Sous une planche,
de nouvelles notes sur la statuette ophidienne :
Notes d'un disparu #2
C'est la partie 2 du document dont on a eu la partie 3 à l'île des Échoués (cf #121),
et qui explique les travaux du chercheur qui était la recherche de la statuette de la femme serpent
que l'on a découverte sur cette île (cf #130),
et que l'on devra restituer au Temple de l'Envol.
de nouvelles notes sur la statuette ophidienne :
Notes d'un disparu #2
Mes recherches sur la figure du serpent dans les religions et cultures d'Amérique latine
m'ont mené à ce pays encore largement méconnu : l'Amerzone.
Arpenter son immense fleuve qui serpente (haha !) à travers la jungle m'a mené ici, à Puebla.
Il était temps : j'étais presque à court de vivres, et de papier (à écrire) !
Le jeu en valait la chandelle.
J'ai compilé au cours de mes diverses rencontres des informations fascinantes,
les rares habitants des environs se déridant
dès lors qu'il s'agit de me raconter les légendes de leur tribu.
La plupart me semblent héritées de la mythologie précolombienne.
Notamment la figure récurrente du serpent, créateur et destructeur du monde,
symbole ambivalent aussi protecteur que dévastateur.
Un marchand qui remonte le fleuve pour faire la tournée
des rares villages du coin m'a parlé de « Boitaté » :
un serpent de feu qui, paradoxalement, parcourrait les champs
pour les protéger des incendiaires potentiels et vivrait dans l'eau.
On m'a aussi rapporté l'histoire de Boïouna,
le serpent qui garde les fleuves, un des cinq génies que Jaci, la lune, commanderait.
Il serait le maître absolu de toutes les eaux, mer ou étang, rivière ou lac.
Un mauvais esprit, qui dévorerait les animaux, ferait chavirer les pirogues
et rendrait les enfants « idiots ».
La légende affirme que si l'on voit la nuit deux yeux flotter
au loin sur l'eau, ce sont ceux de Boïouna...
Une vieille guérisseuse m'a aussi parlé de son grand-père,
dont elle affirme qu'il se déplaçait enroulé dans une peau d'anaconda
et pouvait rester plusieurs jours immergé dans les eaux de l'Amerzone.
À sa mort, il aurait été « enchanté » (encanto), devenant un être ambivalent,
un lien entre le monde divin et celui des hommes.
La vieille guérisseuse m'a affirmé qu'elle-même pouvait parler aux serpents
et calmer les moussons diluviennes qui s'abattent sur la jungle lors de la saison des pluies.
Elle a ensuite fait la démonstration de ses pouvoirs de guérisseuse sur ma personne,
appliquant un étrange onguent sur une vilaine coupure que j'ai récolté lors de mes pérégrinations.
Lorsque je lui ai demandé la composition de ce baume, elle est restée assez vague,
sans doute pour protéger un secret centenaire légué par son grand-père.
Effet placebo ou pas, j'ai moins mal aujourd'hui...
m'ont mené à ce pays encore largement méconnu : l'Amerzone.
Arpenter son immense fleuve qui serpente (haha !) à travers la jungle m'a mené ici, à Puebla.
Il était temps : j'étais presque à court de vivres, et de papier (à écrire) !
Le jeu en valait la chandelle.
J'ai compilé au cours de mes diverses rencontres des informations fascinantes,
les rares habitants des environs se déridant
dès lors qu'il s'agit de me raconter les légendes de leur tribu.
La plupart me semblent héritées de la mythologie précolombienne.
Notamment la figure récurrente du serpent, créateur et destructeur du monde,
symbole ambivalent aussi protecteur que dévastateur.
Un marchand qui remonte le fleuve pour faire la tournée
des rares villages du coin m'a parlé de « Boitaté » :
un serpent de feu qui, paradoxalement, parcourrait les champs
pour les protéger des incendiaires potentiels et vivrait dans l'eau.
On m'a aussi rapporté l'histoire de Boïouna,
le serpent qui garde les fleuves, un des cinq génies que Jaci, la lune, commanderait.
Il serait le maître absolu de toutes les eaux, mer ou étang, rivière ou lac.
Un mauvais esprit, qui dévorerait les animaux, ferait chavirer les pirogues
et rendrait les enfants « idiots ».
La légende affirme que si l'on voit la nuit deux yeux flotter
au loin sur l'eau, ce sont ceux de Boïouna...
Une vieille guérisseuse m'a aussi parlé de son grand-père,
dont elle affirme qu'il se déplaçait enroulé dans une peau d'anaconda
et pouvait rester plusieurs jours immergé dans les eaux de l'Amerzone.
À sa mort, il aurait été « enchanté » (encanto), devenant un être ambivalent,
un lien entre le monde divin et celui des hommes.
La vieille guérisseuse m'a affirmé qu'elle-même pouvait parler aux serpents
et calmer les moussons diluviennes qui s'abattent sur la jungle lors de la saison des pluies.
Elle a ensuite fait la démonstration de ses pouvoirs de guérisseuse sur ma personne,
appliquant un étrange onguent sur une vilaine coupure que j'ai récolté lors de mes pérégrinations.
Lorsque je lui ai demandé la composition de ce baume, elle est restée assez vague,
sans doute pour protéger un secret centenaire légué par son grand-père.
Effet placebo ou pas, j'ai moins mal aujourd'hui...
C'est la partie 2 du document dont on a eu la partie 3 à l'île des Échoués (cf #121),
et qui explique les travaux du chercheur qui était la recherche de la statuette de la femme serpent
que l'on a découverte sur cette île (cf #130),
et que l'on devra restituer au Temple de l'Envol.


