Lettre du père de Gisela Mendes au révérend Mackowski
Puebla, 1991
Mon père,
Je vous remercie de toute mon âme pour vos prières
et votre soutien dans la maladie de notre petite Gisela.
Son état, hélas, ne s'améliore pas...
Pour tout vous dire, je commence même à désespérer.
La fébrilité tout à fait compréhensible de ma femme,
Dieu la bénisse, n'arrange pas les choses.
Dans son désespoir, elle a ressorti l'une de ces idoles païennes
en forme d'oiseau blanc que lui a léguées sa mère.
Je sais que c'est un péché, mais je me réjouis presque
que la vieille femme ne soit plus de ce monde.
Qui sait quels étranges remèdes elle aurait voulu faire ingurgiter à ma pauvre fille...
Mon père, vous avez une certaine influence sur les humeurs de mon épouse.
Je vous en conjure, essayez de la convaincre
d'abandonner définitivement ses grigris impies.
Ils ne font qu'aggraver la situation.
Je voudrais simplement qu'elle partage ma foi en notre Guide suprême.
N'a-t-il pas promis qu'un convoi d'aide humanitaire était parti d'Alvarezopolis ?
Avec le chemin de fer, traverser la jungle jusqu'à Puebla
ne devrait pas prendre plus d'une journée.
Les médicaments pour Gisela ne vont plus tarder, je le sens...
Je garde espoir en Dieu et en notre Guide suprême.
Que Dieu vous bénisse, mon Père,
Joào Mendéz
Mon père,
Je vous remercie de toute mon âme pour vos prières
et votre soutien dans la maladie de notre petite Gisela.
Son état, hélas, ne s'améliore pas...
Pour tout vous dire, je commence même à désespérer.
La fébrilité tout à fait compréhensible de ma femme,
Dieu la bénisse, n'arrange pas les choses.
Dans son désespoir, elle a ressorti l'une de ces idoles païennes
en forme d'oiseau blanc que lui a léguées sa mère.
Je sais que c'est un péché, mais je me réjouis presque
que la vieille femme ne soit plus de ce monde.
Qui sait quels étranges remèdes elle aurait voulu faire ingurgiter à ma pauvre fille...
Mon père, vous avez une certaine influence sur les humeurs de mon épouse.
Je vous en conjure, essayez de la convaincre
d'abandonner définitivement ses grigris impies.
Ils ne font qu'aggraver la situation.
Je voudrais simplement qu'elle partage ma foi en notre Guide suprême.
N'a-t-il pas promis qu'un convoi d'aide humanitaire était parti d'Alvarezopolis ?
Avec le chemin de fer, traverser la jungle jusqu'à Puebla
ne devrait pas prendre plus d'une journée.
Les médicaments pour Gisela ne vont plus tarder, je le sens...
Je garde espoir en Dieu et en notre Guide suprême.
Que Dieu vous bénisse, mon Père,
Joào Mendéz

