Sous le Carnet, le journaliste trouve la clé qui donne accès au sous-sol,
où il découvre la deuxième partie de la lettre.
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La lecture orale résume les considérations sur les oiseaux blancs et sur les Ovovalahos.
où il découvre la deuxième partie de la lettre.
![[Image: 20260717061640-0c0eadc0.jpg]](https://ufo-3d.fr/gallery/upload/2026/07/17/20260717061640-0c0eadc0.jpg)
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Mon ami,
je me réjouis de vous retrouver à travers ces quelques pages.
Je concluais les précédentes par le récit de notre arrivée là-bas, en Amerzone,
avec mes camarades Alvarez et Mackowski… C'était en 1932.
Pendant quelques semaines, nous séjournâmes tous les trois à Puebla,
un village fortifié en amont du delta du fleuve Amerzone.
C'est là que, par la bouche d'un vieil indigène ivrogne et érudit
avec lequel je m'étais lié d'amitié,
pour la première fois, j'ai entendu parler des grands oiseaux blancs...
Ce qu'il me raconta me fascina prodigieusement
et, le lendemain, faisant fi des mises en garde de mes compagnons,
poussé par tous les démons de l'orgueilleuse découverte scientifique,
je suis parti, guidé par le vieil Indien, vers l'inconnu...
Si le mythe des oiseaux blancs est présent depuis la nuit des temps
dans l'imaginaire des civilisations indiennes qui bordent le fleuve Amerzone,
leur existence réelle est encore de nos jours sujette à caution.
Ceci par la faute de quelques obscurantistes bornés du Muséum
qui n'ont pas cru à mes découvertes.
Je dois avouer cependant, à la décharge de ces imbéciles,
que le mode de vie de ces rois du ciel est à peine croyable.
Les oiseaux blancs sont inféodés à l'imposant volcan
qui s'élève aux confins de la jungle amemonienne.
Ce sont de majestueux voiliers du ciel ;
leurs ailes sont immenses et grandissent toute leur vie,
mais ils ne possèdent pas de pattes.
De toute façon, ils n'en n'auraient pas l'utilité :
toute leur existence se passe dans les airs, ils planent interminablement
profitant des courants ascendants créés par la chaleur des cratères
et se nourrissant des nuées d'insectes éphémères
qui montent la nuit depuis les marais qui baignent le pied du volcan.
Bien que cette faculté soit difficilement quantifiable,
ils semblent doués d'une intelligence insouciante et débonnaire comparable à colle des dauphins.
Tous les trois ans, une des femelles de la colonie abandonne, sur le rebord du cratère,
un œuf unique qui, semble-t-il, contient à lui seul toute la génération suivante d'oiseaux blancs.
C'est vous dire si la survie de cette espèce est aléatoire...
Mais, comme si cela ne suffisait pas, les embryons contenus dans l'oeuf
subissent, semble-t-il, une altération chromosomique brutale
due, je le subodore, aux gaz nocifs s'échappant du volcan : livré à lui-même,
l’œuf ne donne naissance qu'à de vilains petits volatiles noirs à l'existence précaire...
C'est là qu'interviennent les Ovovolahos, une tribu indigène
descendant d'une très ancienne et très fameuse civilisation d'adorateurs des oiseaux blancs.
Ces Indiens se transmettent, depuis des millénaires et de génération en génération,
un savoir unique qui permet à leurs prêtres d'opérer sur les œufs des oiseaux blancs
une sorte de mutation génétique à rebours afin d'annihiler les méfaits des gaz volcaniques délétères.
Sans ces Indiens, les oiseaux blancs n'existeraient plus depuis bien longtemps...
Confirmer scientifiquement l'existence d'un tel animal vivant en symbiose,
depuis la nuit des temps, avec une civilisation d'Indiens généticiens
était, je vous l'avouerai, un formidable défi
pour un jeune ethnologue ambitieux au début des années trente.
je me réjouis de vous retrouver à travers ces quelques pages.
Je concluais les précédentes par le récit de notre arrivée là-bas, en Amerzone,
avec mes camarades Alvarez et Mackowski… C'était en 1932.
Pendant quelques semaines, nous séjournâmes tous les trois à Puebla,
un village fortifié en amont du delta du fleuve Amerzone.
C'est là que, par la bouche d'un vieil indigène ivrogne et érudit
avec lequel je m'étais lié d'amitié,
pour la première fois, j'ai entendu parler des grands oiseaux blancs...
Ce qu'il me raconta me fascina prodigieusement
et, le lendemain, faisant fi des mises en garde de mes compagnons,
poussé par tous les démons de l'orgueilleuse découverte scientifique,
je suis parti, guidé par le vieil Indien, vers l'inconnu...
Si le mythe des oiseaux blancs est présent depuis la nuit des temps
dans l'imaginaire des civilisations indiennes qui bordent le fleuve Amerzone,
leur existence réelle est encore de nos jours sujette à caution.
Ceci par la faute de quelques obscurantistes bornés du Muséum
qui n'ont pas cru à mes découvertes.
Je dois avouer cependant, à la décharge de ces imbéciles,
que le mode de vie de ces rois du ciel est à peine croyable.
Les oiseaux blancs sont inféodés à l'imposant volcan
qui s'élève aux confins de la jungle amemonienne.
Ce sont de majestueux voiliers du ciel ;
leurs ailes sont immenses et grandissent toute leur vie,
mais ils ne possèdent pas de pattes.
De toute façon, ils n'en n'auraient pas l'utilité :
toute leur existence se passe dans les airs, ils planent interminablement
profitant des courants ascendants créés par la chaleur des cratères
et se nourrissant des nuées d'insectes éphémères
qui montent la nuit depuis les marais qui baignent le pied du volcan.
Bien que cette faculté soit difficilement quantifiable,
ils semblent doués d'une intelligence insouciante et débonnaire comparable à colle des dauphins.
Tous les trois ans, une des femelles de la colonie abandonne, sur le rebord du cratère,
un œuf unique qui, semble-t-il, contient à lui seul toute la génération suivante d'oiseaux blancs.
C'est vous dire si la survie de cette espèce est aléatoire...
Mais, comme si cela ne suffisait pas, les embryons contenus dans l'oeuf
subissent, semble-t-il, une altération chromosomique brutale
due, je le subodore, aux gaz nocifs s'échappant du volcan : livré à lui-même,
l’œuf ne donne naissance qu'à de vilains petits volatiles noirs à l'existence précaire...
C'est là qu'interviennent les Ovovolahos, une tribu indigène
descendant d'une très ancienne et très fameuse civilisation d'adorateurs des oiseaux blancs.
Ces Indiens se transmettent, depuis des millénaires et de génération en génération,
un savoir unique qui permet à leurs prêtres d'opérer sur les œufs des oiseaux blancs
une sorte de mutation génétique à rebours afin d'annihiler les méfaits des gaz volcaniques délétères.
Sans ces Indiens, les oiseaux blancs n'existeraient plus depuis bien longtemps...
Confirmer scientifiquement l'existence d'un tel animal vivant en symbiose,
depuis la nuit des temps, avec une civilisation d'Indiens généticiens
était, je vous l'avouerai, un formidable défi
pour un jeune ethnologue ambitieux au début des années trente.
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La lecture orale résume les considérations sur les oiseaux blancs et sur les Ovovalahos.


