16 mai 1930
Hans n'a toujours pas repris connaissance.
Père ne dort plus. Gertrud dort toute la journée.
Malgré la chaleur étouffante de dehors, la maison est glaciale et lugubre.
Mais moi je veux rester confiante.
Je connais mon frère, il est solide,
il va s'en sortir, c'est un battant.
Hans n'a toujours pas repris connaissance.
Père ne dort plus. Gertrud dort toute la journée.
Malgré la chaleur étouffante de dehors, la maison est glaciale et lugubre.
Mais moi je veux rester confiante.
Je connais mon frère, il est solide,
il va s'en sortir, c'est un battant.
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17 mai 1930
Je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à Hans.
Les yeux ouverts ou fermés, je ne cesse de revoir sa chute,
sa tête qui cogne la paroi et son doux visage si blanc.
Le grenier de la maison est devenu mon refuge.
Je ne me sens bien qu'ici, au milieu de tous ces souvenirs.
Je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à Hans.
Les yeux ouverts ou fermés, je ne cesse de revoir sa chute,
sa tête qui cogne la paroi et son doux visage si blanc.
Le grenier de la maison est devenu mon refuge.
Je ne me sens bien qu'ici, au milieu de tous ces souvenirs.
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18 mai 1930
Cinq jours se sont écoulés depuis l'accident
et Hans n'a toujours pas ouvert les yeux.
Le voir ainsi est insupportable.
Mon Dieu, protégez-le.
Prenez ma vie plutôt que la sienne.
Cinq jours se sont écoulés depuis l'accident
et Hans n'a toujours pas ouvert les yeux.
Le voir ainsi est insupportable.
Mon Dieu, protégez-le.
Prenez ma vie plutôt que la sienne.
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19 mai 1930
Je me sens si désemparée, si seule.
Je voudrais me blottir dans les bras de mon père.
Mais je n'ose pas ; il est tellement impassible.
Hans, ne me laisse pas !
Je me sens si désemparée, si seule.
Je voudrais me blottir dans les bras de mon père.
Mais je n'ose pas ; il est tellement impassible.
Hans, ne me laisse pas !

