1934 :
où l'on trouve, en plus d'un coffret avec code, une lettre de l'évêque d'Amerzone datée de 1934 :
Évêché d'Amerzone
Palais épiscopal Alvarezopolis
Mon fils,
J'ai reçu hier votre lettre datant du 10 septembre...
Je suppose qu'elle a dû voyager à travers la jungle à dos de mulet...
Décidément, ce pays a bien besoin d'être développé
et je prie Dieu d'aider dans cette lourde tâche
le nouveau président Alvarez qui, me dit-on, compte parmi vos amis.
On me rapporte que cet homme a de l'autorité et du pouvoir
une conception sévère et qu'il entend bien s'en servir
pour conduire l'Amerzone « manu militari » vers les rivages de la modernité.
Les voies du ciel, nous le savons mon fils, sont impénétrables,
et il nous faut croire que ce n'est pas sans raison que
le doigt de Dieu s'est posé sur l'épaule de votre ami Antonio Alvarez,
afin qu'il tire ce pays hors de la fange dans laquelle il croupit depuis trop longtemps.
Nous l'y aiderons, bien sûr, à notre manière,
en poursuivant inlassablement notre mission évangéliste et civilisatrice
à travers la jungle et la montagne auprès des Indiens primitifs.
À ce propos, je vous exhorte, mon fils, à combattre
avec la plus grande détermination les croyances païennes
dont ces sauvages ont l'esprit encombré.
Les affabulations mythologiques sur ces improbables oiseaux blancs
et les rites qui s'y rattachent contribuent à maintenir les indigènes
loin des voies du Seigneur.
Je pense que ce monsieur Valembois,
en accordant quelque crédit à cette légende,
vous rend un bien mauvais service.
Vous seriez bien inspiré, mon fils, de vous éloigner de cet individu
qui ne manquera pas, j'en suis sûr, à son retour en Europe,
d'être la risée de la communauté scientifique.
Je vous bénis,
Monseigneur Morreti,
évêque d'Amerzone.
Palais épiscopal Alvarezopolis
Révérend père Mackowski
Mission de Puebla
Le 25 juillet 1934
Mission de Puebla
Le 25 juillet 1934
Mon fils,
J'ai reçu hier votre lettre datant du 10 septembre...
Je suppose qu'elle a dû voyager à travers la jungle à dos de mulet...
Décidément, ce pays a bien besoin d'être développé
et je prie Dieu d'aider dans cette lourde tâche
le nouveau président Alvarez qui, me dit-on, compte parmi vos amis.
On me rapporte que cet homme a de l'autorité et du pouvoir
une conception sévère et qu'il entend bien s'en servir
pour conduire l'Amerzone « manu militari » vers les rivages de la modernité.
Les voies du ciel, nous le savons mon fils, sont impénétrables,
et il nous faut croire que ce n'est pas sans raison que
le doigt de Dieu s'est posé sur l'épaule de votre ami Antonio Alvarez,
afin qu'il tire ce pays hors de la fange dans laquelle il croupit depuis trop longtemps.
Nous l'y aiderons, bien sûr, à notre manière,
en poursuivant inlassablement notre mission évangéliste et civilisatrice
à travers la jungle et la montagne auprès des Indiens primitifs.
À ce propos, je vous exhorte, mon fils, à combattre
avec la plus grande détermination les croyances païennes
dont ces sauvages ont l'esprit encombré.
Les affabulations mythologiques sur ces improbables oiseaux blancs
et les rites qui s'y rattachent contribuent à maintenir les indigènes
loin des voies du Seigneur.
Je pense que ce monsieur Valembois,
en accordant quelque crédit à cette légende,
vous rend un bien mauvais service.
Vous seriez bien inspiré, mon fils, de vous éloigner de cet individu
qui ne manquera pas, j'en suis sûr, à son retour en Europe,
d'être la risée de la communauté scientifique.
Je vous bénis,
Monseigneur Morreti,
évêque d'Amerzone.

