08-04-2009, 21:39
Il se demandait encore pourquoi il avait loué cette gentilhommière pour y organiser une réception avec de parfaits inconnus.
La soirée commença comme toutes les autres. Boire, vite, et beaucoup, atteindre l'ivresse rapidement sans savoir réellement pourquoi. Quand les convives ne furent plus que silhouettes floues, Gustave se laissa aller à la fête, errant dans les pièces, un inutile verre vide à la main.
Perdu dans ses pensées embrumées d'alcool, sans savoir s'il allait gerber dans un coin ou se soulager des 15 pintes ingurgitées durant la dernière heure, il se demanda soudain s'il était normal de voir la cheminée bouger.
Lentement, avec un grincement à donner la chair de poule, la cheminée pivota sur son axe.
Au travers des ondes de chaleur, Lucinda apparut soudainement telle un mirage dans les dunes.
« Où sont partis tous les autres ? ».
Apparemment elle cherchait celui qui lui avait fait chavirer son cœur hier soir. C’est vrai qu’elle est belle dans sa petite robe, pensa-t-il.
Il haussa les épaules pour marquer son ignorance.
Elle disparut dans une envolée de dentelles et de frous-frous.
Il piqua derechef du nez.
"- Vous, là !!!"
Gustave ouvrit péniblement les yeux, et se tourna vers la voix qui venait de l'interpeler.
"Quoi ?
- Bouge-toi de là, il faut que je nettoie votre bordel" grommela la femme de ménage.
Péniblement, il se redressa, écarquillant ses paupières empâtées, se demandant comment il avait pu atterrir dans la cuisine. Il se décida enfin à monter l'escalier de l'étage.
« Oh, ma tête !! » gémit-il. Il se massait les tempes tout en marchant.
Il finit par retrouver son chemin dans le dédale de couloirs et de passages du manoir. La robe de chambre en velours cramoisi qu'il portait le réchauffait à peine.
Mais le plus pénible était encore de n'avoir trouvé que cette paire de tong féminines ornées d'une grosse marguerite en plastique véritable.
Il repéra enfin une lourde porte de bois qui lui sembla familière.
Il tira la porte et pénétra dans la pièce où les reliquats de la soirée de la veille dégageaient une odeur fade. Il repoussa les bouteilles vides qui recouvraient le vieux sofa, s'y affala dans un cliquetis de verre entrechoqué, et soupira : "Oui, il faudrait vraiment visiter Casablanca".
La soirée commença comme toutes les autres. Boire, vite, et beaucoup, atteindre l'ivresse rapidement sans savoir réellement pourquoi. Quand les convives ne furent plus que silhouettes floues, Gustave se laissa aller à la fête, errant dans les pièces, un inutile verre vide à la main.
Perdu dans ses pensées embrumées d'alcool, sans savoir s'il allait gerber dans un coin ou se soulager des 15 pintes ingurgitées durant la dernière heure, il se demanda soudain s'il était normal de voir la cheminée bouger.
Lentement, avec un grincement à donner la chair de poule, la cheminée pivota sur son axe.
Au travers des ondes de chaleur, Lucinda apparut soudainement telle un mirage dans les dunes.
« Où sont partis tous les autres ? ».
Apparemment elle cherchait celui qui lui avait fait chavirer son cœur hier soir. C’est vrai qu’elle est belle dans sa petite robe, pensa-t-il.
Il haussa les épaules pour marquer son ignorance.
Elle disparut dans une envolée de dentelles et de frous-frous.
Il piqua derechef du nez.
"- Vous, là !!!"
Gustave ouvrit péniblement les yeux, et se tourna vers la voix qui venait de l'interpeler.
"Quoi ?
- Bouge-toi de là, il faut que je nettoie votre bordel" grommela la femme de ménage.
Péniblement, il se redressa, écarquillant ses paupières empâtées, se demandant comment il avait pu atterrir dans la cuisine. Il se décida enfin à monter l'escalier de l'étage.
« Oh, ma tête !! » gémit-il. Il se massait les tempes tout en marchant.
Il finit par retrouver son chemin dans le dédale de couloirs et de passages du manoir. La robe de chambre en velours cramoisi qu'il portait le réchauffait à peine.
Mais le plus pénible était encore de n'avoir trouvé que cette paire de tong féminines ornées d'une grosse marguerite en plastique véritable.
Il repéra enfin une lourde porte de bois qui lui sembla familière.
Il tira la porte et pénétra dans la pièce où les reliquats de la soirée de la veille dégageaient une odeur fade. Il repoussa les bouteilles vides qui recouvraient le vieux sofa, s'y affala dans un cliquetis de verre entrechoqué, et soupira : "Oui, il faudrait vraiment visiter Casablanca".
"Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent."
Jean Yanne.
Jean Yanne.

