Note de ce sujet :
  • Moyenne : 0 (0 vote(s))
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
Le Nietzsche Lounge
Citation :Moi j'ai mangé... des chips, t'entends, des chips! C'est tout c'que ça te fait quand je te dis que j'ai mangé des chips ?*

Et pour mieux comprendre...
c'est pas croyable! y faut qu'je m'énerve, que j'te fasse mon numéro pour que tu me l'dises ? Sneaky2
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
Répondre
Citation :Pour revenir sur Chantal Sébire, un article paru dans "Le Temps". Intéressant.
L'article traite surtout de l'aspect médiatique de "l'affaire" et pas du tout de l'aspect éthique. Mais c'est un point de vue intéressant sur l'évènement.
Par contre, contrairement à ce qui est dit en conclusion, je ne crois pas, mlaheureusement que cela ait entraîné un "débat national".
Des débats privés sur le sujet, oui, mais pas de réelle discussion du point de vue légal avec les décideurs, pas de débat au parlement etc.
Comme le dit le journaliste, au sujet de sa première tentative d'interpeller sur son cas en 2007, toute cette affaire me fait plutôt l'effet d'un "coup d'épée dans l'eau". Spamafote
"Qu'est-ce que c'est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? [...]
Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c'est la vie."Karadoc - Livre II, Corpore sano
Répondre
Ce dont je m'interroge, c'est pourquoi elle a pas fait cela plus tôt ?
Excusez moi si j'en choque certain, mais pour moi l'euthanasie c'est pour les cas comme le fils Humbert, il était dans l'incapacité physique de mettre fin à ces jours, dans son cas, le débat est réel, il sait exprimer son envie de mourir mais n'en a pas la possibilité.
Dans le cas de Mme Sébire, pourquoi faire tout ce déballage sur l'euthanasie alors qu'elle peut se suicider (et c'est d'ailleurs ce qu'elle a fait)
Je pense qu'il faut une sacré dose de courage pour passer du "je vais me suicider" à l'acte ou alors une sacré dose de désespoir.
Là si le tribunal avait donné raison, cela m'aurait donné l'idée qu'elle veut mourir mais ne veut pas en prendre la responsabilité, un "tuez moi car je veux pas le faire moi même".
Encore une fois je pense qu'il faut vraiment un débat sur l'euthanasie, mais dans ce cas présent ne serait pas plutôt un débat sur les soins palliatifs et l'accompagnement des personnes atteintes de maladies incurables.
La pression, il vaut mieux la boire que la subir.
Répondre
Citation :Ce dont je m'interroge, c'est pourquoi elle a pas fait cela plus tôt ?
Excusez moi si j'en choque certain, mais pour moi l'euthanasie c'est pour les cas comme le fils Humbert, il était dans l'incapacité physique de mettre fin à ces jours, dans son cas, le débat est réel, il sait exprimer son envie de mourir mais n'en a pas la possibilité.
Dans le cas de Mme Sébire, pourquoi faire tout ce déballage sur l'euthanasie alors qu'elle peut se suicider (et c'est d'ailleurs ce qu'elle a fait)
Je pense qu'il faut une sacré dose de courage pour passer du "je vais me suicider" à l'acte ou alors une sacré dose de désespoir.
Là si le tribunal avait donné raison, cela m'aurait donné l'idée qu'elle veut mourir mais ne veut pas en prendre la responsabilité, un "tuez moi car je veux pas le faire moi même".
Encore une fois je pense qu'il faut vraiment un débat sur l'euthanasie, mais dans ce cas présent ne serait pas plutôt un débat sur les soins palliatifs et l'accompagnement des personnes atteintes de maladies incurables.
Je crois que son but n'était pas qu'on l'aide à quitter ce monde. Elle ne demandait pas que quelqu'un lui fasse une piqûre qu'elle ne se sentait pas capable de s'administrer.
Non, son désir c'était de le faire en toute légalité, d'en avoir l'autorisation et surtout de provoquer un débat qui entraînerait, peut-être une légalisation pouvant profiter aux autres.
Si elle ne l'a pas fait plus tôt c'est parce qu'elle attendait une décison de justice dans l'espoir qu'elle serait positive et qu'elle pourrait partir honnêtement, sans violer la loi et sans qu'on qualifie son décès de suicide mais plutôt de "mort volontaire et digne pour cause médicale gravissime".
Ça fait quand même une différence, je crois.
"Qu'est-ce que c'est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? [...]
Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c'est la vie."Karadoc - Livre II, Corpore sano
Répondre
Citation : sans qu'on qualifie son décès de suicide mais plutôt de "mort volontaire et digne pour cause médicale gravissime".
Ça fait quand même une différence, je crois.
Là oui je suis d'accord avec toi, pour le reste sans dire que le suicide est légal, je n'ai pas connaissance de quelqu'un qui soit passé au tribunal car il avait tenté de se suicider et qu'il avait raté son suicide.
Bon je sais aussi que l'on dit souvent qu'un suicide raté c'est celui ou la personne meure car souvent c'est plus un appel au secours qu'un acte déterminé.

En y réfléchissant à nouveau, ce qu'elle cherchait c'était à mourir dans la dignité, à "mourir bien" qui est étymologiquement la traduction de "euthanasie"
La pression, il vaut mieux la boire que la subir.
Répondre
Non, non, je ne dis pas que le suicide est illégal mais bien que l'euthanasie l'est.
C'est ça qu'elle voulait changer je pense.
"Qu'est-ce que c'est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? [...]
Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c'est la vie."Karadoc - Livre II, Corpore sano
Répondre
Et puis comment fait-on pour se suicider ? C'est une question très sérieuse que je pose là, parce que nous parlons du suicide depuis un moment, mais est-ce que l'un de nous sait vraiment ce que cela signifie d'un point de vue réel, matériel, effectif ? Chantal Sébire souffrait terriblement et souhaitait mettre fin à ces souffrance dont elle savait qu'elles ne déboucheraient de toute façon que sur la mort. Mais fallait-il pour cela qu'elle souffre encore davantage en se donnant la mort ? Il ne s'agit pas d'un suicide de désespoir où les moyens sont la plupart du temps extrêmement violents, tout à la fois pour la personne qui part que pour ceux qui restent et demeurent dans une souffrance terrible. Il s'agit d'une mort anticipée et qui a le droit d'être une mort douce. Euthanasie. "Mourir bien" et dans la dignité pour reprendre les paroles d'Ulysse. Si je devais me donner la mort demain parce que je suis condamnée, je ne saurai pas comment faire. Et si je m'informe et finis par le découvrir, comment puis-je me procurer ce qui me permettrait d'avoir cette mort douce ? Ca se vend quelque part ? Sous quelle forme ? Comment puis-je faire ensuite pour que mon départ soit suffisamment "civilisé" pour que les miens puissent rester à mes côtés jusqu'à la fin, comme dans le cas d'une mort naturelle, et puissent ainsi surmonter la souffrance sans passer par la case traumatisme lié à un suicide "traditionnel"? C'est en cela que suicide et euthanasie n'ont rien à voir.
Je crois que son but était justement qu'on l'aide à quitter ce monde, et que cela ne soit pas fait dans la clandestinité coupable et le risque à faire porter ensuite à sa famille et au médecin qui peut-être (en tout cas je le souhaite de tout coeur) l'a accompagné. C'est là que réside la dignité.
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
Répondre
Je suis assez d'accord avec Dourn.
Je crois que le suicide en lui même est un acte murement réfléchi et pourtant impulsif : la personne ne se soucie pas de la souffrance, elle ne pense plus aux autres : simplement, à cet instant précis, elle se trouve dans un état qui lui est insupportable, et elle a l'occasion d'y mettre fin immédiatement.
La souffrance physique qu'elle va se causer à elle même lui semble insignifiante, de même que celle qu'elle infligera aux autres.
A l'inverse, les gens qui laissent des lettres ou quelque chose comme ca lancent plus un appel au secours, et utilisent donc un moyen moins violent, avec l'espoir secret d'en réchapper.

Enfin je ne prétends pas que ce soit des vérités générales, c'est juste ce que je conclue d'après ce que j'ai malheureusement pu observer.
Répondre
Pour couper court, je signale que tant en Hollande qu'en Belgique l'euthanasie est acceptée, reconnue et contrôlée.
Il n'y a encore eu aucun cas de "dérapage" ou même de simple suspicion de dérapage tout simplement parce que le système mis en place pour contrôler est à la fois simple et remarquablement efficace.

Donc au-delà de toutes les pseudo considérations du genre "C'est la porte ouverte à tous les abus... " et autres conneries débitées par ceux qui n'osent jamais prendre leurs responsabilités, la vrai et seule question est :

Va-t'on enfin sortir des clichés, canvas et tabous ridicules de notre société judeo-chrétienne et comprendre que la mort est aussi simple et naturelle que la vie, que si nous sommes propriétaires de notre vie, nous le sommes aussi de notre mort et que le droit de mourir quand et comment on le veut ne devrait même pas être un sujet de discussion ormis pour savoir comment le faire le plus dignement et le plus doucement possible!

Triste_crise Triste_crise Triste_crise

Me font chier tous ces béni-oui-oui!
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
Répondre
Totalement d'accord avec le Gandalf. Je crois que la question des abus qu'on pourrait faire grâce à cette pratique n'est essentiellement qu'un moyen d'éluder la question et de la reporter encore un peu plus, le temps de laisser encore beaucoup de gens mourir dans des souffrances terribles. C'est assez facile de débattre, de dire "oui, oulà, c'est une question complexe, ça sera compliqué, le contrôle, les abus, pfou, c'est risqué, mieux vaut ne rien changer" quand on est en bonne santé. Je crois, comme le disait Christophe Barbier dans son édito, qu'un comité de médecins serait tout à fait capable de juger de la gravité des cas et des mesures à prendre, tout en évitant toute erreur grave.
Tell me about the rabbits, George.
Répondre
Citation : Triste_crise Triste_crise Triste_crise
Me font chier tous ces béni-oui-oui!
C'est à moi que tu parles ?


Je me considère absolument pas comme une grenouille de bénitier, j'exprime simplement mon avis avec mes doutes et mes questions.
Je préfère donc arrêter de parler de ce sujet et reprendre une activité normale
Ah Tchao et bon dimanche

PS le "enc... " de la vidéo n'a rien à voir avec ma pensée, je ne parle pas en ces termes même sous le coup de la colère
La pression, il vaut mieux la boire que la subir.
Répondre
Je ne pense pas que Gandalf s'adressait à toi en particulier Ulysse. Wink3
"Qu'est-ce que c'est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? [...]
Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c'est la vie."Karadoc - Livre II, Corpore sano
Répondre
euh... 'ffectivement, non!

Sauf si tu te considères comme un béni-oui-oui!

:o)
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
Répondre
Vous avez entendu cette histoire ?

Je mets ce sujet ici, je pense que ça peut amener une discussion. Votre avis là dessus ?
Tell me about the rabbits, George.
Répondre
Pourquoi pas après tout, faudra juste bien expliquer à l'enfant plus tard le pourquoi du comment mais comme il est précisé il est homme au-dessus du nombril, il n'avait pas encore fait la totale ce qui aurait rendu impossible cette grossesse!

Evidemment, les ligues de vertus en tout genre vont crier au scandale!
Répondre


Atteindre :


Utilisateur(s) parcourant ce sujet : 1 visiteur(s)