LE CHOIX D'ALEXANDRA
par Galatée
par Galatée
Alexandra se tenait devant le terminal, s'efforçant de prendre la bonne décision.
Là, dans la Pyramide d'IAN, le temple le plus puissant de son peuple,
elle était sur le point de créer un nouveau monde.
Il lui suffisait d'appuyer sur un bouton.
Jusque-lã, les choses avaient été relativement simples,
ou tout du moins suffisamment vitales pour mettre fin ã toute velléité de contemplation.
La civilisation devait échapper ã la catastrophe imminente.
Les Orang-outangs n'avaient rien fait pour se protéger
et n'avaient compté que sur leurs dieux pour leur apporter le salut... en vain.
L'humanité ne pouvait pas connaitre le même sort.
Si pour cela elle devait se rabaisser et accepter de mourir, eh bien soit.
Mais la mort était inévitable ; la vie, elle, était un choix.
Elle s'inquiétait pour tous ceux qui allaient échouer.
Toutes les ámes perdues du nouveau monde, victimes du Processus.
En les créant, n'était-elle pas également responsable de leur mort ?
Elle se retourna pour faire face à la statue de marbre qui se trouvait derrière elle.
"Zeus, si tu es un dieu, comme le prétendent les histoires,
alors pourquoi as-tu créé l'évolution ?
Pourquoi as-tu fait un monde qui ne peut progresser que par la cruauté et la douleur ?"
L'espace d'un instant - ce qui devait signifier que la mort était proche -
elle crut l'entendre répondre "Mon enfant, j'ai été conçu par les dieux qui m'ont précédé,
de la même façon que tu as été conçue par moi.
J'ai dû choisir entre la création et l'oubli, entre la vie et la mort.
J'ai choisi la vie, car n'importe quelle vie vaut mieux que la mort,
parce que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir
- sinon pour nous, au moins pour les générations futures."
"Alors comment peux-tu être un dieu, si tu as si peu à offrir ?"
murmura-t-elle, sentant la mort approcher.
"Je suis un dieu parce que je porte le fardeau de la création", répondit la statue.
"Dans ce cas, nous sommes tous des dieux," dit Alexandra, et elle appuya sur le bouton.
Tandis que le nouveau monde prenait vie, la mort s'empara d'Alexandra Drennan.
Son esprit s'envola et son corps se changea peu à peu en pierre,
jusqu'à ce qu'elle se tienne debout en face du terminal,
comme Zeus s'était tenu sur son piédestal.
L'heure des choix était passée ; restait l'espoir que la création importe.
Là, dans la Pyramide d'IAN, le temple le plus puissant de son peuple,
elle était sur le point de créer un nouveau monde.
Il lui suffisait d'appuyer sur un bouton.
Jusque-lã, les choses avaient été relativement simples,
ou tout du moins suffisamment vitales pour mettre fin ã toute velléité de contemplation.
La civilisation devait échapper ã la catastrophe imminente.
Les Orang-outangs n'avaient rien fait pour se protéger
et n'avaient compté que sur leurs dieux pour leur apporter le salut... en vain.
L'humanité ne pouvait pas connaitre le même sort.
Si pour cela elle devait se rabaisser et accepter de mourir, eh bien soit.
Mais la mort était inévitable ; la vie, elle, était un choix.
Elle s'inquiétait pour tous ceux qui allaient échouer.
Toutes les ámes perdues du nouveau monde, victimes du Processus.
En les créant, n'était-elle pas également responsable de leur mort ?
Elle se retourna pour faire face à la statue de marbre qui se trouvait derrière elle.
"Zeus, si tu es un dieu, comme le prétendent les histoires,
alors pourquoi as-tu créé l'évolution ?
Pourquoi as-tu fait un monde qui ne peut progresser que par la cruauté et la douleur ?"
L'espace d'un instant - ce qui devait signifier que la mort était proche -
elle crut l'entendre répondre "Mon enfant, j'ai été conçu par les dieux qui m'ont précédé,
de la même façon que tu as été conçue par moi.
J'ai dû choisir entre la création et l'oubli, entre la vie et la mort.
J'ai choisi la vie, car n'importe quelle vie vaut mieux que la mort,
parce que tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir
- sinon pour nous, au moins pour les générations futures."
"Alors comment peux-tu être un dieu, si tu as si peu à offrir ?"
murmura-t-elle, sentant la mort approcher.
"Je suis un dieu parce que je porte le fardeau de la création", répondit la statue.
"Dans ce cas, nous sommes tous des dieux," dit Alexandra, et elle appuya sur le bouton.
Tandis que le nouveau monde prenait vie, la mort s'empara d'Alexandra Drennan.
Son esprit s'envola et son corps se changea peu à peu en pierre,
jusqu'à ce qu'elle se tienne debout en face du terminal,
comme Zeus s'était tenu sur son piédestal.
L'heure des choix était passée ; restait l'espoir que la création importe.

