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Le Nietzsche Lounge
#81
Tu as pafaitement raison, et encore tu n'as pas entendu les commentaires scandaleux de certains sur "l'exception française" où, à la différence des pays "du nord", nous ne banaliserions pas le délicat rapport à la fin de vie qui risque d'entraîner à peu près tout, de l'eugénisme à la vente d'organes. En gros, accepter le sucide assisté reviendrait à pousser mémé vers la sortie si elle devient un fardeau. A vomir.
Et tout ça sur un fond d'hypocrisie tout autant à gerber car "l'assistance palliative irréversible" est fréquente en milieu hospitalier, on le sait même si personne ne prend le risque de le dire. J'ai accompagné moi-même jusqu'au bout des proches que j'adorais et dont le départ, sans qu'on m'en parle directement, était visiblement "aidé" et encore aujourd'hui je bénis les équipes qui l'ont fait en silence.
J'espère pour elle et sa famille que Chantal Sébire est partie doucement, voire qu'il s'agit d'une mort naturelle. Sinon, nous autres, Français, sommes vraiment des enflures.
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
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#82
Je sais pas comment elle est morte mais c'est clair que la France est en retard dans le domaine et repousse toujours de faire évoluer la question, jusqu'à ce qu'un nouveau cas se présente et qu'on se retrouve dans la même impasse.
En France, on a une peur maladive de la mort qu'on masque sous un hypocrite "Oh mais la vie c'est sacré, c'est un meurtre, blablabla". Je suis bien d'accord qu'il faut encadrer ça avec beaucoup de rigueur, mais de là à imposer une vie de souffrance à ces personnes condamnées, c'est inhumain. Un être humain en bonne santé (physique j'entends... ) a droit au suicide, mais un malade aaah non, interdit! On achève bien les chevaux...

La mort c'est un sujet qui reste encore complètement tabou en France (bon y'a pas qu'en France hein). Y'a des meurtres à la pelle dans les journaux, de la violence sanglante, et du coup on oublie ce qu'est vraiment la mort, la vraie. On n'en parle pas aux enfants, on les laisse seul face à ça parce que les parents ont pas les couilles d'en parler à leurs enfants. Et quand est passé le temps des terreurs enfantines, que l'enfant est grand, on ne lui en parle pas davantage, on considère qu'il sait ce que c'est, la mort, il la voit tous les jours à la télé. Et puis quand papi est mort, il a bien compris, bien sûr. Il a vu ce que c'était.
Tu parles, on lui a dit que papi était décédé, qu'il nous avait quitté, ou un truc du genre (on a quand même un peu évité de dire qu'il était mort, c'est le mot tabou). Il a vu un corps allongé, il a vu un cercueil, s'est-il interrogé une seconde sur la fin de sa propre vie ? Non, une fois rentrés du cimetière, on a fait en sorte d'oublier ça bien vite.
Est ce que mourir, c'est si terrible que ça ? Parlons aux athées, puisque la mort n'effraie pas le croyant, du moins pas le vrai. C'est quoi concrètement pour nous-même ? Peu de gens se posent la question, ou alors ils y pensent et puis bien vite oublient parce que la perspective de la mort leur cause une telle angoisse qu'il la repoussent jusqu'à ce qu'elle s'impose à eux.

Avant de dramatiser la mort, il faudrait peut-être prendre le temps de réfléchir à la question. Quand j'étais petit, lors de la sieste à l'école, je me souviens d'après-midi entières passées dans mon petit lit à y penser, terrorisé à l'idée qu'un jour tout ce que je suis, moi, je disparaîtrai, je ne me souviendrai plus de rien, que j'allais arrêter de vivre, forcément, inéluctablement.

Et puis un jour en cours de philo j'ai lu un texte, je n'irai pas jusqu'à dire que ça a été une révélation mais ça a complètement changé l'idée que je me faisais de la mort, et depuis cette idée ne m'effraie plus. C'est un texte d'Epicure, extrait de la "Lettre à Ménécée".

Prends l'habitude de penser que la mort n'est rien pour nous. La mort est absence de sensation. La craindre est donc une absurdité car il ne peut y avoir de douleur dans la mort. C’est en prenant conscience de la réalité de cet état d’absence de sensations que l’homme peut se libérer de sa crainte et vivre heureux. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n'est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d'une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l'immortalité. Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie il n'y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre non pas parce qu'elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu'il est douloureux de l'attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l'attente d'une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence.

Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d'horreur, la mort, n'est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n'est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n'existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu'elle n'a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus.


C'est tout bête, mais je trouve ça très juste et très vrai.
(bon désolé j'ai un peu digressé... )
Tell me about the rabbits, George.
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#83
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec--> Tu as pafaitement raison, et encore tu n'as pas entendu les commentaires scandaleux de certains sur "l'exception française" où, à la différence des pays "du nord", nous ne banaliserions pas le délicat rapport à la fin de vie qui risque d'entraîner à peu près tout, de l'eugénisme à la vente d'organes. En gros, accepter le sucide assisté reviendrait à pousser mémé vers la sortie si elle devient un fardeau. A vomir.
Et tout ça sur un fond d'hypocrisie tout autant à gerber car "l'assistance palliative irréversible" est fréquente en milieu hospitalier, on le sait même si personne ne prend le risque de le dire. J'ai accompagné moi-même jusqu'au bout des proches que j'adorais et dont le départ, sans qu'on m'en parle directement, était visiblement "aidé" et encore aujourd'hui je bénis les équipes qui l'ont fait en silence.
J'espère pour elle et sa famille que Chantal Sébire est partie doucement, voire qu'il s'agit d'une mort naturelle. Sinon, nous autres, Français, sommes vraiment des enflures.<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->
J'admet qu'il faut toujours qu'il y en aient qui exagèrent et qui en plus, sont mal informés car Dans les pays du nord comme ils disent, nous sommes pas des salauds qui poussont les vieux par la sortie de cette façon, au contraire, en Belgique et en Hollande, nos gouvernements ont justement légiféré sur ce domaine pour éviter les dérives et les règles pour l'euthanasie sont strictes, on ne le fait pas à la tire-la-rigot et l'accompagnement palliatif est très développé dans des structures adaptées (je le sais car une de mes tantes est morte des suites de son cancer dans un de ces centres entourée de sa famille et d'un personnel hyper-compétant).

Je vous engage à lire le lien suivant qui explique comment l'euthanasie est pratiquée en Belgique. mutsoc.be/mutsoc/medocumenter/b... hanasie-loi.htm [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/gne_gif.gif[/img]/http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum... hanasie-loi.htm [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/gne_gif.gif[/img]/http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum... hanasie-loi.htmGne_gif/http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm://http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm://http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm://http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm://http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm://http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm://http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm://http://www.mutsoc.be/mutsoc/medocum...hanasie-loi.htm

Maintenant, on a peut-être moins le tabou de la mort chez nous, je ne sais pas mais je ne pense pas, ça dépend de son éducation, mais chez moi, tout le monde sait que je suis donneuse d'organe (là aussi on a légiféré pour éviter le flou artistique, en Belgique tout le monde est d'office donneur mais la famille pouvait s'y opposer, donc maintenant il existe un registre qui reprend le nom des personnes donneuses et elles possèdent un document le prouvant, il est dans mon portefeuille), que je ne veux pas d'acharnement thérapeutique et je souhaite être euthanasiée en cas de force majeure (maladie incurable, état végétatif) et que je veux être incinérée et cendres dispersées.

On se dote de pareilles lois en Belgique pour justement éviter de banaliser et d'avoir des dérives au niveau éthique. Y a pas plus prudent que le Belge [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img]
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#84
Tout ce que je pourrais dire sur le sujet a déjà été évoqué, donc je vais faire dans le concis <!--sizeo:1--><!--/sizeo-->(voire lapidaire)<!--sizec--><!--/sizec--> en ne reprenant que quelques points de ce qui précède :
  • A l'heure actuelle, la cause du décès n'est toujours pas connue il serait donc de bon ton de conserver un peu de réserve en attendant d'en savoir plus.
  • Je suis assez partagé sur le sujet, car bien que comprenant parfaitement les motivations des "pro-euthanasie", je comprends aussi très bien les réserves de certains "anti" <!--sizeo:1--><!--/sizeo-->(je ne parle pas des bigots et autres intégristes)<!--sizec--><!--/sizec--> vis-à-vis des dérives possibles.
  • Il est toujours facile et tentant de donner des leçons aux "autres".
  • Le suicide n'a jamais été un droit en France, il est même assimilé à un meurtre. Sauf que les tribunaux n'appliquent pas la loi...
  • La plus élémentaire des prudences, c'est de se renseigner avant, et de tirer à vue après si ça s'avère justifé.
  • et j'ajouterai que, jusqu'à présent, tous les médecins/infirmières/proches qui ont été jugés par la Justice Française pour euthanasie ces 10 ou 20 dernières années ont été relaxés, signe d'une tolérance "encadrée".
Riven's back: larger, prettier, better. - Te audire non possum. Musa sapientum in aure fixa est. [Image: Oo.gif] - ufo-3D
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#85
En effet, on se demande toujours quelle est la cause, moi tout ce que j'espère c'est qu'elle n'a pas trop souffert (paix à son âme) sinon le jugement était bien négatif dixit Le monde d'aujourd'hui "Mme Sébire s'est vu refuser, lundi 17 mars, par la justice, le droit de se faire prescrire un produit létal. Elle avait indiqué, il y a quelques jours : "Je sais maintenant me procurer ce dont j'ai besoin, et si je ne me le procure pas en France, je me le procurerai ailleurs." (sur les dernières phrases vulninette a raison, elle était prête à aller ailleurs ou du moins trouver sa solution ailleurs)

Bref, je suis désolée si j'en ai choqué mais le fait de laisser des gens souffrir ou de ne pas pouvoir décider librement de sa vie me heurte quelque peu et qu'une loi claire, encadrant cet acte grave et qui doit être mûrement réfléchi, empêcherait l'hypocrysie qui entoure certaines fin de vie. Ce fut déjà un débat passionné à l'époque de Marie Humbert et de son fils, il me semble.

Maintenant, je le répête, le fait d'avoir chez nous, une telle loi, ne fait pas de nous des monstres, comme j'ai pû le ressentir!

Mais, bon ce post est aussi là pour exprimer son opinion et respecter celle des autres, c'est très sain je trouve
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#86
Autre sujet : J'habite vraiment un pays dirigé par des crétins! Ca y est on a enfin un gouvernement! et ils font forts : 15 ministres plus une chiée de secrétaires d'Etat, tout ça pour capoter en juillet sans doute!





Enfin, on va encore "rire" [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/Oo.gif[/img]
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#87
Je n'ai jamais caché le fait que je suis croyant et pratiquant, je fais même le KT à des enfants de 7 ans, la première année, l'éveil à la foi, le prochain thème est justement la mort. L'année dernière quand nous avons discuté du thème avec les parents on s'est pris une fin de non recevoir par certains parents qui ne voulaient pas que l'on parle de la mort, on ne devait même pas dire le mot. Cette année les parents veulent absolument que l'on en parle, même du suicide. Je sais pas encore comment je vais m'y prendre mais cela va être coton.
Néanmoins, l'accompagnement en fin de vie est quelque-chose auquel j'adhère n'en déplaise à la hiérarchie catholique qui pense que que notre vie ne nous appartient pas.
La pression, il vaut mieux la boire que la subir.
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#88
Hum! parler du suicide, pas évident mais je vais regarder si on a pas un bouquin en cate qui pourrait t'aider! On a peut-être ça dans notre boutique, sinon à quoi ça sert que je travaille en théologie.



Je vais chercher et je te dis quoi.
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#89
Si moi je ne suis pas croyant, je reconnais ce mérite du catéchisme qui je pense, s'il est bien fait, permet aux enfants de parler de la mort (quand bien sûr les parents sont suffisamment intelligents pour accepter que le sujet soit abordé : (). Je me souviens d'un des rares cours de caté que j'ai eu petit, on en avait parlé sans a priori et j'en garde un bon souvenir. Bien sûr c'était pas le caté de mes parents où rien que le fait de se poser une question sur ce qu'il y a après la mort était péché. Ça a évolué, en tout cas je pense, et c'est une bonne chose.
Par contre je trouve que la "hiérarchie catholique" comme tu dis Ulysse est trop fermée sur ce genre de questions, surtout depuis que Benoit XVI est pape et ses déclarations rétrogrades (du moins selon moi). Enfin c'est encore une autre question...

@ dreeli : Oui, ça a l'air d'être un joli bordel. [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img] guidebook me fait un compte-rendu de temps en temps sur MSN, y'a de l'animation. [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/biggrin.gif[/img] Au moins de ce côté là, France et Belgique, même combat en ce qui concerne les gouvernements tourmentés.
Tell me about the rabbits, George.
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#90
@Ulysse : ma chef qui donne aussi parfois catechisme me demande si tu n'as rien contre l'usage de livres profanes pour enfants et quel est l'âge de ton auditoire ?

Elle me dit qu'il existe de très beaux livres pour enfants qui explique la mort comme par exemple "Adieu Au revoir Blaireau"

C'est chez Gallimard
"Sujet : Un matin, les amis de blaireau se rassemblent devant sa porte. Ils s'inquiètent parce que leur vieil ami n'est pas venu pour leur dire bonjour et leur prodiguer ses bons conseils, comme d'habitude...

Commentaire : L'auteur et illustratrice, Susan Varley déploie dans ce livre tout son talent pour évoquer avec sensibilité la disparition d'un être cher.
Le thème de la mort est abordé d'une manière directe mais dans un contexte d'une grande tendresse, d'où se dégage l'importance des liens d'amitiés et des valeurs comme le partage.
Le vocabulaire est simple et précis, les illustrations douces, aux couleurs tendres ajoutent encore à cette atmosphère particulière.
L'histoire peut permettre d'aborder ce thème avec les plus jeunes car elle se termine par une note d'espoir abordée d'une façon volontairement pudique.
ÂGE : Dès 4 ans "
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#91
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec-->Elle me dit qu'il existe de très beaux livres pour enfants qui explique la mort comme par exemple "Adieu Blaireau"<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->Désolé, mais j'ai ri. [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img]
Tell me about the rabbits, George.
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#92
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec--> @ dreeli : Oui, ça a l'air d'être un joli bordel. [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img] guidebook me fait un compte-rendu de temps en temps sur MSN, y'a de l'animation. [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/biggrin.gif[/img] Au moins de ce côté là, France et Belgique, même combat en ce qui concerne les gouvernements tourmentés. <!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->
'tain, ils se sont même disputés pour savoir qui serait ministre, de quoi, combien il y aurait de flamands, de francophones, ménager chèvre, voir avec chou, je vous jure! Y en a pas un pour rattraper l'autre! Entre un Leterme qui chante la Marseillaise au lieu de le Brabançonne et un Reynders qui fait de la pub pour une montre de luxe déstrassante! Mazette, vous êtes sûrs que vous n'en voulez pas un petit peu ? [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img] [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img]
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#93
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec--><!--quoteo--><div class='quotetop'>CITATION<!--quotec-->Elle me dit qu'il existe de très beaux livres pour enfants qui explique la mort comme par exemple "Adieu Blaireau"<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->Désolé, mais j'ai ri. [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img] <!--QuoteEnd--></div><!--QuoteEEnd-->Moi aussi... [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/blush4.gif[/img] faut dire que le titre est quand même too much, fallait oser!

En tout cas, je plains Ulysse d'avoir affaire à des parents qui en fait projettent leur propre angoisse sur leurs enfants en leur refusant l'initiation à la vie qu'est cet apprentissage de la mort. Ca doit pas être simple tous les jours, de faire le cathé.
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
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#94
oui en effet le titre est space et en fait "Adieu blaireau" c'est le titre d'un film tandis que le livre pour enfant c'est "au revoir blaireau"

sinon ai trouvé aussi ceci :

<!--coloro:#000080--><!--/coloro-->Si on parlait de la mort ? Catherine Dolto<!--colorc-->
<!--/colorc-->
Gallimard Jeunesse
16, 5 cm x 17, 5 cm 28 pp
6.30 €
ISBN <!--fonto:Arial--><!--/fonto--><!--sizeo:2--><!--/sizeo-->207057573X<!--sizec-->
<!--/sizec--><!--fontc--><!--/fontc-->

<!--coloro:#000080--><!--/coloro-->Depuis ce jour Colette Nys-Mazure et Estelle Meens <!--colorc-->
<!--/colorc-->

Ma petite soeur Anne vit chez Tante Antoinette. En fin de semaine, je vais chez mes grands-parents, c’est là que vit mon frère Pierre.
Comment aurait été la vie avec Papa et Maman ?
Editeur : Edition Labor
Format : 230 x 230 mm
Ages : + 6 ans
30 pages

<!--coloro:#000080--><!--/coloro-->Le dernier voyage Andréa Nève et Mario Ramos<!--colorc-->
<!--/colorc-->

Couché sur un coussin, le vieux Charlie somnole en songeant à son passé. C’était un fier matou, mais maintenant, ce n’est plus pareil.
Editeur : Pastel
Format : 210 x 290 mm
Ages : - 6 ans


<!--coloro:#000080--><!--/coloro-->Où es-tu parti ? Laurence Afano<!--colorc-->
<!--/colorc-->

C’était un dimanche. Ce jour-là, tu t’es cogné la tête. On m’a dit que tu ne te relèverais plus, mais je n’ai pas bien compris. Tu étais mon grand frère...
Comment parler de la mort avec les mots du coeur ? Un sujet difficile et délicat que ce livre aborde avec pudeur et émotion.
Editeur : Alice Jeunesse
Format : 220 x 270 mm
Ages : - 6 ans


<!--coloro:#000080--><!--/coloro-->Le petit oiseau de Jules est mort Christian Lamblin, Régis Faller, Charlotte Roederer<!--colorc-->
<!--/colorc-->

Au retour d’une promenade dans les bois, Jules découvre un petit oiseau près de la voiture, et il n’a pas l’air en forme...
Une jolie histoire pour les petits, suivie d’un livret parents rédigé par Edwige Antier.
Editeur : Nathan
Format : 170 x 200 mm
Ages : - 6 ans


<!--coloro:#000080--><!--/coloro-->Quelqu’un que tu aimais est mort Agnès Auschitzka – Nathalie Novi<!--colorc-->
<!--/colorc-->

Un de tes parents, un ami est mort. Ce petit livre a été écrit pour t’accompagner pendant ce moment difficile, pour t’aider à trouver en toi la force et le courage de le vivre, pour te permettre de retrouver la paix, dans l’espérance de Dieu.
Editeur : Bayard Jeunesse
Format : 130 x 190 mm
Ages : + 6 ans


Voilà si ça peut déjà aider
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#95
Chouette liste. Le Dolto en particulier doit être intéressant pour Ulysse, comme elle est toujours restée croyante si je me souviens bien.
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
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#96
<!--quoteo-->CITATION<!--quotec-->oui en effet le titre est space et en fait "Adieu blaireau" c'est le titre d'un film tandis que le livre pour enfant c'est "au revoir blaireau" <!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->C'est pas plutôt "Casse-toi pauvre con" ?
Tell me about the rabbits, George.
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#97
Merci beaucoup Dreeli, Je vais regarder à la bibliothèque de la ville ils doivent au moins en avoir un ou deux. Sinon dans leur livre de cathé ils ont une très belle histoire sur la mort qui la compare au passage de la chenille au papillon, la petite chenille est triste car sa grand mère a disparu et sa maman explique que c'est normal et qu'on ne sait pas ce qu'il y a après car la petite chenille ne voit pas les papillons qui volent au dessus.
La pression, il vaut mieux la boire que la subir.
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#98
Allez j'y ajoute mon grain de sel...

1) Primo, que l'église considère que notre vie ne nous appartient pas est déjà une des plus fameuses conneries qu'elle ai pu nous sortir.
Que je sache Dieu n'est pas prêteur sur gage et s'il est effectivement à l'origine de notre vie, je le vois mal suffisement mesquin que pour nous dire : Tiens, voilà une vie mais gaffe elle est à moi et elle s'appelle retour! Donc comme Dieu est bonté et que reprendre c'est voler, notre vie est bien à nous!!!

2) Je conçois mal qu'au XXIème il y ai encore des croyants!
Réfléchissons un peu : Si un zig se pointe aujourd'hui et annonce au monde : Je suis le fils de Dieu ou son prophète ou son porte-parole ou son attaché de presse, je ne lui donne pas 15 jours avant de finir dans une jolie chemise blanche avec les manches qui s'attachent dans le dos.
Et il y aura une foule de psy pour établir des dossiers gros comme ça établissant avec certitude que le monsieur a un problème d'identité!

Alors comment peut-on croire qu'une histoire aussi abracadabrante que celle que l'on raconte dans les différents cours de religion soit elle bien réelle et non pas sujette à une expertise psychiâtrique approfondie ?

Comment à l'ère de l'information et d'internet peut-on encore se laisser abuser par un canular vieux de plusieurs millénaires ?

Oh, Dieu, son fils, son prophète et ses bouquins, c'est un HOAX!!! Réveillez-vous!

A l'époque de la naissance des religions qui subsistent encore de par le monde, il devait y avoir sur terre 2 ou 300 millions d'individus, à tout casser. De ces 2 à 300 millions, 95 % étaitent analphabètes et de souche pauvre et inférieure socialement.
Qu'on ai pû, pour les besoin d'asseoir un pouvoir, faire gober de telles inepties à une population inculte à travers le monde à cette époque, rien de bien surprenant! Il croyaient bien que la terre était plate ces cons... ! Mais qu'aujourd'hui encore on prête oreille à ces fadaises me laisse carrément sur le cul et dubitatif quand à la soi-disant supériorité intellectuel de l'être humain!

3) Ma vie c'est mon corps! Et je fais de mon corps ce que je veux. Y compris le détruire si je n'en veux plus et si la vie m'est insupportable. Je n'ai pas demandé à naître (Même si je ne regrette pas que cela me soit arrivé!) j'estime donc avoir le plein droit de mourir quand cela me chante!

4) C'est quoi cette civilisation de merde qui interdit à ses malades de mourir dignement et même de mourir tout court mais qui autorise ses soldats de 20 ans à aller mourir au nom d'idéaux de merde ?

5) Je suis énervé!
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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#99
Gandalf : ce qu'apporte une religion, c'est l'espoir. Qu'importe que les gens y croient vraiment, ou qu'ils se réfugient simplement derrière ca? Franchement, qui es tu pour les juger?
La façon dont tu t'exprimes me fait penser à tous ces adultes cyniques qui essayent d'arracher leurs rêves aux enfants, de les faire grandir, alors qu'ils sont en fait tout simplement jaloux d'avoir eux même perdu cette naïveté et cette crédulité. Oui, il y a des gens qui croient qu'un messie va venir nous sauver. Et alors? Je trouve ca magnifique, réellement beau. Et pourquoi serait ce totalement inconcevable? Je crois sincèrement qu'il existe des grandes âmes qui sont sur Terre pour nous aider. D'où viennent elles, qui les envoie? Je ne cherche pas à comprendre et je l'accepte : je suis peut être idéaliste et même un peu con con, mais tant pis. Tu as parfaitement le droit d'avoir une conception différente des choses, mais tu n'as pas le droit de chercher à l'imposer : c'est de l'intégrisme, et je trouve ca franchement haïssable : tout le monde y cède parfois, moi le premier, mais on devrait éviter ca autant que faire se peut, je trouve.

Quant au droit de choisir sa mort, je suis pour, en connaissance de cause : un homme dont j'étais très proche (je le considérais même comme un second père) s'est suicidé il y a quelques années. Au début, je considérais ca comme un acte lâche, mais je pense maintenant qu'un tel choix révèle une telle souffrance psychique et psychologique qu'il est impossible de le juger.

Pour le cas de Madame Sébire précisément, je ne me permettrai pas de commentaires. En revanche, je souhaite vraiment qu'elle repose en paix. La mort de quelqu'un, c'est toujours très triste, quelle que soit la personne; peu importe ce qu'elle a fait et ce qu'elle a représenté.
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Olà olà, un peu de calme.

reekoo : Gandalf a parfaitement le droit d'apporter son point de vue sur la question, pas besoin de d'"être quelqu'un" pour juger, tout le monde a le droit de le faire, ça s'appelle la liberté d'expression...

En revanche Gandalf je pense effectivement que ton message est à la limite de l'intolérance, que tu ne comprennes pas du tout la religion et que tu exècres ses principes, très bien, et libre à toi de le dire, en revanche quand tu dis "Mais qu'aujourd'hui encore on prête oreille à ces fadaises me laisse carrément sur le cul et dubitatif quand à la soi-disant supériorité intellectuel de l'être humain!" c'est une remarque gratuite et insultante envers les croyants. Je pense pas qu'Ulysse ou qui que ce soit d'autre soit venu t'imposer de croire en Dieu ou quoi que ce soit dans ce style, donc tu peux respecter ce point de vue, même si tu n'es pas du tout en accord avec ça.
Tell me about the rabbits, George.
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