13-02-2010, 21:13
Oui, je comprends très bien ce que tu veux dire.
Mais entre les flics qui interviennent dans le feu de l'action pour empêcher à des personnes d'être blessées (ou pire), et des flics qui vont après coup chercher des ados chez eux, sans preuve, les menottent et les maintiennent en garde à vue pendant des heures, je vois une différence.
Je ne dis pas que c'est le rôle des parents ou des profs d'intervenir pour faire cesser une bagarre qui tourne mal. Si on regarde juste les actions violentes de certains jeunes, je crois effectivement qu'on peut trouver assez normale l'intervention de la police, parce qu'on ne voit que ça à faire. Mais le vrai problème est pour moi plus large que ça. Depuis des décennies les quartiers difficiles sont "mis de côté" par les politiques (ah non pardon, il y a tous ces super plans banlieues tous aussi vides les uns que les autres), et quand je dis les politiques, je vise bien "le bon côté" comme "le mauvais" pour reprendre ton expression.
Plutôt que d'aider vraiment les quartiers en y mettant des moyens financiers et humains, et Dieu sait s'il en faut, on préfère serrer les vis en surface sur les débordements de violence. Parce que c'est moins cher, parce que ça se voit, parce que ça marque l'opinion. On ne règle rien sur le fond, et ces politiques de répression aboutissent régulièrement à des dérives que je trouve graves.
PS : Aucun souci, je ne suis pas assez bête pour prendre pour des attaques personnelles ce qui n'est qu'un débat d'idées, aussi délicat soit-il.
Mais entre les flics qui interviennent dans le feu de l'action pour empêcher à des personnes d'être blessées (ou pire), et des flics qui vont après coup chercher des ados chez eux, sans preuve, les menottent et les maintiennent en garde à vue pendant des heures, je vois une différence.
Je ne dis pas que c'est le rôle des parents ou des profs d'intervenir pour faire cesser une bagarre qui tourne mal. Si on regarde juste les actions violentes de certains jeunes, je crois effectivement qu'on peut trouver assez normale l'intervention de la police, parce qu'on ne voit que ça à faire. Mais le vrai problème est pour moi plus large que ça. Depuis des décennies les quartiers difficiles sont "mis de côté" par les politiques (ah non pardon, il y a tous ces super plans banlieues tous aussi vides les uns que les autres), et quand je dis les politiques, je vise bien "le bon côté" comme "le mauvais" pour reprendre ton expression.
Plutôt que d'aider vraiment les quartiers en y mettant des moyens financiers et humains, et Dieu sait s'il en faut, on préfère serrer les vis en surface sur les débordements de violence. Parce que c'est moins cher, parce que ça se voit, parce que ça marque l'opinion. On ne règle rien sur le fond, et ces politiques de répression aboutissent régulièrement à des dérives que je trouve graves.
PS : Aucun souci, je ne suis pas assez bête pour prendre pour des attaques personnelles ce qui n'est qu'un débat d'idées, aussi délicat soit-il.
Tell me about the rabbits, George.

