29-08-2009, 16:21
Chuis à la fois d'accord... et pas d'accord : d'accord pour dire qu'il ne faut pas faire comme si la littérature s'arrêtait aux grands noms et snober ce que l'on proclame unilatéralement comme inférieur, mais pas d'accord quand même pour plein de raisons : d'abord, on ne peut pas mettre tous les écrivains "réputés" dans le même sac, il y en a des chiants, il y en a des chouettes, et c'est pas souvent les mêmes en fonction des personnes.
C'est vrai qu'étudier des auteurs classiques, ça peut être barbant, j'en ai fait l'expérience, et au collège on n'a pas forcément la maturité nécessaire pour voir ce qu'il peut y avoir d'intéressant derrière ce qu'on nous "inflige" comme lectures. Mais après coup, je me dis que je suis quand même plus content d'avoir eu à lire Perceval de Chrétien de Troyes que Les piliers de la terre de Ken Follet. Parce que si je me suis sans doute un peu emmerdé à lire le premier, il m'a apporté pas mal de choses rétrospectivement, que ce soit au niveau historique ou culturel, qui me servent encore aujourd'hui. Alors que si j'ai pris plaisir à lire le second dans l'instant, il ne m'en reste pas grand chose après coup.
C'est aussi le rôle de l'école, ouvrir les élèves à des choses qui ne les intéressent pas a priori. Évidemment, il faut faire la part des choses, parce que c'est sûr que c'est le meilleur moyen de dégoûter les gosses de la lecture que de leur faire avaler des tonnes de bouquins plus épais que dicos dont ils ne liront pas trois pages. Mais bon, le jour où Marc Lévy sera devenu la norme dans les écoles, il y aura aussi de quoi s'inquiéter.
C'est vrai qu'étudier des auteurs classiques, ça peut être barbant, j'en ai fait l'expérience, et au collège on n'a pas forcément la maturité nécessaire pour voir ce qu'il peut y avoir d'intéressant derrière ce qu'on nous "inflige" comme lectures. Mais après coup, je me dis que je suis quand même plus content d'avoir eu à lire Perceval de Chrétien de Troyes que Les piliers de la terre de Ken Follet. Parce que si je me suis sans doute un peu emmerdé à lire le premier, il m'a apporté pas mal de choses rétrospectivement, que ce soit au niveau historique ou culturel, qui me servent encore aujourd'hui. Alors que si j'ai pris plaisir à lire le second dans l'instant, il ne m'en reste pas grand chose après coup.

C'est aussi le rôle de l'école, ouvrir les élèves à des choses qui ne les intéressent pas a priori. Évidemment, il faut faire la part des choses, parce que c'est sûr que c'est le meilleur moyen de dégoûter les gosses de la lecture que de leur faire avaler des tonnes de bouquins plus épais que dicos dont ils ne liront pas trois pages. Mais bon, le jour où Marc Lévy sera devenu la norme dans les écoles, il y aura aussi de quoi s'inquiéter.
Tell me about the rabbits, George.

