30-07-2011, 10:13
En Île-de-France, pour parler de ce que je connais, les "petits" délits sont en train de prendre des proportions alarmantes. Plus aucune boutique n'est épargnée par le vol. Dans telle enseigne où l'on achète du café et de la vaisselle, il est devenu impossible de manipuler les tasses car elles sont dorénavant collées au présentoir. Dans tel autre grand magasin parisien renommé, les vigiles ne parviennent pas à endiguer le vol des sacs à main à l'arrachée aux caisses. Il est devenu impossible d'utiliser son smartphone dans une part importante du domaine public parce qu'on "tente" les pauvres voleurs innocents...
Bref, il y a comme un climat. Ce qui est le plus désarmant, c'est l'absence de réponse adaptée de notre système judiciaire. Aujourd'hui, dès le collège on sait qu'on ne risque pas grand chose à se faire prendre. Et tous les bons pédagogues expliquent que de toute façon ce n'est pas la répression seule qui peut régler les choses...
Il y a de quoi y perdre son latin quand on est à la fois engagé dans un idéal humaniste qui privilégie l'éducation mais aussi confronté à la réalité qui prouve que ce ne sont pas des séances de "catéchisme civique" qui peuvent, sinon éliminer, ne serait-ce qu'au moins atténuer le phénomène. Comment réprimer efficacement les délits sans se déshumaniser, sans imposer des peines disproportionnées mais qui aient une portée dissuasive ?
Les voleurs et cambrioleurs ne sont que rarement condamnés à une peine concrète. Beaucoup de sursis, de remise de peine... une arrestation avec passage au poste et devant le juge a comme un parfum d'aventures à raconter aux copains. Et ce n'est pas le casier judiciaire qui fait peur car les délinquants n'ont que rarement l'intention de passer des concours de la fonction publique. D'ailleurs, la peine de prison a-t-elle un sens pour les petits délinquants ? Être enfermé dans une cellule surpeuplée, est-ce une sanction qui apporte quoi que ce soit, à part un moment de répit pour la société ? Répit d'ailleurs fantasmé car les délits se poursuivent à grand train.
La prison est inadaptée, les peines en sursis de la rigolade, les châtiments corporels sont inhumains... il faut donc trouver une autre voie. Laquelle ? J'avoue ne pas avoir de certitudes sur la question.
Bref, il y a comme un climat. Ce qui est le plus désarmant, c'est l'absence de réponse adaptée de notre système judiciaire. Aujourd'hui, dès le collège on sait qu'on ne risque pas grand chose à se faire prendre. Et tous les bons pédagogues expliquent que de toute façon ce n'est pas la répression seule qui peut régler les choses...
Il y a de quoi y perdre son latin quand on est à la fois engagé dans un idéal humaniste qui privilégie l'éducation mais aussi confronté à la réalité qui prouve que ce ne sont pas des séances de "catéchisme civique" qui peuvent, sinon éliminer, ne serait-ce qu'au moins atténuer le phénomène. Comment réprimer efficacement les délits sans se déshumaniser, sans imposer des peines disproportionnées mais qui aient une portée dissuasive ?
Les voleurs et cambrioleurs ne sont que rarement condamnés à une peine concrète. Beaucoup de sursis, de remise de peine... une arrestation avec passage au poste et devant le juge a comme un parfum d'aventures à raconter aux copains. Et ce n'est pas le casier judiciaire qui fait peur car les délinquants n'ont que rarement l'intention de passer des concours de la fonction publique. D'ailleurs, la peine de prison a-t-elle un sens pour les petits délinquants ? Être enfermé dans une cellule surpeuplée, est-ce une sanction qui apporte quoi que ce soit, à part un moment de répit pour la société ? Répit d'ailleurs fantasmé car les délits se poursuivent à grand train.
La prison est inadaptée, les peines en sursis de la rigolade, les châtiments corporels sont inhumains... il faut donc trouver une autre voie. Laquelle ? J'avoue ne pas avoir de certitudes sur la question.

