15.
Ornithologue
Faites fuir les oiseaux
_____________
On a pu en apprendre ce qu'il fallait à la bibliothèque.
La présentation des ouvrages dans le remaster n'est pas très réussie :
beaucoup de dessins sont devenus plus confus, ainsi que les textes.
Outre le texte brut, on dispose certes d'une transcription dans l'interface,
mais qui rompt un peu l'immersion.
Il aurait mieux valu simplement augmenter la lisibilité du texte original.
Ornithologue
Faites fuir les oiseaux
![[Image: 20251206160215-51e6e1f2.jpg]](https://ufo-3d.fr/gallery/upload/2025/12/06/20251206160215-51e6e1f2.jpg)
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On a pu en apprendre ce qu'il fallait à la bibliothèque.
![[Image: 20251224064109-9ef64310.jpg]](https://ufo-3d.fr/gallery/upload/2025/12/24/20251224064109-9ef64310.jpg)
La présentation des ouvrages dans le remaster n'est pas très réussie :
beaucoup de dessins sont devenus plus confus, ainsi que les textes.
Outre le texte brut, on dispose certes d'une transcription dans l'interface,
mais qui rompt un peu l'immersion.
Il aurait mieux valu simplement augmenter la lisibilité du texte original.
Coucou rouge de l'Amerzone (le) (Cuculus rosso)
Habitat et nourriture :
Reproduction :
Avenir :
*Le sauvignon forestier :
Cette sous-espèce endémique de notre très commun Cuculus Canorus
compte parmi les oiseaux les plus brillamment colorés des forêts de l'Amerzone.
Le plumage du mâle affiche un rouge vermillon étincelant,
alors que celui de la femelle est un peu plus roux et plus neutre.
compte parmi les oiseaux les plus brillamment colorés des forêts de l'Amerzone.
Le plumage du mâle affiche un rouge vermillon étincelant,
alors que celui de la femelle est un peu plus roux et plus neutre.
Habitat et nourriture :
Le Coucou rouge occupe les zones les plus secrètes et les plus boisées de l'Amerzone.
Il est, avant tout, inféodé à la canopée équatoriale où il mène une vie discrète.
Le voyageur pourra néanmoins l'observer dans d'excellentes conditions
quand l'animal prend le parti de s'aventurer à plus faible hauteur
à la recherche des baies de Sauvignon forestier*, une sorte de vigne sauvage locale.
En effet, ce sont ces petits arbustes qui fournissent à notre oiseau l'essentiel de sa nourriture :
des raisins juteux dont il est particulièrement friand.
Le Coucou rouge a pour habitude de se gaver littéralement de ces fruits
au point de présenter souvent tous les signes d'une ivresse évidente.
Il est alors une proie facile pour tout ce que la jungle compte comme prédateur.
Car manger et être mangé, telle est la loi immuable de la nature !
Il est, avant tout, inféodé à la canopée équatoriale où il mène une vie discrète.
Le voyageur pourra néanmoins l'observer dans d'excellentes conditions
quand l'animal prend le parti de s'aventurer à plus faible hauteur
à la recherche des baies de Sauvignon forestier*, une sorte de vigne sauvage locale.
En effet, ce sont ces petits arbustes qui fournissent à notre oiseau l'essentiel de sa nourriture :
des raisins juteux dont il est particulièrement friand.
Le Coucou rouge a pour habitude de se gaver littéralement de ces fruits
au point de présenter souvent tous les signes d'une ivresse évidente.
Il est alors une proie facile pour tout ce que la jungle compte comme prédateur.
Car manger et être mangé, telle est la loi immuable de la nature !
Reproduction :
À l'instar des autres espèces de coucous,
le Coucou rouge de l'Amerzone confie l'élevage de ses jeunes à d'autres oiseaux.
Ce parasitisme permet à l'espèce de se reproduire en grand nombre et sans fatigue.
La femelle du Coucou quadrille son territoire à la recherche de nids en construction.
Elle choisit le moment où les propriétaires sont absents pour venir pondre,
généralement l'après-midi, alors que l'hôte pond, en principe, au petit matin.
Après avoir déposé un œuf dans le nid de son choix,
la femelle retire un de ceux de l'hôte, qu'elle ira détruire ou manger plus loin.
L’œuf du Coucou éclot généralement avant ceux de ses frères adoptifs,
puis par un mécanisme instinctif le poussin se débarrasse aussitôt de ces derniers.
Le jeune Coucou grandit vite ; parfois les parents adoptifs
doivent se percher sur le dos du jeune affamé pour le nourrir.
Si les œufs du Coucou tranchent nettement sur ceux (de plus petite taille) des hôtes,
ils subissent un phénomène de mimétisme, pas parfait,
mais suffisant pour être acceptés par bien des espèces.
le Coucou rouge de l'Amerzone confie l'élevage de ses jeunes à d'autres oiseaux.
Ce parasitisme permet à l'espèce de se reproduire en grand nombre et sans fatigue.
La femelle du Coucou quadrille son territoire à la recherche de nids en construction.
Elle choisit le moment où les propriétaires sont absents pour venir pondre,
généralement l'après-midi, alors que l'hôte pond, en principe, au petit matin.
Après avoir déposé un œuf dans le nid de son choix,
la femelle retire un de ceux de l'hôte, qu'elle ira détruire ou manger plus loin.
L’œuf du Coucou éclot généralement avant ceux de ses frères adoptifs,
puis par un mécanisme instinctif le poussin se débarrasse aussitôt de ces derniers.
Le jeune Coucou grandit vite ; parfois les parents adoptifs
doivent se percher sur le dos du jeune affamé pour le nourrir.
Si les œufs du Coucou tranchent nettement sur ceux (de plus petite taille) des hôtes,
ils subissent un phénomène de mimétisme, pas parfait,
mais suffisant pour être acceptés par bien des espèces.
Avenir :
Le goût immodéré du Coucou rouge pour le raisin risque, hélas, de lui être fatal à moyen terme.
En effet, depuis le début de ce siècle, les populations de Coucous rouges d'Amerzone
ont été décimées par les colons européens qui ont tenté d'introduire
la culture du raisin dans les plaines alluviales de l'Amerzone.
Ceux-ci, voyant dans cet oiseau un pillard de récolte invétéré, lui ont déclaré une guerre sans merci.
Il est à craindre que notre coucou n'en sorte pas vainqueur.
Le Coucou rouge se reproduit relativement bien en captivité.
Il constitue d'ailleurs un des fleurons des collections ornithologiques de l'université de Barrockstadt.
Cependant les scientifiques de l'université déplorent chez cette espèce une propension
à être passablement envahissante dès qu'on lui offre des conditions de vie satisfaisantes.
Et ceci au détriment d'autres espèces rares...
Les responsables de la volière de Barrockstadt ont donc entrepris une politique de régulation des naissances
qui tente de pallier tant bien que mal aux imperfections d'une nature artificiellement reconstituée.
En effet, depuis le début de ce siècle, les populations de Coucous rouges d'Amerzone
ont été décimées par les colons européens qui ont tenté d'introduire
la culture du raisin dans les plaines alluviales de l'Amerzone.
Ceux-ci, voyant dans cet oiseau un pillard de récolte invétéré, lui ont déclaré une guerre sans merci.
Il est à craindre que notre coucou n'en sorte pas vainqueur.
Le Coucou rouge se reproduit relativement bien en captivité.
Il constitue d'ailleurs un des fleurons des collections ornithologiques de l'université de Barrockstadt.
Cependant les scientifiques de l'université déplorent chez cette espèce une propension
à être passablement envahissante dès qu'on lui offre des conditions de vie satisfaisantes.
Et ceci au détriment d'autres espèces rares...
Les responsables de la volière de Barrockstadt ont donc entrepris une politique de régulation des naissances
qui tente de pallier tant bien que mal aux imperfections d'une nature artificiellement reconstituée.
*Le sauvignon forestier :
On ne trouve pratiquement plus, de nos jours, de Sauvignon forestier à l'état sauvage :
une terrible épidémie de phylloxéra équatorial a été fatale à l'espèce.
Cependant, en Europe, la collection botanique de l'université de Barrockstadt
s’enorgueillit de pouvoir cultiver cette plante avec succès
et de contribuer ainsi, pour une bonne part, au maintien de son existence dans le monde.
une terrible épidémie de phylloxéra équatorial a été fatale à l'espèce.
Cependant, en Europe, la collection botanique de l'université de Barrockstadt
s’enorgueillit de pouvoir cultiver cette plante avec succès
et de contribuer ainsi, pour une bonne part, au maintien de son existence dans le monde.

