04-09-2006, 13:09
![[Image: 20221026184902-4a05864a.jpg]](https://www.ufo-3d.fr/gallery/upload/2022/10/26/20221026184902-4a05864a.jpg)
DREAMFALL - The Longest Journey 2
Type : jeu d'aventure à la 3ème personne
Genre : pour ceux qui n'ont jamais su trancher entre SF et Fantasy
Pour résumer
J'y suis "encore", il est magnifique! C'est une très bonne suite de The Longest Journey, un peu plus sombre, un peu moins drôle, plutôt émouvante, toujours très attachante.
Première claque : tout est en 3D temps réel.
Deuxième giffle : le scénario tue tout.
Troisième baffe : il y a une vie sur les forums après la fin du jeu, comme pour tous les grands jeux qui prennent place dans un univers soigné et fascinant.
Quatrième soufflet : il y aura une suite (!) et peut-être deux (!!)
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Dreamfall - Face A
Parlons tout de suite des défauts...
La maniabilité et les déplacements sont laborieux
Les personnages sont difficilement maniables au début, mais la prise en main se fait relativement vite, avec un peu de bonne volonté : le 'touch pad' pour diriger la caméra et les flèches pour faire avancer le perso... et on n'a presque aucun souci.
Les dialogues sont longuets
Personnellement leur longueur me convient. D'autant plus qu'ils sont drôles, intéressants et bien doublés (et que, si vous vous souvenez bien, dans TLJ c'était bien pire). Cela dit, ces longues phases de parlotte pourraient influer défavorablement sur un joueur qui n'y est pas habitué.
Les combats erratiques
Ils sont assez sommaires je suppose, car bon nombre de personnes s'en plaignent. Cela dit je ne suis pas spécialiste de la question et, pour ma part, ils m'ont plutôt amusée.
Idem pour l'infiltration, qui était plutôt sympathique. Ce n'est que mon avis, cela dit.
Les énigmes manquent globalement de difficulté
C'est le gros problème à mon sens. Tout est trop simple! Surtout par rapport au premier opus. Le seul avantage que j'y vois, c'est que ça rend la narration plus fluide, sinon, c'est un peu décevant car j'aime beaucoup me faire des cheveux devant une énigme consistante. Je comprends du coup qu'on ait appelé ce jeu "film interactif", même si c'est un poil exagéré (rappelons que nous pouvons nous déplacer librement et diriger les mouvements de caméra). S'il y a quelques épisodes au déroulement alternatif, dans l'ensemble l'histoire reste linéaire. Aucun problème pour moi de ce point de vue puisque le scénario est largement à la hauteur.
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Dreamfall - Face B
L'histoire est un rêve
Stark, Casablanca, 2219. Zoë Castillo est une jolie et sportive jeune fille qui vient d'interrompre ses études. Malgré l'attention de ses amis, elle peine à trouver un sens à sa vie. De plus, depuis quelques temps, des visions qu'elle est seule à voir la troublent au plus haut point. Lorsque son père s'absente une quinzaine de jours pour des raisons professionnelles, elle accepte de rendre un mystérieux service à son ancien petit ami. Cette livraison apparemment anodine provoquera une série de réactions en chaîne qui entraîneront Zoë dans une aventure palpitante. Et nous aussi.
Ici, tout comme April Ryan (aaah, April... ) dans The Longest Journey, Zoë Castillo n'est pas invitée à faire un voyage immobile. Taxi, train next-generation, avion high-tech, dirigeable... elle va souvent où ses pieds la portent, même dans ses "rêves", où elle est brutalement plongée dans une réalité qui dépasse de loin l'horizon auquel elle était habituée. Et tout comme April, Zoë se révèle particulièrement apte à agir quand il ne faut.
Le prologue est mystérieux à souhait. Pour qui n'a pas joué à TLJ, le personnage que l'on rencontre au Tibet ne lui dira rien. Pour ceux qui connaissent Brian Westhouse, cette scène liminaire n'en est pas moins sibylline.
Nous sommes plus tard amenés à incarner différents protagonistes de l'aventure, entraînés par un scénario prodigieux dans une histoire aux implications multiples et stratifiées, que l'on ne découvre qu'au fur et à mesure. Toutes les branches narratives se trouvent peu à peu imbriquées. Suivons-nous l'histoire de Zoë qui voyage, dans sa réalité de Stark, de Casablanca à New Port et du Japon à la Russie, puis accède par ses rêves au monde d'Arcadia où règne la magie depuis Marcuria jusqu'au royaume caché du peuple des Ombres ? Suivons-nous la lutte d'April, qui cherche une vaine vengeance dans la résistance aux Azadis ? Nous attachons-nous aux pas de Kian, guerrier Azadi au service de sa foi qui est bouleversé par la réalité des agissements des siens ?
Ne sommes-nous pas plutôt sur la trace mystérieuse de cette fillette vêtue de blanc qui apparaît sur les écrans comme une interférence ? Ou sur celle du lancement problématique de l'incroyable Dreamer, une machine à rêve, par la très inquiétante société Waticorp... Petit à petit Ragnar Tørnquist (le génial 'malade' qui est à l'origine du jeu) nous dévoile un univers entier... non, deux. Tout s'emboîte admirablement. Non pas tant comme un scénario bien ficelé, mais comme un monde crédible et vivant, qui existe par lui-même et en dehors de son créateur, qui garde sa part de mystère, car la fin est ouverte... En plus, l'auteur l'affirme, il y aura une suite (qui ne sera peut-être pas forcément un jeu) : alors, que demande le peuple ?
![[Image: 20221026184903-43bb1588.jpg]](https://www.ufo-3d.fr/gallery/upload/2022/10/26/20221026184903-43bb1588.jpg)
Les autres très grandes qualités de Dreamfall
Faire du tourisme dans Dreamfall est un plaisir. Les graphismes en 3D temps réel sont assez réussis et séduisants, malgré un manque général de fluidité (le moteur 3D date un peu). Le charme opère quand même.
Que ce soit à Stark ou à Arcadia, les paysages et les lieux sont fabuleux ; ils ont même du style, ce qui est assez rare pour être signalé. On se rince littéralement l'oeil. Les cinématiques, programmées avec le même moteur que le jeu sont très belles et s'intègrent parfaitement à la qualité générale de l'ensemble.
Les personnages sont vraiment attachants, intéressants et ce qui ne gâche rien, sont très bien doublés. Zoë est tout simplement craquante. April est plus mûre, plus sombre aussi, mais c'est toujours un plaisir de la retrouver. Les personnages secondaires, qu'on les ait déjà vus dans TLJ (Brian, Benrime, Crow, Charlie, Emma... ) ou qu'ils apparaissent pour la première fois (Damien, Liv), sont plutôt réussis, même si graphiquement ils restent inférieurs aux PJ. [Les figurants sont en revanche carrément négligés.]
Mais Dreamfall c'est aussi : une musique sublime, une ambiance unique, de l'humour, des pizzas... Laissez-vous happer!
Jeu sorti en mai 2006
Studio : Funcom (Ragnar Tornquist inside)
Editeur : Micro Application
Site officiel : Dreamfall
1 DVD-rom PC
J'suis pas un mauvais gars, mais c'est plus fort que moi
Les vampires et les vamps, Ça m'rend dingue
J'achète des chauves-souris, pour mettre dans mon burlingue
Et j'épouse toutes les tueuses que j'connais (Boris Vian)
Les vampires et les vamps, Ça m'rend dingue
J'achète des chauves-souris, pour mettre dans mon burlingue
Et j'épouse toutes les tueuses que j'connais (Boris Vian)

