26-10-2013, 04:22
Eric A. Anderson, dans les commentaires de la page Kickstarter, a raconté comment s'est déroulée son arrivée à Cyan, et comment il a commencé à travailler sur Uru.
Eric A. Anderson a écrit :Since everyone here seems to be telling their Myst-related tales of yore.... here’s one of mine...
In early 2000, I was doing commercial work in Minneapolis and not really enjoying it. Work was hit and miss, and I really wanted to make the move into games... or at least something less corporate. I’d caught wind of a new studio in the area that was trying to make the break into “online gaming and/or shopping”, which was still fairly new territory at the time. I applied, and got called in for an interview. I forget the specifics of the project (something to do with an online mall?), but I distinctly remember that the company had the lofty goal of making “a world that looked as good as Myst or Riven... except instead of pre-rendered, it would be realtime 3D”. Stop and remember for a second what was going on in gaming in 2000... this was pre-Xbox... pre-Halo... The first NVidia GeForce cards had just barely come out... 3D PC gaming was still in its infancy. When they told me of their grand plans, I almost laughed at them. Myst in realtime? These people were crazy. I didn’t take the job, and I think the company actually folded less than a year later. No one wanted to fund their insane project.
That same summer, I ended up getting an interview at a company I’d shot an application to months prior, on a whim. Some rinky-dink outfit in the backwoods of Washington state that had made some successful adventure games a few years before. They walked me into their conference room and sat me down and showed me the new game they were working on. I arrived inside a small, dusty hut, lit by lantern-light. Through the windows, out in the darkness, I could see snow, gently falling. I stepped outside - on to a scaffold catwalk - and found myself not under the night sky... but inside of a massive interior space, filled with... fungus? And not snow, but... spores? I moved toward the opening of this cave, where I could see sunlight.... and was surrounded by gigantic towering mushrooms, and machines, and miracles. On the heels of the previous interview, it was almost comical. Not only was this sort of thing possible... these crazy people were already doing it. And then they asked me if I wanted to build worlds, too. And I did. So we did. So many worlds.
Thanks again for all your support, guys. This means more to all of us than you can possibly imagine. And I can’t wait to bring you along this time. Let’s go exploring.
Puisque tout le monde ici commence à raconter de jolies histoires sur Myst, en voici une me concernant...
Au début des années 2000, j'avais un boulot de commercial à Minneapolis et je n'y prenais pas vraiment de plaisir. Il n'y avait pas toujours grand chose à faire et je voulais vraiment passer à autre chose, travailler dans les jeux, ou au moins sortir du monde de l'entreprise. J'ai eu vent d'un nouveau studio dans la région qui essayait de franchir le pas du "jeu vidéo et/ou achat en ligne", ce qui était à l'époque un domaine encore balbutiant. J'ai postulé, et ai été appelé pour un entretien. Je ne me souviens pas des caractéristiques du projet (quelque chose en lien avec le marché en ligne ?), mais je me souviens distinctement que la compagnie avait l'ambitieux objectif de créer "un monde qui ressemblerait à Myst ou Riven... mais qui utiliserait, à la place des rendus pré-calculés, de la 3D temps réel". Prenez un moment pour vous rappeler ce qui se passait dans le monde du jeu vidéo en 2000... c'était avant la Xbox, avant Halo... Les premières cartes NVidia GeForce venaient à peine de sortir... Le jeu PC en 3D en était encore à la petite enfance. Quand ils m'ont parlé de leurs grands projets, je leur ai presque ri au nez. Myst en temps réel ? Ces types sont fous. J'ai refusé le boulot, et il me semble que la compagnie fit faillite moins d'un an plus tard. Personne ne voulait financer leur projet insensé.
Le même été, je suis parvenu à obtenir un entretien d'embauche avec une compagnie chez qui j'avais envoyé un CV des mois auparavant, sur un coup de tête. Un groupe de vieux illuminés dans un bled paumé de l'Etat de Washington qui avaient eu un certain succès avec des jeux d'aventure quelques années auparavant. Ils m'ont fait entrer dans leur salle de conférence, m'ont fait asseoir et m'ont montré le nouveau jeu sur lequel ils travaillaient. J'ai pénétré dans une petite cahute poussiéreuse, éclairée à la lanterne. À travers les fenêtres, dehors, dans l'obscurité, je pouvais voir la neige tomber doucement. J'ai franchi le seuil pour me retrouver à l'extérieur, sur une passerelle métallique, et j'ai constaté que je n'étais pas sous un ciel nocturne, mais à l'intérieur d'une imposante salle, remplie de... champignons ? Et ce n'était pas de la neige, mais... des spores ? Je me suis dirigé vers l'ouverture de cette grotte, où je pouvais distinguer les rayons du soleil... J'ai alors découvert que j'étais entouré de gigantesques champignons, et de machines, et de miracles. Au regard de mon précédent entretien, c'était presque comique. Non seulement ce genre de chose était possible, mais ces allumés avaient déjà commencé à le réaliser. Et puis, ils m'ont demandé si je voulais créer des mondes, moi aussi. Et j'ai dit oui. Et nous l'avons fait. Tant de mondes.
Merci encore à tous pour votre soutien. Cela signifie plus pour nous que tout ce que vous pouvez imaginer. Et il me tarde de vous emmener avec nous cette fois-ci. Retournons explorer.
Au début des années 2000, j'avais un boulot de commercial à Minneapolis et je n'y prenais pas vraiment de plaisir. Il n'y avait pas toujours grand chose à faire et je voulais vraiment passer à autre chose, travailler dans les jeux, ou au moins sortir du monde de l'entreprise. J'ai eu vent d'un nouveau studio dans la région qui essayait de franchir le pas du "jeu vidéo et/ou achat en ligne", ce qui était à l'époque un domaine encore balbutiant. J'ai postulé, et ai été appelé pour un entretien. Je ne me souviens pas des caractéristiques du projet (quelque chose en lien avec le marché en ligne ?), mais je me souviens distinctement que la compagnie avait l'ambitieux objectif de créer "un monde qui ressemblerait à Myst ou Riven... mais qui utiliserait, à la place des rendus pré-calculés, de la 3D temps réel". Prenez un moment pour vous rappeler ce qui se passait dans le monde du jeu vidéo en 2000... c'était avant la Xbox, avant Halo... Les premières cartes NVidia GeForce venaient à peine de sortir... Le jeu PC en 3D en était encore à la petite enfance. Quand ils m'ont parlé de leurs grands projets, je leur ai presque ri au nez. Myst en temps réel ? Ces types sont fous. J'ai refusé le boulot, et il me semble que la compagnie fit faillite moins d'un an plus tard. Personne ne voulait financer leur projet insensé.
Le même été, je suis parvenu à obtenir un entretien d'embauche avec une compagnie chez qui j'avais envoyé un CV des mois auparavant, sur un coup de tête. Un groupe de vieux illuminés dans un bled paumé de l'Etat de Washington qui avaient eu un certain succès avec des jeux d'aventure quelques années auparavant. Ils m'ont fait entrer dans leur salle de conférence, m'ont fait asseoir et m'ont montré le nouveau jeu sur lequel ils travaillaient. J'ai pénétré dans une petite cahute poussiéreuse, éclairée à la lanterne. À travers les fenêtres, dehors, dans l'obscurité, je pouvais voir la neige tomber doucement. J'ai franchi le seuil pour me retrouver à l'extérieur, sur une passerelle métallique, et j'ai constaté que je n'étais pas sous un ciel nocturne, mais à l'intérieur d'une imposante salle, remplie de... champignons ? Et ce n'était pas de la neige, mais... des spores ? Je me suis dirigé vers l'ouverture de cette grotte, où je pouvais distinguer les rayons du soleil... J'ai alors découvert que j'étais entouré de gigantesques champignons, et de machines, et de miracles. Au regard de mon précédent entretien, c'était presque comique. Non seulement ce genre de chose était possible, mais ces allumés avaient déjà commencé à le réaliser. Et puis, ils m'ont demandé si je voulais créer des mondes, moi aussi. Et j'ai dit oui. Et nous l'avons fait. Tant de mondes.
Merci encore à tous pour votre soutien. Cela signifie plus pour nous que tout ce que vous pouvez imaginer. Et il me tarde de vous emmener avec nous cette fois-ci. Retournons explorer.
Tell me about the rabbits, George.

