Rencontre avec Harambee
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Harambee explique à Malkia la situation singulière de la mine :
Mais cela n'indique toujours pas ce qu'il faut faire, ni même quelle direction prendre...
— Bonjour Monsieur, je m'appelle Ann Smith.
J'ai eu un accident en traversant le fleuve.
— John Harambee. Enchanté Mademoiselle.
Je suis le responsable de cet endroit. Bienvenue à Zamarat !
— Zamarat, dites-vous ?
— Oui, Zamarat, la cité qui a fait la richesse et la fierté de la Mauranie.
— Quel genre de richesses pouvez-vous produire ici ?
— La mine de Zamarat a produit pendant des années les plus grosses pierres précieuses du monde.
— Monsieur Harambee, c'est vous qui dirigez cette cité ?
— Je dirige les mineurs et ici, il n'y a que des mineurs.
Je peux donc être considéré comme la plus haute autorité de cette ville, Mademoiselle Smith.
— Monsieur Harambee, vous n'auriez pas entendu parler d'un léopard rôdant autour de la ville ?
— Un léopard ? Non, vraiment, je ne vois pas.
— C'est un léopard noir, Monsieur Harambbe. Il est un peu apprivoisé.
— Les rois de Mauranie avaient toujours auprès d'eux un léopard noir.
La légende dit qu'il était là pour porter leurs péchés.
Mais ici je n'en ai jamais vu d'animal de ce genre.
— Cette mine, ce doit être une lourde responsabilité Monsieur Harambee ?
— En effet il faut veiller au bon fonctionnement de tout. Ce n'est pas simple.
Même si les émeraudes se font rares et que le roi ne passe plus.
— Vous dites que le roi passait vous rendre visite ?
— Chaque année le Coffre Noir de Rodon s'arrêtait sur les rives du fleuve.
Nous entassions dans ses cales les émeraudes que nous avions extraites de la mine.
Le roi s'attardait quelques jours à Zamarat, puis s'en allait.
— Aujourd'hui le roi ne s'arrête plus à Zamarat, n'est-ce pas ?
— Avec le temps, Rodon s'est sans doute lassé de nous rendre visite.
Et puis aujourd'hui, il y a cette guerre.
— Monsieur Haramabee, vous devez avoir un grand stock d'émeraudes qui attend la visite du roi.
— Oh, détrompez-vous.
Voila plus de dix ans que nous n'avons pas trouvé une seule émeraude dans la mine.
— Vous voulez dire qu'il n'y a plus d'émeraude dans la mine ?
— Nous avons creusé et creusé encore. La mine est vide.
— Mais pourquoi cherchez vous encore si vous ne trouvez plus rien ?
— L'important est de chercher vous comprenez ? Creuser, creuser encore.
— À la radio ils disent que les rebelles avancent de plus en plus vers le sud.
— Je ne me fais pas d'illusions sur le sort de Zamarat.
Cette cité a toujours été fidèle au roi.
Ces rebelles vont nous le faire payer cher.
— Ce trou est donc une mine à ciel ouvert Monsieur Harambee ?
— Oui, un trou béant creusé inlassablement depuis plus d'un siècle.
— Cette mine a l'air très profonde.
— Moins 975 mètres très exactement. Et nous ne descendrons pas plus bas ! Jamais !
— Pourquoi ne voulez-vous pas creuser plus profond Monsieur Harambee ?
— Il ya trop de risques d'éboulement et d'infiltrations. Ce ne serai pas raisonnable.
— Ca doit être éprouvant d'être au fond d'un trou pareil ?
— En effet. C'est pourquoi nous obligeons les mineurs à revenir à la surface tous les trois mois.
— Les mineurs ne ressortent pas de cette mine de leur plein gré ?
— Non, ils ont tendance à rester au fond, une sorte d'ivresse des profondeurs.
Si nous ne les forçons pas à remonter, ils restent en bas, à jamais.
Et ils deviennent aveugles et fous.
Je suis très inquiet pour mon ingénieure en chef.
— Qu'arrive-t-il à votre ingénieure Monsieur Harambee ?
— Cela fait plus d'une an que l'ingénieure Dada est au niveau -975.
— Monsieur Harambee, pourriez vous vous rendre au fond de cette mine
pour voir ce que fiche votre ingénieure ?
— Moi je ne descendrai plus en bas.
— Ça ne vous dérange pas d'avoir une ingénieure folle au fond de votre mine ?
— Je n'ai pas dit qu'elle était folle. J'ai dit qu'elle était en bas depuis plus d'un an.
Et c'est beaucoup, un an. Beaucoup trop.
— Il faut que je vous quitte.
J'ai eu un accident en traversant le fleuve.
— John Harambee. Enchanté Mademoiselle.
Je suis le responsable de cet endroit. Bienvenue à Zamarat !
— Zamarat, dites-vous ?
— Oui, Zamarat, la cité qui a fait la richesse et la fierté de la Mauranie.
— Quel genre de richesses pouvez-vous produire ici ?
— La mine de Zamarat a produit pendant des années les plus grosses pierres précieuses du monde.
— Monsieur Harambee, c'est vous qui dirigez cette cité ?
— Je dirige les mineurs et ici, il n'y a que des mineurs.
Je peux donc être considéré comme la plus haute autorité de cette ville, Mademoiselle Smith.
— Monsieur Harambee, vous n'auriez pas entendu parler d'un léopard rôdant autour de la ville ?
— Un léopard ? Non, vraiment, je ne vois pas.
— C'est un léopard noir, Monsieur Harambbe. Il est un peu apprivoisé.
— Les rois de Mauranie avaient toujours auprès d'eux un léopard noir.
La légende dit qu'il était là pour porter leurs péchés.
Mais ici je n'en ai jamais vu d'animal de ce genre.
— Cette mine, ce doit être une lourde responsabilité Monsieur Harambee ?
— En effet il faut veiller au bon fonctionnement de tout. Ce n'est pas simple.
Même si les émeraudes se font rares et que le roi ne passe plus.
— Vous dites que le roi passait vous rendre visite ?
— Chaque année le Coffre Noir de Rodon s'arrêtait sur les rives du fleuve.
Nous entassions dans ses cales les émeraudes que nous avions extraites de la mine.
Le roi s'attardait quelques jours à Zamarat, puis s'en allait.
— Aujourd'hui le roi ne s'arrête plus à Zamarat, n'est-ce pas ?
— Avec le temps, Rodon s'est sans doute lassé de nous rendre visite.
Et puis aujourd'hui, il y a cette guerre.
— Monsieur Haramabee, vous devez avoir un grand stock d'émeraudes qui attend la visite du roi.
— Oh, détrompez-vous.
Voila plus de dix ans que nous n'avons pas trouvé une seule émeraude dans la mine.
— Vous voulez dire qu'il n'y a plus d'émeraude dans la mine ?
— Nous avons creusé et creusé encore. La mine est vide.
— Mais pourquoi cherchez vous encore si vous ne trouvez plus rien ?
— L'important est de chercher vous comprenez ? Creuser, creuser encore.
— À la radio ils disent que les rebelles avancent de plus en plus vers le sud.
— Je ne me fais pas d'illusions sur le sort de Zamarat.
Cette cité a toujours été fidèle au roi.
Ces rebelles vont nous le faire payer cher.
— Ce trou est donc une mine à ciel ouvert Monsieur Harambee ?
— Oui, un trou béant creusé inlassablement depuis plus d'un siècle.
— Cette mine a l'air très profonde.
— Moins 975 mètres très exactement. Et nous ne descendrons pas plus bas ! Jamais !
— Pourquoi ne voulez-vous pas creuser plus profond Monsieur Harambee ?
— Il ya trop de risques d'éboulement et d'infiltrations. Ce ne serai pas raisonnable.
— Ca doit être éprouvant d'être au fond d'un trou pareil ?
— En effet. C'est pourquoi nous obligeons les mineurs à revenir à la surface tous les trois mois.
— Les mineurs ne ressortent pas de cette mine de leur plein gré ?
— Non, ils ont tendance à rester au fond, une sorte d'ivresse des profondeurs.
Si nous ne les forçons pas à remonter, ils restent en bas, à jamais.
Et ils deviennent aveugles et fous.
Je suis très inquiet pour mon ingénieure en chef.
— Qu'arrive-t-il à votre ingénieure Monsieur Harambee ?
— Cela fait plus d'une an que l'ingénieure Dada est au niveau -975.
— Monsieur Harambee, pourriez vous vous rendre au fond de cette mine
pour voir ce que fiche votre ingénieure ?
— Moi je ne descendrai plus en bas.
— Ça ne vous dérange pas d'avoir une ingénieure folle au fond de votre mine ?
— Je n'ai pas dit qu'elle était folle. J'ai dit qu'elle était en bas depuis plus d'un an.
Et c'est beaucoup, un an. Beaucoup trop.
— Il faut que je vous quitte.
Mais cela n'indique toujours pas ce qu'il faut faire, ni même quelle direction prendre...
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Les personnages "secondaires" apparaissent souvent assez mal :
le prince de Madargane, Goodmorning, le prince Molgrave sont vus de trop loin,
et souvent dans la pénombre.
On aurait aimé mieux les voir, pour les distinguer plus nettement.
En exagérant les réglages, on voit mieux que Harambee porte des lunettes :
le prince de Madargane, Goodmorning, le prince Molgrave sont vus de trop loin,
et souvent dans la pénombre.
On aurait aimé mieux les voir, pour les distinguer plus nettement.
En exagérant les réglages, on voit mieux que Harambee porte des lunettes :
![[Image: 20260204072627-f05bc28a.jpg]](https://ufo-3d.fr/gallery/upload/2026/02/04/20260204072627-f05bc28a.jpg)
De même, on ne le voit pas boiter, alors qu'on apprendra plus loin
qu'il a perdu l'usage d'une jambe lors d'un accident.
Il a peut-être une bonne prothèse, mais rien témoigne visuellement des suites de son accident.
Le personnage en dessin préparatoire :
qu'il a perdu l'usage d'une jambe lors d'un accident.
Il a peut-être une bonne prothèse, mais rien témoigne visuellement des suites de son accident.
Le personnage en dessin préparatoire :
![[Image: 20260204072601-889fa86d.jpg]](https://ufo-3d.fr/gallery/upload/2026/02/04/20260204072601-889fa86d.jpg)
![[Image: 20260218163001-91be16dd-me.jpg]](https://ufo-3d.fr/gallery/_data/i/upload/2026/02/18/20260218163001-91be16dd-me.jpg)

