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C'est ainsi que tout a commencé...
#12
Ah tiens, j'avais pas vu ce sujet! … En même temps, il n'existait pas la dernière fois que je suis passé, c'est peut-être lié.
En tout cas, j'ai bien aimé lire vos histoires. J'y ai retrouvé certaines de mes propres impressions de l'époque. Mais j'ai bien peur que ma propre découverte de l'univers de Myst ait quelque chose de beaucoup moins magique...

Mon initiation aux jeux vidéos remonte à quelque part aux alentours de 1992 ou 1993. J'avais 7 ou 8 ans. La famille de mon père avait organisé une grande fête pour une raison que j'ignore. Mariage de ma cousine, peut-être? Hum... Aucune idée, en fait. Tout ce dont je me souviens, c'est que mon cousin avait une Game Boy. (Oui, unE Game Boy. J'ai toujours dis unE et je ne vois pas pourquoi je changerais maintenant.) On a passé toute la soirée à jouer à Tetris à tour de rôle. (Sachant que mon cousin m'avait expliqué que le but du jeu, c'était de faire une porte en bas de l'écran, les sessions devaient être assez courtes...) Me voyant fasciné par cette petite bestiole électronique, mon oncle m'en a offert une au Noël suivant, avec Tetris.
Et c'est comme ça qu'a commencé ma longue passion pour ce jeu. Plus de 20 ans que j'y joue sur ma Game Boy et je ne m'en lasse toujours pas. J'ai récemment atteint mon but de dépasser les 200 lignes. Yeah!
… Ah ouais, mince, le sujet c'est Myst... Bon! =>
Si on met de côté un jeu de foot très minable auquel je ne touchais presque jamais (Super Kick off, pour ne pas le nommer), je n'ai eu que 2 jeux, Tetris et Warioland (de la plate-forme), jusqu'à l'arrivée du premier ordinateur chez nous (un mac, pour mon père compositeur), vers 1997. (J'avais donc 12 ans.) J'ai immédiatement pris l'habitude de squatter l'ordi dès que mes parents n'étaient plus dessus. Quand j'y repense, mes parents me laissaient vraiment beaucoup jouer. D'un autre côté, ils n'ont jamais eu à se plaindre de mes résultats scolaires, bien au contraire, donc je suppose que ça aide.
Avant d'en venir à Myst, j'ai eu pas mal de jeux : courses de voitures avec Nascar Racing, acrobaties aériennes avec Flight Unlimited, jeux de gestion (Caesar II : qu'est-ce que j'ai adoré ce jeu! J'y ai d'ailleurs encore rejoué il n'y a pas si longtemps.)... Je passais aussi beaucoup de temps sur les démos en tout genre des cd-rom qui accompagnaient les sorties mensuelles de SVM Mac, auquel était abonné mon père. (Démos qui m'avaient bien fait comprendre que le pan-pan-boum, c'était pas pour moi.)
[Note au passage : J'ai un souvenir assez marqué d'une démo en particulier, d'un jeu de gestion... tout en anglais... Ça m'a marqué parce que je ne comprenais strictement rien. Les rares fois où j'arrivais à faire bouger quelque chose à l'écran, je n'avais aucune idée de ce que je venais de faire. Ça s'appelait Civilization II. Maintenant que je comprends l'anglais, j'y ai rejoué... Je me fais systématiquement ratatiner en moins de 10 minutes... Grand progrès.]
Mais, en dehors de Caesar II, les jeux auxquels je jouais le plus, c'était des pointe-et-clique, sur lesquels mes méninges ont fait leurs armes. Sam & Max d'abord, histoire de commencer sur des bases saines. (Utiliser la clé anglaise sur le poisson en plastique pour couper un bout de ficelle, évidemment! Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt?) The Dig, après, beaucoup plus Myst-ien, et qui a pas mal fait travailler mes neurones. (Ce rogntudju de squelette à reconstituer qui m'a bloqué pendant des semaines, rhaaa!!)
Ensuite, je crois que j'ai commencé à avoir envie de tâter du Myst à cause des catalogues de jeux que je feuilletais pendant des heures, juste histoire de rêver à tout ce que j'aimerais avoir. (Je fais toujours ça, d'ailleurs...) Et puis un jour de 1998, j'ai fait un calcul fort étrange. Myst à 200 francs, c'était trop pour mon maigre argent de poche. Par contre, pour 69 francs, je pouvais avoir sa parodie, Pyst. ... Et j'ai trouvé que c'était un bon plan pour découvrir l'univers de Myst pour pas cher. Taper
J'ai donc arpenté pour la première fois l'île de Myst dans sa version Pyst-ienne. … Pour le côté magie de la découverte, non, c'était pas top. Mais j'avais prévenu. C'est sans doute le pire jeu vidéo que j'aie touché. Si on peut appeler ça un jeu. Douze malheureuses cartes postales montrant des endroits différents de l'île, saccagés par les touristes. Et sur chacune des cartes, une dizaine d'animations très inspirées, comme une mouette faisant ses besoins sur le quai ou un chien urinant devant le planétarium. Drôlerie et hilarité. J'avais toujours rêvé d'avoir un jeu comme ça.
Heureusement, quelques mois après ce faux départ, on m'a offert le vrai Myst. Les lieux m'étaient déjà plus ou moins familiers mais c'était quand même nettement plus plaisant à explorer. Mais le moment où j'ai eu vraiment l'impression de partir dans l'inconnu, c'est quand j'ai accédé pour la première fois à l'un des quatre autres âges du jeu. Je suis totalement incapable de me souvenir lequel j'ai trouvé en premier. Je me souviens juste du plaisir que j'ai eu à explorer ces nouveaux mondes.
Il n'y a pas d'âge que je n'ai pas aimé. Mais je dois reconnaître avoir un faible pour celui des passerelles de bois... et pour Selenitic. Ayant grandi en baignant dans la musique, un monde de sons, c'était presque le paradis. Bon, ok, Selenitic n'a pas grand chose d'un paradis. Mais ça reste pourtant l'âge que j'ai le plus de plaisir à parcourir.
Si je me souviens bien, j'étais bien parti pour finir le jeu en une ou deux semaines... et puis je suis arrivé sur l'âge du bateau-pierre. Un mois plus tard, j'y étais toujours. Gasp! Crazy
C'est à ce moment-là que l'enveloppe contenue dans la boîte du jeu a commencé à sérieusement me tenter. (Pour ceux qui n'ont pas eu l'édition originale de Myst, dans la boîte se trouvait une enveloppe à n'ouvrir qu'en cas d'extrême nécessité, avec des indices au cas où nous soyons complètement bloqués.) Comme je finissais par en avoir marre de tourner en rond sur ce rocher, j'ai cédé à la tentation et ouvert l'enveloppe.
Je me souviens bien de ce moment parce qu'ouvrir cette enveloppe, c'était renoncer à trouver moi-même la solution, ce qui me faisait culpabiliser. Et puis surtout, je reconnaissais que le jeu m'avait battu. Tout ça pour m'apercevoir que ces indices m'étaient complètement inutiles car là uniquement pour lancer le joueur au tout début de l'aventure. J'étais bien avancé, tiens. Paskontent Mais au final, je n'ai pas été si mécontent que ça de cette déception car quelques semaines plus tard, j'ai résolu cette satanée énigme de la rose des vents et j'ai pu me dire fièrement que j'avais fini le jeu sans aide. Ouééééééé! Content
Contrairement à beaucoup d'entre vous, ceci dit, pour moi, l'aventure s'est arrêtée là. Du moins pour une dizaine d'années. Mais la suite attendra peut-être une autre fois.

Désolé de ce monstrueux pavé. Je crois que je me suis laissé emporter. Confused
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Messages dans ce sujet
C'est ainsi que tout a commencé... - par Imaginarius - 08-09-2014, 13:11

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