01-11-2006, 15:49
Série rouge (suite)
1943, Le camarade Joukov sort d'une entrevue avec le camarade Staline. En refermant la porte, il lâche un "- Quel diable à moustache!" qui n'échappe pas au camarade Beria, toujours à écouter aux portes. Le chef de la police politique prend son air le plus innocent et entre dans le bureau de Staline pour lui faire part de cette trahison...
Staline convoque immédiatement le général de l'armée rouge :
- Camarade Joukov, à qui pensiez-vous en parlant du diable à moustaches ?
- Je pensais à Hitler, bien entendu, répond le militaire en claquant les talons.
Staline se tourne alors vers son fidèle Beria et lui demande alors, soudain suspicieux :
- Et vous-même, camarade Beria, à qui pensiez-vous ?
Une histoire que l'on racontait du temps de Brejnev.
Le grand train de la glorieuse Révolution d'octobre avance fièrement dans la Taïga.
Lénine est aux commandes.
Soudain, le train s'arrête. Lénine descend du train et s'informe de l'origine de ce contretemps : ce sont des contre-révolutionnaires qui ont saboté les voies!
- Pas de panique, camarade, s'exclame le héros d'octobre, nous allons tous retrousser nos manches, abattre des arbres et reconstruire la voie ferrée en chantant. Les passagers du train descendent, entonnent des chants révolutionnaires et réparent les rails endommagés.
Le grand train de la Révolution d'octobre repart avec orgueil.
Staline est aux commandes.
De nouveau le train s'arrête, encore un coup des contre-révolutionnaires.
Le petit père des peuples s'adresse solennellement aux populations : - La moitié d'entre vous sera fusillée tandis que l'autre se retroussera les manches pour réparer les voies en chantant! Les passagers s'exécutent et chantent comme ils peuvent.
Le train de la Révolution reprend la route, quand de nouveau il est forcé de s'arrêter à cause d'un sabotage.
Camarade Khrouchtchev prend les choses en main : - Il suffit de démonter les rails qui se trouvent derrière le train et de les remonter devant... ensuite, on repart comme si de rien n'était. Inutile de chanter.
C'est ce qu'ils font.
Le petit train de la Révolution s'enfonce dans la taïga. Des contre-révolutionnaires ont encore fait exploser les voies. Le camarade Brejnev tente une stratégie nouvelle. Il convoque son bureau politique et lui murmure discrètement : - Plaçons-nous derrière le train et secouons-le. Ainsi, les passagers auront l'impression d'avancer!
Lors de l'équivalent soviétique du concours Lépine :
Premier prix : remis à l'inventeur du lit trois places "Lénine avec nous!"
Deuxième prix : remis à l'inventeur du saucisson "membre du Parti".
Le téléphone sonne au Kremlin.
- Camarade Brejnev, ici Igor Trifounovitch de l'observatoire sismique de la région d'Asie centrale. Tout indique que des mouvements telluriques auront lieu dans cette région avant la fin de la journée.
Brejnev appelle immédiatement le responsable politique d'Asie centrale :
- Camarade, nous allons constater des mouvements telluriques dans votre région avant ce soir, faites le nécessaire pour les populations.
21 heures. Brejnev n'a toujours pas de nouvelles. Il appelle de nouveau le responsable régional :
- Alors, camarade, et ces mouvements telluriques ?
- Camarade Brejnev, nous avons vaillamment rempli notre mission. Du moins en partie. Nous avons arrêté quelques cinq cents Telluriques, et en avons fait fusiller la moitié. Les autres ont parlé et ont dénoncé leurs complices Telluriques. Nous allions les arrêter quand nous avons été interrompus par un grand tremblement de terre...
1943, Le camarade Joukov sort d'une entrevue avec le camarade Staline. En refermant la porte, il lâche un "- Quel diable à moustache!" qui n'échappe pas au camarade Beria, toujours à écouter aux portes. Le chef de la police politique prend son air le plus innocent et entre dans le bureau de Staline pour lui faire part de cette trahison...
Staline convoque immédiatement le général de l'armée rouge :
- Camarade Joukov, à qui pensiez-vous en parlant du diable à moustaches ?
- Je pensais à Hitler, bien entendu, répond le militaire en claquant les talons.
Staline se tourne alors vers son fidèle Beria et lui demande alors, soudain suspicieux :
- Et vous-même, camarade Beria, à qui pensiez-vous ?
Une histoire que l'on racontait du temps de Brejnev.
Le grand train de la glorieuse Révolution d'octobre avance fièrement dans la Taïga.
Lénine est aux commandes.
Soudain, le train s'arrête. Lénine descend du train et s'informe de l'origine de ce contretemps : ce sont des contre-révolutionnaires qui ont saboté les voies!
- Pas de panique, camarade, s'exclame le héros d'octobre, nous allons tous retrousser nos manches, abattre des arbres et reconstruire la voie ferrée en chantant. Les passagers du train descendent, entonnent des chants révolutionnaires et réparent les rails endommagés.
Le grand train de la Révolution d'octobre repart avec orgueil.
Staline est aux commandes.
De nouveau le train s'arrête, encore un coup des contre-révolutionnaires.
Le petit père des peuples s'adresse solennellement aux populations : - La moitié d'entre vous sera fusillée tandis que l'autre se retroussera les manches pour réparer les voies en chantant! Les passagers s'exécutent et chantent comme ils peuvent.
Le train de la Révolution reprend la route, quand de nouveau il est forcé de s'arrêter à cause d'un sabotage.
Camarade Khrouchtchev prend les choses en main : - Il suffit de démonter les rails qui se trouvent derrière le train et de les remonter devant... ensuite, on repart comme si de rien n'était. Inutile de chanter.
C'est ce qu'ils font.
Le petit train de la Révolution s'enfonce dans la taïga. Des contre-révolutionnaires ont encore fait exploser les voies. Le camarade Brejnev tente une stratégie nouvelle. Il convoque son bureau politique et lui murmure discrètement : - Plaçons-nous derrière le train et secouons-le. Ainsi, les passagers auront l'impression d'avancer!
Lors de l'équivalent soviétique du concours Lépine :
Premier prix : remis à l'inventeur du lit trois places "Lénine avec nous!"
Deuxième prix : remis à l'inventeur du saucisson "membre du Parti".
Le téléphone sonne au Kremlin.
- Camarade Brejnev, ici Igor Trifounovitch de l'observatoire sismique de la région d'Asie centrale. Tout indique que des mouvements telluriques auront lieu dans cette région avant la fin de la journée.
Brejnev appelle immédiatement le responsable politique d'Asie centrale :
- Camarade, nous allons constater des mouvements telluriques dans votre région avant ce soir, faites le nécessaire pour les populations.
21 heures. Brejnev n'a toujours pas de nouvelles. Il appelle de nouveau le responsable régional :
- Alors, camarade, et ces mouvements telluriques ?
- Camarade Brejnev, nous avons vaillamment rempli notre mission. Du moins en partie. Nous avons arrêté quelques cinq cents Telluriques, et en avons fait fusiller la moitié. Les autres ont parlé et ont dénoncé leurs complices Telluriques. Nous allions les arrêter quand nous avons été interrompus par un grand tremblement de terre...
J'suis pas un mauvais gars, mais c'est plus fort que moi
Les vampires et les vamps, Ça m'rend dingue
J'achète des chauves-souris, pour mettre dans mon burlingue
Et j'épouse toutes les tueuses que j'connais (Boris Vian)
Les vampires et les vamps, Ça m'rend dingue
J'achète des chauves-souris, pour mettre dans mon burlingue
Et j'épouse toutes les tueuses que j'connais (Boris Vian)

