Il serait ici trop long de vous raconter le long périple vers les oiseaux blancs.
Sachez seulement qu'il faut à l'aventurier qui le tente un courage physique et moral peu commun
et que, si la force d'âme vous fait défaut aujourd'hui,
il est encore temps pour vous de faire machine arrière
et de tenter, si cela est possible, d'oublier à jamais l'Amerzone.
Mais croyez-moi, mon ami, là-haut, par-delà les nuages, au sommet dos volcans sacrés d'Amerzone,
dans la vapeur brûlante des cratères, planent indéfiniment les plus majestueux
et les plus nobles des êtres vivants qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma longue vie.
Et moi, Alexandre Valembois,j'ai commis une abominable forfaiture :
j'ai volé leur œuf unique et je l'ai rapporté en Europe...
Pour assouvir une minable ambition personnelle,
j'ai mis en péril l'existence même d'une espèce vivante exceptionnelle à tous points de vue
et j'al trahi la confiance d'une jeune Indienne qui, je le sais maintenant, était l'amour de ma vie.
Je suis rentré à Paris à l'automne 1934.
Au Muséum, personne n'a cru à mes histoires d'oiseaux blancs.
ils ont déclaré que l’œuf que je leur rapportais n'était, sans aucun doute,
qu'un gros oeuf d'autruche, que je n'étais qu'un fumiste indigne de leur confiance.
Je suis devenu la risée de la communauté scientifique et ma carrière fut brisée à jamals.
Après la guerre, J'ai obtenu à grand peine un poste
de professeur d'histoire naturelle dans un modeste lycée.
On ne parlait plus de l'Amerzone qui, sous la dictature de fer d'Antonio Alvarez,
mon ami qui avait bien changé, s'était isolée du reste du monde.
Moi-même, j'avoue qu'à cette époque, j'ai tenté d'oublier à tout jamais ce pays.
Mais rien n'y faisait : les oiseaux blancs continuaient de planer dans ma tâte
et le rire de Yékoumani retentis-sait encore au détour de mes rêves.
Voici une dizaine d'années, le Muséum a mis de l'ordre dans la poussière de ses collections
et, à cette occasion, m'a retourné l’œuf des oiseaux blancs...
Il était miraculeusement intact, semblant n'avoir subi aucun des outrages du temps.
Mù par une inexplicable impulsion, j'ai appliqué un stéthoscope sur la coquille.
J'ai manqué de tomber à la renverse : des petits battements lents et continus. L’œuf vivait !
Depuis ce jour, je n'ai qu'une idée en tête :
réparer ma faute, remporter cet œuf en Amerzone, là-bas,
aux sommets des volcans qu'il n'aurait jamais dû quitter.
En attendant, je l'ai mis en lieu sûr un endroit qui puisse
lui garantir une température fraiche et constante propice à sa léthargie.
Aujourd'hui, tout est prêt. J'ai mis au point un nouvel Hydraflot :
un engin spécialement conçu pour une expédition au cœur de l'Amerzone,
j'ai tout étudié, tout calculé et j'en ai corrigé toutes les imperfections...
Mais, je vous l'ai déjà dit, je suis un vieil homme, maintenant...
Et je n'ai plus la force d'entreprendre un pareil voyage...
Alors, c'est à vous... vous qui semblez manifester quelque intérêt pour ce pays,
c'est à vous que je demande de prendre ma place.
Allez en Amerzone et rapportez l’œuf, je vous en conjure.
lionne chance et que Dieu vous garde, mon ami...
Alexandre Valembois.
Sachez seulement qu'il faut à l'aventurier qui le tente un courage physique et moral peu commun
et que, si la force d'âme vous fait défaut aujourd'hui,
il est encore temps pour vous de faire machine arrière
et de tenter, si cela est possible, d'oublier à jamais l'Amerzone.
Mais croyez-moi, mon ami, là-haut, par-delà les nuages, au sommet dos volcans sacrés d'Amerzone,
dans la vapeur brûlante des cratères, planent indéfiniment les plus majestueux
et les plus nobles des êtres vivants qu'il m'ait été donné de rencontrer dans ma longue vie.
Et moi, Alexandre Valembois,j'ai commis une abominable forfaiture :
j'ai volé leur œuf unique et je l'ai rapporté en Europe...
Pour assouvir une minable ambition personnelle,
j'ai mis en péril l'existence même d'une espèce vivante exceptionnelle à tous points de vue
et j'al trahi la confiance d'une jeune Indienne qui, je le sais maintenant, était l'amour de ma vie.
Je suis rentré à Paris à l'automne 1934.
Au Muséum, personne n'a cru à mes histoires d'oiseaux blancs.
ils ont déclaré que l’œuf que je leur rapportais n'était, sans aucun doute,
qu'un gros oeuf d'autruche, que je n'étais qu'un fumiste indigne de leur confiance.
Je suis devenu la risée de la communauté scientifique et ma carrière fut brisée à jamals.
Après la guerre, J'ai obtenu à grand peine un poste
de professeur d'histoire naturelle dans un modeste lycée.
On ne parlait plus de l'Amerzone qui, sous la dictature de fer d'Antonio Alvarez,
mon ami qui avait bien changé, s'était isolée du reste du monde.
Moi-même, j'avoue qu'à cette époque, j'ai tenté d'oublier à tout jamais ce pays.
Mais rien n'y faisait : les oiseaux blancs continuaient de planer dans ma tâte
et le rire de Yékoumani retentis-sait encore au détour de mes rêves.
Voici une dizaine d'années, le Muséum a mis de l'ordre dans la poussière de ses collections
et, à cette occasion, m'a retourné l’œuf des oiseaux blancs...
Il était miraculeusement intact, semblant n'avoir subi aucun des outrages du temps.
Mù par une inexplicable impulsion, j'ai appliqué un stéthoscope sur la coquille.
J'ai manqué de tomber à la renverse : des petits battements lents et continus. L’œuf vivait !
Depuis ce jour, je n'ai qu'une idée en tête :
réparer ma faute, remporter cet œuf en Amerzone, là-bas,
aux sommets des volcans qu'il n'aurait jamais dû quitter.
En attendant, je l'ai mis en lieu sûr un endroit qui puisse
lui garantir une température fraiche et constante propice à sa léthargie.
Aujourd'hui, tout est prêt. J'ai mis au point un nouvel Hydraflot :
un engin spécialement conçu pour une expédition au cœur de l'Amerzone,
j'ai tout étudié, tout calculé et j'en ai corrigé toutes les imperfections...
Mais, je vous l'ai déjà dit, je suis un vieil homme, maintenant...
Et je n'ai plus la force d'entreprendre un pareil voyage...
Alors, c'est à vous... vous qui semblez manifester quelque intérêt pour ce pays,
c'est à vous que je demande de prendre ma place.
Allez en Amerzone et rapportez l’œuf, je vous en conjure.
lionne chance et que Dieu vous garde, mon ami...
Alexandre Valembois.
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À nouveau, la version rédigée est bien plus détaillée que la version entendue.


