23-12-2009, 20:58
Tiens ? Un sujet où donner son avis ? J'aime bien ! Dommage que je n'aie pas joué à la plupart de ces jeux. Je peux, malgré tout, donner mes impressions sur certains titres présents dans la liste et que j'ai eu le bonheur de finir il y a quelques années déjà.
Lighthouse
12.5/20
Un jeu qui avait tout pour plaire : Lieux variés, créatures rencontrées avec qui parler, univers riches et remplis de machineries, un scénario intrigant, ... Mais plongé dans le jeu, toute la propagande qui en avait été faite m'a semblé bien mensongère : j'y ai vu, à l'époque, un jeu maladroit, avec de bonnes idées mais le double de mauvaises pour tout gâcher.
Des énigmes peu logiques, des bugs, des personnages fades, une linéarité sans nom pour un scénario à la trame particulièrement absente. Qui ne s'est pas pris la tête sur la petite boîte du bureau, ou n'a pas réussi à ouvrir le coffre à côté malgré la combinaison en mains ? Des souvenirs assez négatifs qui, avec le temps, se sont émoussés : le jeu a bénéficié d'un patch correctif important (éliminant bien des bugs, notamment celui de rester définitivement bloqué dans le sous-marin), un suivi qui a permis de conserver la possibilité de jouer à ce jeu sous XP et Vista.
J'ai donc pu, après quelques années, retenter l'aventure : l'amertume de la déception en moins, ce jeu reste correct, un peu court, toujours très dirigiste, mais j'ai pu apprécier une certaine ambiance "entre la nostalgie et l'étrange" que j'ai rarement rencontrée dans d'autres jeux (la musique y étant pour beaucoup).
Safecracker
15/20
Il existe deux jeux ayant ce titre : celui qui est sorti sur PC et WII, et l'opus précédent (aussi connu sous le nom "Casse chez Crabs & sons"). Même si le principe de jeu est parfaitement identique, le plaisir et l'immersion restent bien meilleurs dans le second opus. Je parlerai donc de ce deuxième opus dans ma critique ci*après.
Les jeux où s'enchaînent puzzles et énigmes sur un scénario alibi (un scénario sans réelle profondeur, avec pour seul but de lier les puzzles sous le même toit) ne sont pas légion, car il est bien difficile de capter suffisamment longtemps l'attention des joueurs pour qu'ils viennent à bout du jeu. Sous des airs rébarbatif, voire hautement répétitif, Safecracker réserve pourtant d'excellentes surprises.
Un scénario peu original ni très intéressant arrive cependant à se tramer, sorte de Cluedo inversé (pour découvrir qui pourrait être l'héritier), au travers d'indices et commentaires parsemés dans la demeure. Et quelle demeure ! Magnifique, splendide, richement ouvragée, que l'on peut visiter en Omni3D de haute qualité, avec moult détails très agréables pour les yeux. Jeux de lumière, animations intégrées aux décors, c'est un bonheur que de traverser chaque pièce, et cela devient même la motivation première pour réussir les puzzles et énigmes verrouillant les coffres divers et variés.
Quant aux énigmes : entre le classique taquin et l'utilisation très originale du sens d'observation du joueur, on a droit à tout un panel de challenges plus ou moins faciles qui ne cessent d'étonner par leur réalisation sans faille. Amateurs de puzzles et casse-têtes, il est impossible de passer à côté de ce jeu sans l'acquérir, surtout au prix où il est vendu de nos jours. Petit bonus : l'énigme du "flipper à billes de couleurs", dans la salle "psychédélique", reste à mes yeux l'une des énigmes les plus difficiles que j'aie rencontrée dans un jeu.
Shivers 1
17/20
Le jeu de puzzle culte de Sierra. Acheté il y a de très nombreuses années, je n'ai jamais regretté. Les challenges extrêmement nombreux sont intégrés avec naturel à un scénario sympathique qui permet l'existence ô combien originale des Ixupi, ces esprits de la matière qui se permettent de compliquer la tâche au joueur.
A l'affut du moindre bruit/cliqueti étrange, l'on tente de résoudre des énigmes et casse-têtes plus ou moins classiques, le tout dans des lieux extrêmement colorés, sur une bande son des plus immersive. C'est probablement le jeu de ce genre que j'aurai fait avec le plus de plaisir, tant tout se joue intuitivement, où chaque pas dans une nouvelle salle peut susciter d'émotions.
Bien des années après la sortie de ce jeu en commerce, ce titre reste une figure emblématique du genre, toujours aussi prenant à jouer, toujours compatible avec les ordinateurs actuels, ... Rien à rajouter si ce n'est qu'il est téléchargeable gratuitement sur les site dédiés à l'abandonware et qu'il serait donc extrêmement malheureux que de ne pas savoir profiter d'une telle chance.
Shivers 2 : harvest of souls
12/20
Dans la même veine que l'opus précédent, ce jeu à la navigation plus dynamique (rotation autour de soi, et non plus un simple "slideshow") n'arrive pourtant pas à égaler Shivers. Les graphismes toujours aussi flash, la musique toujours aussi décalé, les challenge toujours aussi complexes devraient apporter les mêmes sensations, ... mais la magie opère moins. L'échange des Ixupi contre l'esprit d'indiens a peut-être ôté quelque chose aux amateurs du premier opus, mais il semble que ce soit plus dans le jeu en lui-même, plus arbitraire, décousu, que la magie n'arrive pas à prendre consistance.
Malgré tout, cela ne réduit pas pour autant la qualité des énigmes et puzzles rencontrés au fil du jeu, et l'on apprécie que les concepteurs aient tenté de recréer une ambiance tout particulière, proche du premier opus, entre le merveilleux, le réflexif et le stressant. Une suite qui souffre plus de l'ombre de son aîné que de ses propres faiblesses.
Seventh Guest (the)
18/20
Impossible d'être impartial lorsque j'entends le titre de ce jeu : en effet, voici mon tout premier jeu sur PC. Par bonheur, j'ai pu découvrir et essayer ce jeu à Disneyland, au milieu des années 90, à la sortie du "StarTours". A l'époque, de nombreux ordinateurs proposaient aux visiteurs de découvrir de nombreux jeux vidéo, notamment "The 7Th Guest". Sitôt sorti du cinéma dynamique (et me remettant péniblement des haut-le-coeur que ce dernier m'avait infligé ...), j'ai été attiré par les couleurs étranges et les graphismes burtoniens de ce jeu. Sans rien connaître aux jeux vidéo ni à l'informatique, c'est fébrilement que j'ai attrapé ma première souris, et cliqué sur l'énigme du gâteau de la cuisine (celui avec les têtes de mort et les tombes).
Après quelques minutes de tentative de compréhension, j'ai fini l'énigme et découvert qu'il existait tout un jeu autour de cette énigme (et de bien d'autres), avec un manoir à parcourir en long et en large, en suivant les indications pernicieuses d'une voix-Off malsaine. Une ambiance culte, des prises de tête cultes, des énigmes vraiment de très haut niveau, ... tout est là pour griller le peu de neurones qui restent aux joueurs.
Attention, en revanche ! Le jeu est ENTIEREMENT en anglais, ce qui gâche le plaisir de beaucoup (car tout est écrit ou prononcé en anglais, ce qui n'est pas évident lorsqu'il y a des jeux de mots complexes), mais surtout complexifie très très grandement certaines énigmes où la langue anglaise est le maître-mot de l'énigmes (comme celle des boîtes de conserve dans le placard de la cuisine).
Eleventh Hour (the)
17/20
Suite de The 7th Guest, cet opus (troisième de la série inaugurée par "Clandestiny") n'a pas à rougir devant ses ancêtres. Loin de là ! De très nombreux moments vidéo parsèment le jeu de flashbacks qui tissent une toile de scénario de plus en plus riche. La voix-off est toujours présente, mais en français ! L'humour malsin reste très présent, et l'on se paye le luxe d'une fin multiple suivant la décision finale du joueur.
Timelapse
14/20
Viendez ! Viendez vous amuser avec les rouages aztèques, les tronches pierreuses de l'île de Pacques, les plumes indiennes, et autres petits délices intellectuels du genre (le lézard sur la double pyramide de verre, par exemple >_<). Sur fond de recherche d'un intrépide archéologue en quête de la citée de l'Atlantide, le joueur a de quoi rouiller sur les énigmes tordues, gripper sur les casses-têtes, bloquer un peu partout, et devoir déjouer mécanismes et autres complexités avec comme seule arme un cerveau avide de défis à relever.
Graphismes magnifiques, ambiance agréable, challenges de bon niveau, ... un jeu qui s'est classé parmi les meilleurs jeux d'aventure de ces années. La possibilité de jouer au clavier n'était pas non-plus à dénigrer, car elle apportait à l'écran l'affichage des possibilités de mouvements de navigation dans le jeu. En revanche, le final repose sur quelques phases avec gestion de chrono, ce qui stresse inutilement les joueurs qui sentent la fin arriver. Dommage car sans cela, ce jeu aurait laissé d'encore meilleurs souvenirs.
Zork Némésis
19/20
Gné ? O_o Un jeu d'énigme ? Ah non ! Voilà un vrai jeu d'Aventure ! Probablement le meilleur qui soit (c'est mon préféré ^^). Ambiance glauque à souhait, prenante, chargée de mystère, avec un scénario captivant, des acteurs intégrés crédibles, des univers remarquablement ficelés, un niveau cérébral de haut vol, des graphismes hallucinants, des détails à foison, une bande son incroyable, ... Ce n'est même plus du jeu-vidéo, c'est de l'Art !
Zork Nemesis est sans nul doute le jeu le plus abouti dans le domaine de l'alchimie, et de sa confrontation à la science (chimie, médecine, ...) ou à l'art (musique). Au travers de mondes divers et variés, le joueur est plongé dans la complexité correspondant au monde visité, et donc au domaine d'excellence d'un des protagonistes non-joueurs.
Hélas, ce jeu a maintenant bien du mal à fonctionner sur les machines récentes, tant via messages d'alerte de changement de CD (qu'on peut éviter via l'appui sur quelques touches) que les moments de réaction (notamment celui de la corde de la cloche pour sortir par la fenêtre). L'utilisation d'un ralentisseur ("CPU-Killer" & co) n'est pas un luxe. Mais cela reste malgré tout moins confortable qu'avec les ordinateurs peu puissants de l'époque.
De cette liste censée être de puzzles/énigmes, certains jeux manque à l'appel selon moi :
Pandora's Box
11/20
Assemblage de puzzles/casse-têtes, ce jeu estampillé Microsoft propose quelques moments prise de tête fort sympathiques. En revanche, ce jeu ne possède absolument aucun scénario, de près ou de loin, ce qui relègue plus aisément Pandora's Box à un ancêtre d'Azada & co.
Jewels of Oracle 1 & 2
18/20
Voilà un jeu qui fait cruellement défaut dans la liste (du moins le premier opus, car le suivant n'est pas sorti en France) : riche, magnifique, original, complexe, il a tout pour faire partie des meilleurs. Le scénario alibi est vraiment fragile ("on est arrivé, on a touché, on a tout pété, on doit tout réparer"), mais l'ambiance générale, les graphismes, les animations de mouvements, les musiques, la voix-off de la tête en triangle ("Il n'est plus rien que tu puisses faire" ... CHTAC !). Tout est parfait ! Que de souvenirs à l'évocation de ce titre ! Des mois entiers n'auront pu suffire pour m'aider à boucler ce jeu qui sera resté en plan durant 8 années (oui ! 8 !) pour enfin me permettre, un jour, de résoudre la dernière énigme qui me prenait la tête ...
La patience est indispensable, ainsi que l'observation, la réflexion, ... mais tout aventurier possède une besace débordant de ces qualités, et je ne doute pas qu'un aventurier amateur ou chevronné ne peut qu'apprécier ce jeu aux si nombreux challenges dans un cadre si particulier.
Nine
18/20
Imaginez qu'un acteur se prenne l'envie de produire un jeu d'aventure à la seule condition que son niveau intellectuel ait pour égal la beauté artistique dépoyée pour l'illustrer ... Vous obtenez un Robert De Niro qui produit Nine, un jeu original, réellement déroutant par son esthétique, un jeu qui possède toutes les subtilités graphiques possible à cette époque, et qui aura tellement tenté d'innover que bien des jeux y faisant suite donneront l'impression d'être sortis avant.
Truffé d'animations intégrées au décors, de magnificence graphique et sonore, de scénario original et divertissant, d'énigmes trodues parfois très très complexes, d'un final qui se grave dans les mémoires, ... ce jeu est un hommage à ce qui se fait de mieux, tant dans le concept que dans sa réalisation. Devenu culte très rapidement, il est hélas très vite tombé dans l'oubli, mais l'abandonware est là pour rappeler aux amateurs que des jeux qui ne sont plus vendus en commerce ne doivent pas pour autant être complètement oubliés. A l'occasion, n'hésitez pas à vous lancer dans l'aventure déroutante de Nine : The Last Resort. Impossible de le regretter.
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Lighthouse
12.5/20
Un jeu qui avait tout pour plaire : Lieux variés, créatures rencontrées avec qui parler, univers riches et remplis de machineries, un scénario intrigant, ... Mais plongé dans le jeu, toute la propagande qui en avait été faite m'a semblé bien mensongère : j'y ai vu, à l'époque, un jeu maladroit, avec de bonnes idées mais le double de mauvaises pour tout gâcher.
Des énigmes peu logiques, des bugs, des personnages fades, une linéarité sans nom pour un scénario à la trame particulièrement absente. Qui ne s'est pas pris la tête sur la petite boîte du bureau, ou n'a pas réussi à ouvrir le coffre à côté malgré la combinaison en mains ? Des souvenirs assez négatifs qui, avec le temps, se sont émoussés : le jeu a bénéficié d'un patch correctif important (éliminant bien des bugs, notamment celui de rester définitivement bloqué dans le sous-marin), un suivi qui a permis de conserver la possibilité de jouer à ce jeu sous XP et Vista.
J'ai donc pu, après quelques années, retenter l'aventure : l'amertume de la déception en moins, ce jeu reste correct, un peu court, toujours très dirigiste, mais j'ai pu apprécier une certaine ambiance "entre la nostalgie et l'étrange" que j'ai rarement rencontrée dans d'autres jeux (la musique y étant pour beaucoup).
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Safecracker
15/20
Il existe deux jeux ayant ce titre : celui qui est sorti sur PC et WII, et l'opus précédent (aussi connu sous le nom "Casse chez Crabs & sons"). Même si le principe de jeu est parfaitement identique, le plaisir et l'immersion restent bien meilleurs dans le second opus. Je parlerai donc de ce deuxième opus dans ma critique ci*après.
Les jeux où s'enchaînent puzzles et énigmes sur un scénario alibi (un scénario sans réelle profondeur, avec pour seul but de lier les puzzles sous le même toit) ne sont pas légion, car il est bien difficile de capter suffisamment longtemps l'attention des joueurs pour qu'ils viennent à bout du jeu. Sous des airs rébarbatif, voire hautement répétitif, Safecracker réserve pourtant d'excellentes surprises.
Un scénario peu original ni très intéressant arrive cependant à se tramer, sorte de Cluedo inversé (pour découvrir qui pourrait être l'héritier), au travers d'indices et commentaires parsemés dans la demeure. Et quelle demeure ! Magnifique, splendide, richement ouvragée, que l'on peut visiter en Omni3D de haute qualité, avec moult détails très agréables pour les yeux. Jeux de lumière, animations intégrées aux décors, c'est un bonheur que de traverser chaque pièce, et cela devient même la motivation première pour réussir les puzzles et énigmes verrouillant les coffres divers et variés.
Quant aux énigmes : entre le classique taquin et l'utilisation très originale du sens d'observation du joueur, on a droit à tout un panel de challenges plus ou moins faciles qui ne cessent d'étonner par leur réalisation sans faille. Amateurs de puzzles et casse-têtes, il est impossible de passer à côté de ce jeu sans l'acquérir, surtout au prix où il est vendu de nos jours. Petit bonus : l'énigme du "flipper à billes de couleurs", dans la salle "psychédélique", reste à mes yeux l'une des énigmes les plus difficiles que j'aie rencontrée dans un jeu.
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Shivers 1
17/20
Le jeu de puzzle culte de Sierra. Acheté il y a de très nombreuses années, je n'ai jamais regretté. Les challenges extrêmement nombreux sont intégrés avec naturel à un scénario sympathique qui permet l'existence ô combien originale des Ixupi, ces esprits de la matière qui se permettent de compliquer la tâche au joueur.
A l'affut du moindre bruit/cliqueti étrange, l'on tente de résoudre des énigmes et casse-têtes plus ou moins classiques, le tout dans des lieux extrêmement colorés, sur une bande son des plus immersive. C'est probablement le jeu de ce genre que j'aurai fait avec le plus de plaisir, tant tout se joue intuitivement, où chaque pas dans une nouvelle salle peut susciter d'émotions.
Bien des années après la sortie de ce jeu en commerce, ce titre reste une figure emblématique du genre, toujours aussi prenant à jouer, toujours compatible avec les ordinateurs actuels, ... Rien à rajouter si ce n'est qu'il est téléchargeable gratuitement sur les site dédiés à l'abandonware et qu'il serait donc extrêmement malheureux que de ne pas savoir profiter d'une telle chance.
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Shivers 2 : harvest of souls
12/20
Dans la même veine que l'opus précédent, ce jeu à la navigation plus dynamique (rotation autour de soi, et non plus un simple "slideshow") n'arrive pourtant pas à égaler Shivers. Les graphismes toujours aussi flash, la musique toujours aussi décalé, les challenge toujours aussi complexes devraient apporter les mêmes sensations, ... mais la magie opère moins. L'échange des Ixupi contre l'esprit d'indiens a peut-être ôté quelque chose aux amateurs du premier opus, mais il semble que ce soit plus dans le jeu en lui-même, plus arbitraire, décousu, que la magie n'arrive pas à prendre consistance.
Malgré tout, cela ne réduit pas pour autant la qualité des énigmes et puzzles rencontrés au fil du jeu, et l'on apprécie que les concepteurs aient tenté de recréer une ambiance tout particulière, proche du premier opus, entre le merveilleux, le réflexif et le stressant. Une suite qui souffre plus de l'ombre de son aîné que de ses propres faiblesses.
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Seventh Guest (the)
18/20
Impossible d'être impartial lorsque j'entends le titre de ce jeu : en effet, voici mon tout premier jeu sur PC. Par bonheur, j'ai pu découvrir et essayer ce jeu à Disneyland, au milieu des années 90, à la sortie du "StarTours". A l'époque, de nombreux ordinateurs proposaient aux visiteurs de découvrir de nombreux jeux vidéo, notamment "The 7Th Guest". Sitôt sorti du cinéma dynamique (et me remettant péniblement des haut-le-coeur que ce dernier m'avait infligé ...), j'ai été attiré par les couleurs étranges et les graphismes burtoniens de ce jeu. Sans rien connaître aux jeux vidéo ni à l'informatique, c'est fébrilement que j'ai attrapé ma première souris, et cliqué sur l'énigme du gâteau de la cuisine (celui avec les têtes de mort et les tombes).
Après quelques minutes de tentative de compréhension, j'ai fini l'énigme et découvert qu'il existait tout un jeu autour de cette énigme (et de bien d'autres), avec un manoir à parcourir en long et en large, en suivant les indications pernicieuses d'une voix-Off malsaine. Une ambiance culte, des prises de tête cultes, des énigmes vraiment de très haut niveau, ... tout est là pour griller le peu de neurones qui restent aux joueurs.
Attention, en revanche ! Le jeu est ENTIEREMENT en anglais, ce qui gâche le plaisir de beaucoup (car tout est écrit ou prononcé en anglais, ce qui n'est pas évident lorsqu'il y a des jeux de mots complexes), mais surtout complexifie très très grandement certaines énigmes où la langue anglaise est le maître-mot de l'énigmes (comme celle des boîtes de conserve dans le placard de la cuisine).
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Eleventh Hour (the)
17/20
Suite de The 7th Guest, cet opus (troisième de la série inaugurée par "Clandestiny") n'a pas à rougir devant ses ancêtres. Loin de là ! De très nombreux moments vidéo parsèment le jeu de flashbacks qui tissent une toile de scénario de plus en plus riche. La voix-off est toujours présente, mais en français ! L'humour malsin reste très présent, et l'on se paye le luxe d'une fin multiple suivant la décision finale du joueur.
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Timelapse
14/20
Viendez ! Viendez vous amuser avec les rouages aztèques, les tronches pierreuses de l'île de Pacques, les plumes indiennes, et autres petits délices intellectuels du genre (le lézard sur la double pyramide de verre, par exemple >_<). Sur fond de recherche d'un intrépide archéologue en quête de la citée de l'Atlantide, le joueur a de quoi rouiller sur les énigmes tordues, gripper sur les casses-têtes, bloquer un peu partout, et devoir déjouer mécanismes et autres complexités avec comme seule arme un cerveau avide de défis à relever.
Graphismes magnifiques, ambiance agréable, challenges de bon niveau, ... un jeu qui s'est classé parmi les meilleurs jeux d'aventure de ces années. La possibilité de jouer au clavier n'était pas non-plus à dénigrer, car elle apportait à l'écran l'affichage des possibilités de mouvements de navigation dans le jeu. En revanche, le final repose sur quelques phases avec gestion de chrono, ce qui stresse inutilement les joueurs qui sentent la fin arriver. Dommage car sans cela, ce jeu aurait laissé d'encore meilleurs souvenirs.
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Zork Némésis
19/20
Gné ? O_o Un jeu d'énigme ? Ah non ! Voilà un vrai jeu d'Aventure ! Probablement le meilleur qui soit (c'est mon préféré ^^). Ambiance glauque à souhait, prenante, chargée de mystère, avec un scénario captivant, des acteurs intégrés crédibles, des univers remarquablement ficelés, un niveau cérébral de haut vol, des graphismes hallucinants, des détails à foison, une bande son incroyable, ... Ce n'est même plus du jeu-vidéo, c'est de l'Art !
Zork Nemesis est sans nul doute le jeu le plus abouti dans le domaine de l'alchimie, et de sa confrontation à la science (chimie, médecine, ...) ou à l'art (musique). Au travers de mondes divers et variés, le joueur est plongé dans la complexité correspondant au monde visité, et donc au domaine d'excellence d'un des protagonistes non-joueurs.
Hélas, ce jeu a maintenant bien du mal à fonctionner sur les machines récentes, tant via messages d'alerte de changement de CD (qu'on peut éviter via l'appui sur quelques touches) que les moments de réaction (notamment celui de la corde de la cloche pour sortir par la fenêtre). L'utilisation d'un ralentisseur ("CPU-Killer" & co) n'est pas un luxe. Mais cela reste malgré tout moins confortable qu'avec les ordinateurs peu puissants de l'époque.
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De cette liste censée être de puzzles/énigmes, certains jeux manque à l'appel selon moi :
Pandora's Box
11/20
Assemblage de puzzles/casse-têtes, ce jeu estampillé Microsoft propose quelques moments prise de tête fort sympathiques. En revanche, ce jeu ne possède absolument aucun scénario, de près ou de loin, ce qui relègue plus aisément Pandora's Box à un ancêtre d'Azada & co.
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Jewels of Oracle 1 & 2
18/20
Voilà un jeu qui fait cruellement défaut dans la liste (du moins le premier opus, car le suivant n'est pas sorti en France) : riche, magnifique, original, complexe, il a tout pour faire partie des meilleurs. Le scénario alibi est vraiment fragile ("on est arrivé, on a touché, on a tout pété, on doit tout réparer"), mais l'ambiance générale, les graphismes, les animations de mouvements, les musiques, la voix-off de la tête en triangle ("Il n'est plus rien que tu puisses faire" ... CHTAC !). Tout est parfait ! Que de souvenirs à l'évocation de ce titre ! Des mois entiers n'auront pu suffire pour m'aider à boucler ce jeu qui sera resté en plan durant 8 années (oui ! 8 !) pour enfin me permettre, un jour, de résoudre la dernière énigme qui me prenait la tête ...
La patience est indispensable, ainsi que l'observation, la réflexion, ... mais tout aventurier possède une besace débordant de ces qualités, et je ne doute pas qu'un aventurier amateur ou chevronné ne peut qu'apprécier ce jeu aux si nombreux challenges dans un cadre si particulier.
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Nine
18/20
Imaginez qu'un acteur se prenne l'envie de produire un jeu d'aventure à la seule condition que son niveau intellectuel ait pour égal la beauté artistique dépoyée pour l'illustrer ... Vous obtenez un Robert De Niro qui produit Nine, un jeu original, réellement déroutant par son esthétique, un jeu qui possède toutes les subtilités graphiques possible à cette époque, et qui aura tellement tenté d'innover que bien des jeux y faisant suite donneront l'impression d'être sortis avant.
Truffé d'animations intégrées au décors, de magnificence graphique et sonore, de scénario original et divertissant, d'énigmes trodues parfois très très complexes, d'un final qui se grave dans les mémoires, ... ce jeu est un hommage à ce qui se fait de mieux, tant dans le concept que dans sa réalisation. Devenu culte très rapidement, il est hélas très vite tombé dans l'oubli, mais l'abandonware est là pour rappeler aux amateurs que des jeux qui ne sont plus vendus en commerce ne doivent pas pour autant être complètement oubliés. A l'occasion, n'hésitez pas à vous lancer dans l'aventure déroutante de Nine : The Last Resort. Impossible de le regretter.

