20-04-2011, 11:38
Par un beau matin de printemps, la verve turgescente, je pris la plume et composai en l'honneur du célèbre Grover mon plus pouème. Je pris ma plume, et, la trempant dans l'encre violette, je me mis à gratter harmonieusement le papier ancien de mon grimoire, traçant pleins et déliés au fil de ma fluide inspiration de pouète que je suis grave trop. Satisfait de mon oeuvre, je refermai l'ouvrage, heureux d'avoir apporté une nouvelle pierre à cette "Compilation des plus beaux pouèmes de l'univers, par Scribe le Génial, plus grand auteur de tous les temps". Je plaçai l'épais volume dans mon étagère soigneusement étiquetée "Trucs à faire publier un jour", entre mon fameux "100 trucs et astuces culinaires absolument fabuleux qui feront de vous un chef étoilé en moins d'une heure, par Scribe le Fantastique, plus grand cuisinier de tous les temps" et mon célèbre "Transformer votre Fiat Panda en Rolls avec un tournevis et une bobine de ficelle, et 1000 autres conseils bricolages incroyables, par Scribe l’Époustouflant, plus grand mécano de tous les temps". Je laissai là l'ouvrage et allai me coucher, laissant la nuit me porter conseil sur le fait de savoir si oui ou non, la collection la Pléiade serait digne d'éditer tous ces chefs-d'oeuvre.
Dix ans plus tard, je tombai par hasard sur ces grimoires poussiéreux et oubliés. Ah, la folie trépidante de ma vie d'artiste m'avait détourné de ces basses considérations de publication. Ému, je ressortis ma "Compilation de Pouèmes", et relu avec émotion ce style si pur et si beau. Hélas, à ma grande stupeur, de vils asticots s'étaient promenés à travers les pages, dévorant sans considération aucune des morceaux de mon oeuvre ! Scandale ! Dépité de voir ainsi mon talent détruit, je laissai l'ouvrage ouvert sur la table, à la page du dernier pouème écrit : "Grover, [mot bouffé par les asticots] de l'univers".
C'est alors que vous intervenez ! Oui, vous ! Votre talent n'égale certes pas le mien, mais vous pouvez au moins tenter de vous en approcher ! Pour célébrer le cumul grovereux, complétez ce pouème somptueux, en plaçant un mot à la place de chaque trou. Saurez-vous redonner à cette ode son éclat d’antan ?
Sachez que la longueur des vers est libre, aucun ver n'étant discriminé pour un jour pareil.
Dix ans plus tard, je tombai par hasard sur ces grimoires poussiéreux et oubliés. Ah, la folie trépidante de ma vie d'artiste m'avait détourné de ces basses considérations de publication. Ému, je ressortis ma "Compilation de Pouèmes", et relu avec émotion ce style si pur et si beau. Hélas, à ma grande stupeur, de vils asticots s'étaient promenés à travers les pages, dévorant sans considération aucune des morceaux de mon oeuvre ! Scandale ! Dépité de voir ainsi mon talent détruit, je laissai l'ouvrage ouvert sur la table, à la page du dernier pouème écrit : "Grover, [mot bouffé par les asticots] de l'univers".
C'est alors que vous intervenez ! Oui, vous ! Votre talent n'égale certes pas le mien, mais vous pouvez au moins tenter de vous en approcher ! Pour célébrer le cumul grovereux, complétez ce pouème somptueux, en plaçant un mot à la place de chaque trou. Saurez-vous redonner à cette ode son éclat d’antan ?
Sachez que la longueur des vers est libre, aucun ver n'étant discriminé pour un jour pareil.
Grover, [1]
de l'univers
Quand vient la fin du jour, tous s'en vont sans un bruit
Les mille-pattes et les blattes se terrent dans l'oubli
Seul dans le [2]
surgit en triomphant
Le Grover magnifique et ses [3]
ans !
Qu'ils s'écrasent, les pleutres et les rampants
Car voici, seul contre tous, le héros des [4]
Le [5]
ne craint pas la peur ni le [6]
Il sait que toujours il [7]
son [8]
.
L'auguste annélide n'est pas un gros [9]
Car il sait se parer de l'habit du homard.
Le ver des sables se mue en [10]
de la mer
De sa pince farouche il [11]
sa grand-mère.
Voyez comme il rayonne dans son [12]
de lumière
La nature est [13]
, elle fit de lui un ver
Qu'importe, se dit-il, je serai un héros
Car [14 (toute la fin du dernier vers est hélas mangée, complétez-le aussi)]
de l'univers
Quand vient la fin du jour, tous s'en vont sans un bruit
Les mille-pattes et les blattes se terrent dans l'oubli
Seul dans le [2]
surgit en triomphant
Le Grover magnifique et ses [3]
ans !
Qu'ils s'écrasent, les pleutres et les rampants
Car voici, seul contre tous, le héros des [4]
Le [5]
ne craint pas la peur ni le [6]
Il sait que toujours il [7]
son [8]
.
L'auguste annélide n'est pas un gros [9]
Car il sait se parer de l'habit du homard.
Le ver des sables se mue en [10]
de la mer
De sa pince farouche il [11]
sa grand-mère.
Voyez comme il rayonne dans son [12]
de lumière
La nature est [13]
, elle fit de lui un ver
Qu'importe, se dit-il, je serai un héros
Car [14 (toute la fin du dernier vers est hélas mangée, complétez-le aussi)]
Tell me about the rabbits, George.

