19-10-2006, 00:36
Un ch'tit texte de votre humble serviteur encore...
Quand je dis humble c'est une façon de parler!
Fianlement quand on poste dans un forum, quoi que ce soit par ailleurs, c'est pour être lu... et subséquemment pour être apprécié donc!
Ah vanité!
Vanitas vanitatum et omnia vanitas : Vanité des vanités et tout est vanité.
(A ne pas confondre avec "Vasistas sanitatum est omnia Vasistas" : Des vasistas dans les sanitaires restent des vasistas!)
Mais je m'égare...
Ce texte fut disposé à une époque lointaine, comme les précédents, sur un site dont j'étais une sorte d'électron libre.
Il fut soumi à la vindicte publique une seconde fois il n'y a pas si longtemps sur le site du côté obscur.
Englué dans ma prétention et mon auto-suffisance, je ne résiste pas au plaisir onanique de vous le livrer ici encore.
On ne se refait pas!
Que ceux qui le connaissent passent leur chemin.
Situons le moment : 1999, c’est la guerre en Serbie.
Devant les hésitations de l’OTAN, les tergiversations de l’ONU et les dérives d’une diplomatie en retard d’un train on reste estomaqué.
Inspiré par ces évènements, je ponds le pamphlet qui suit.
Belgique, Laeken, Palais Royal, 2h30 du matin.
Le Prince Laurent rentre de virée. Un petit creux lui tenaillant l'estomac, il passe par la cuisine pour se faire 2 œufs sur le plat.
3h00 du matin.
Crevé et repu, il monte se coucher en oubliant d'éteindre le gaz.
6h du matin.
Le prince Philippe, réveillé par un besoin pressant, se rend aux toilettes.
Il passe devant la cuisine et remarque une odeur de gaz.
A moitié endormi, il pense que c'est Kouki, le chien de la cuisinière, qui a encore des flatulences.
Il entre et allume.
Boum.
6h01 du matin.
La famille royale, ciment de l'unité belge (Hum!), et le palais qui l'abrite s'envole dans les flammes, les gravats et la fumée.
8h00 du matin.
Sibelgaz est consterné et promet que dorénavant, le gaz de ville sera parfumé au N°5 de Channel et plus à l'ail.
Une équipe vient fermer ce qu'il reste des compteurs.
Dans le même temps Jean-Luc Dehaene (1er Ministre) fait une allocution à la télévision pour rassurer le peuple et l'informer de ce que le gouvernement expédie les affaires courantes.
19h30.
Journal télévisé.
J-L Dehaene annonce au peuple belge que devant la disparition en bonne et due forme de tout prétendant sérieux au trône, il se proclame Président à Vie de la République Libre de Belgique.
Les Flamands qui n'attendaient que ça hurlent de joie et approuvent vigoureusement.
Les Wallons qui mettent toujours 10 ans à tout comprendre regardent hébétés et se font niquer une fois de plus.
Quant aux Bruxellois, on ne leur demande pas leur avis.
1 semaine plus tard.
L'ordre règne en Belgique.
J-L Dehaene (Que nous nommerons dorénavant JLD) exige du Grand-duché du Luxembourg la levée complète du secret bancaire, arguant que la fuite des capitaux belges vers ce paradis fiscal met en péril l'équilibre économique de la Belgique.
Le lendemain.
Le Grand-duché lui répond poliment mais fermement d'aller se faire foutre!
Le surlendemain.
JLD explique aux médias qu'il lui semble bien se souvenir avoir lu quelque part qu'il y a longtemps, la province belge du Luxembourg et le Grand-duché ne faisait qu'un.
D'ailleurs comment expliquer autrement ce nom commun de Luxembourg.
Se référant donc à ce qu'il appelle l'histoire, il annexe le Grand-duché et démet le Grand Duc Jean de ses fonctions.
Sur son élan, il destitue l'ensemble des directeurs de banques du Luxembourg et les remplace par des hommes du parti.
Quelques jours plus tard.
La révolte gronde au Grand-duché, le peuple est dans la rue.
Argumentant de la souveraineté de l'état, JLD envoie les forces mobiles de répression de la gendarmerie taper sur la tête des luxembourgeois.
Il y a bientôt plus de bosses sur la tête des autochtones que de brins de muguet au printemps.
Fidèle à sa politique, JLD fait licencier un maximum d'employés luxembourgeois et leur substitue les chômeurs d'origine belge.
Les Luxembourgeois sont d'ailleurs régulièrement chassés de leurs demeures pour qu'on puisse y installer les nouveaux résidents belges.
Une semaine plus tard.
Quelques têtes brûlées passent à la TV sur une chaîne française et annonce le début de la lutte armée du peuple luxembourgeois contre l'envahisseur belge.
L'ALL, l'Armée de Libération du Luxembourg, vient de voir le jour.
Le lendemain.
Face à ce qu'il considère comme un acte de haute trahison et une menace de terrorisme, JLD décrète la loi martiale sur l'ensemble du territoire.
Les chars de l'armée belge entre au Luxembourg.
L'ONU commence à se poser des questions!
Dans les semaines qui suivent.
Plusieurs escarmouches armées se sont produites entre les représentants de l'ALL et les forces régulières gouvernementales.
On déplore quelques morts graves ainsi que quelques tués légers!
Le gouvernement s'applique à rassurer la population en diffusant des communiqués qui expliquent qu'il contrôle la situation et que ces faits ne sont que les actes isolés de quelques éléments subversifs très bientôt ramenés à la raison.
L'ONU a envoyé son secrétaire général, M. Koffie Banane, pour obtenir de plus amples explications.
JLD le reçoit, lui raconte 2 ou 3 couillonnades, et il repart rassurer le monde!
Le mois suivant.
Le journal télévisé français fait état pour la première fois de la fuite de quelques résidents luxembourgeois devant les exactions des forces militaires belges.
Ces ressortissants demandent l'asile politique.
Le mois suivant.
Koffie Banane qui avait autre chose à foutre avant cela retourne en Belgique.
Il implore JLD de mettre fin à ces actes répréhensibles.
JLD lui répond avec tact : " Parle à mon cul, ma tête est malade! " et le reconduit vers la sortie.
Le mois suivant.
L'ONU se réunit pour parler du problème de la répression belge au Luxembourg.
Pendant ce temps, le flux de réfugiés luxembourgeois aux frontières de la France et de l'Allemagne ne cesse de grossir.
Les récits qu'ils font sont amplement relayés par la presse.
On y parle d'expulsions, de vols, de violences, de viols, d'extorsions de fonds, de pillages, d'épuration ethnique.
Le mois suivant.
L'ONU invite JLD à une réunion de conciliation qui se tiendra à Rambouillet le mois suivant.
JLD dit qu'il sera là.
Un mois plus tard, à Rambouillet.
JLD n'est pas là.
Il a envoyé un fax pour expliquer qu'il avait complètement oublié qu'il avait un rendez-vous chez son dentiste.
La réunion de conciliation est remise sine die.
Pendant ce temps au Luxembourg, la fuite vers les pays avoisinants se précipite.
Un mois plus tard.
L'ONU annonce la tenue d'une nouvelle réunion de conciliation pour dans un mois.
L'ONU demande à JLD de mettre son agenda à jour.
Pendant ce temps au Luxembourg, la répression se fait chaque jour plus dur.
Un mois plus tard, à Rambouillet.
Tout le monde est là. La réunion peut commencer.
Très vite il apparaît que JLD et l'ALL n'arriveront jamais à se mettre d'accord.
L'ONU fixe une date buttoir 15 jours plus tard pour obtenir coûte que coûte un accord.
Pendant ce temps au Luxembourg, les atrocités continuent.
15 jours plus tard, jour de l'accord.
Aucun accord n'a pu être trouvé.
L'ONU reporte la date butoir de 15 jours.
Pendant ce temps au Luxembourg, la population civile en prend plein la tronche.
15 jours plus tard, date buttoir.
JLD demande un délai supplémentaire de 15 jours pour réfléchir aux propositions de l'ALL.
L'ONU accepte.
L'OTAN s'énerve et brandit le spectre des frappes aériennes.
Pendant ce temps là au Luxembourg, on viole, on pille, on tue.
15 jours plus tard, nouvelle date buttoir.
L'ALL se dit prête à signer les accords de paix.
JLD non ; il a oublié son stylo!
L'ONU propose une nouvelle date buttoir, dans 15 jours.
L'OTAN envoie 2 porte-avions dans la manche.
Pendant ce temps là au Luxembourg, ça flambe, ça crame, ça brûle!
15 jours plus tard, nouvelle date buttoir.
L'ALL est toujours prête à signer les accords de paix.
JLD propose un plan personnel d'occupation du Luxembourg.
L'ONU a les boules et demande à réfléchir 15 jours.
L'OTAN exclut la Belgique de son organisation et fixe un ultimatum à la Belgique.
Pendant ce temps là au Luxembourg, la population est jetée sur les routes de l'exode.
15 jours plus tard, jour de l'ultimatum.
JLD n'est évidemment pas là!
Il a décrété la mobilisation générale.
Les Belgo-Marocain âgés de 18 à 40 ans ont reçu leur ordre de mobilisation.
La communauté Belgo-Marocaine a informé JLD que finalement elle se sent plus marocaine que belge et qu'elle demande à rentrer chez elle.
JLD les a informés que s'ils ne se dépêchent pas de se mettre en rang par 2, le petit doigt sur la couture du pantalon, il leur coupe les allocations familiales, les allocations de chômage, la mutuelle, le CPAS et les couilles.
Les Belgo-Marocains redeviennent patriotes.
Le premier bataillon Belgo-Marocain est formé.
Au vu de leur parfaite connaissance des dunes et de la survie dans le sable, il sera caserné dans le Zwin!
Les troupes néerlandophones ont rouvert les digues de l'Yser et se sont retranchées.
Les troupes francophones se sont éparpillées et dissimulées dans la forêt des Ardennes.
Toutes les chaînes de télévisions et toutes les radios belges ont été mises sous contrôle de l'armée.
Le peuple n'a plus accès aux chaînes étrangères.
Les informations sont données par un lieutenant-colonel à la solde de JLD.
Le lendemain.
Premières frappes de l'OTAN.
Le plan incliné de Ronquière est bombardé ; ainsi que le port d'Ostende et l'aéroport de Zaventem.
L'OTAN bombarde aussi son propre siège, pour montrer qu'il ne rigole pas!
Il n'en reste rien!
JLD déclare qu'il s'en fout, qu'on construira le nouvel incinérateur de Drogenbos là plutôt qu'à l'endroit initialement prévu!
JLD instaure l'état de guerre.
Durant les jours qui suivent.
Les frappes de l'OTAN se répètent.
L'Atomium est réduite en cendre, les dépôts d'hydrocarbures aussi, il ne reste rien des usines Volkswagen, les ministères de l'armée, des communications et de l'intérieur sont pulvérisés.
Le peuple passe ses nuits sur le pont Van Praet pour empêcher l'OTAN de le bombarder.
Des concerts de rock sont organisés sur la Grand-Place de Bruxelles et dans toutes les grandes villes de Belgique.
La diaspora belge de par le monde se mobilise et conspue le Grand Satan américain responsable de tous ses maux.
La télévision belge retransmet des clips vidéo vantant les mérites et le courage de la soldatesque nationale.
On y voit entre autre des trouffions passer au-dessus de la Meuse sur un pont de singe et descendre le rocher de Marche en rappel.
La moitié de l'aviation belge a été détruite en vol ou au sol par les avions de l'OTAN.
L'autre moitié s'est écrasée toute seule!
Des milliers de Luxembourgeois passent les frontières dans le dénuement le plus total.
Leurs récits des atrocités commises par l'armée belge font frissonner le monde.
Le Président J.Chirac traite JLD de tyran et accuse les Belges de barbarie.
On parle de crimes contre l'humanité!
L'aide humanitaire internationale s'organise.
Des camps de réfugiés se créent un peu partout.
Le Liechtenstein informe le monde que si les frappes de l'OTAN ne cessent pas sur la Belgique, il ne répond plus de rien!
Ses troupes commencent des manœuvres.
Le monde s'en fout!
Le peuple belge affirme haut et fort aux journalistes présents sur place que tout est de la faute de l'OTAN, qu'ils sont les pauvres victimes, mais qu'ils ne se laisseront pas faire et mourront debout plutôt que de céder.
Il fait bloc derrière JLD!
Quelques intellectuels au cerveau ramolli s'indignent au nom d'une éthique de chiotte des actions de l'OTAN.
Ils semblent préférer le massacre d'innocents et des actes politiques de merde à une justice forte et intransigeante.
Il y en a toujours qui n'apprennent jamais rien de l'Histoire!
On croit rêver devant tant de connerie………
Et pourtant …
La réalité dépasse parfois la fiction!
Quand je dis humble c'est une façon de parler!
Fianlement quand on poste dans un forum, quoi que ce soit par ailleurs, c'est pour être lu... et subséquemment pour être apprécié donc!
Ah vanité!
Vanitas vanitatum et omnia vanitas : Vanité des vanités et tout est vanité.
(A ne pas confondre avec "Vasistas sanitatum est omnia Vasistas" : Des vasistas dans les sanitaires restent des vasistas!)
Mais je m'égare...
Ce texte fut disposé à une époque lointaine, comme les précédents, sur un site dont j'étais une sorte d'électron libre.
Il fut soumi à la vindicte publique une seconde fois il n'y a pas si longtemps sur le site du côté obscur.
Englué dans ma prétention et mon auto-suffisance, je ne résiste pas au plaisir onanique de vous le livrer ici encore.
On ne se refait pas!
Que ceux qui le connaissent passent leur chemin.
Situons le moment : 1999, c’est la guerre en Serbie.
Devant les hésitations de l’OTAN, les tergiversations de l’ONU et les dérives d’une diplomatie en retard d’un train on reste estomaqué.
Inspiré par ces évènements, je ponds le pamphlet qui suit.
Belgique, Laeken, Palais Royal, 2h30 du matin.
Le Prince Laurent rentre de virée. Un petit creux lui tenaillant l'estomac, il passe par la cuisine pour se faire 2 œufs sur le plat.
3h00 du matin.
Crevé et repu, il monte se coucher en oubliant d'éteindre le gaz.
6h du matin.
Le prince Philippe, réveillé par un besoin pressant, se rend aux toilettes.
Il passe devant la cuisine et remarque une odeur de gaz.
A moitié endormi, il pense que c'est Kouki, le chien de la cuisinière, qui a encore des flatulences.
Il entre et allume.
Boum.
6h01 du matin.
La famille royale, ciment de l'unité belge (Hum!), et le palais qui l'abrite s'envole dans les flammes, les gravats et la fumée.
8h00 du matin.
Sibelgaz est consterné et promet que dorénavant, le gaz de ville sera parfumé au N°5 de Channel et plus à l'ail.
Une équipe vient fermer ce qu'il reste des compteurs.
Dans le même temps Jean-Luc Dehaene (1er Ministre) fait une allocution à la télévision pour rassurer le peuple et l'informer de ce que le gouvernement expédie les affaires courantes.
19h30.
Journal télévisé.
J-L Dehaene annonce au peuple belge que devant la disparition en bonne et due forme de tout prétendant sérieux au trône, il se proclame Président à Vie de la République Libre de Belgique.
Les Flamands qui n'attendaient que ça hurlent de joie et approuvent vigoureusement.
Les Wallons qui mettent toujours 10 ans à tout comprendre regardent hébétés et se font niquer une fois de plus.
Quant aux Bruxellois, on ne leur demande pas leur avis.
1 semaine plus tard.
L'ordre règne en Belgique.
J-L Dehaene (Que nous nommerons dorénavant JLD) exige du Grand-duché du Luxembourg la levée complète du secret bancaire, arguant que la fuite des capitaux belges vers ce paradis fiscal met en péril l'équilibre économique de la Belgique.
Le lendemain.
Le Grand-duché lui répond poliment mais fermement d'aller se faire foutre!
Le surlendemain.
JLD explique aux médias qu'il lui semble bien se souvenir avoir lu quelque part qu'il y a longtemps, la province belge du Luxembourg et le Grand-duché ne faisait qu'un.
D'ailleurs comment expliquer autrement ce nom commun de Luxembourg.
Se référant donc à ce qu'il appelle l'histoire, il annexe le Grand-duché et démet le Grand Duc Jean de ses fonctions.
Sur son élan, il destitue l'ensemble des directeurs de banques du Luxembourg et les remplace par des hommes du parti.
Quelques jours plus tard.
La révolte gronde au Grand-duché, le peuple est dans la rue.
Argumentant de la souveraineté de l'état, JLD envoie les forces mobiles de répression de la gendarmerie taper sur la tête des luxembourgeois.
Il y a bientôt plus de bosses sur la tête des autochtones que de brins de muguet au printemps.
Fidèle à sa politique, JLD fait licencier un maximum d'employés luxembourgeois et leur substitue les chômeurs d'origine belge.
Les Luxembourgeois sont d'ailleurs régulièrement chassés de leurs demeures pour qu'on puisse y installer les nouveaux résidents belges.
Une semaine plus tard.
Quelques têtes brûlées passent à la TV sur une chaîne française et annonce le début de la lutte armée du peuple luxembourgeois contre l'envahisseur belge.
L'ALL, l'Armée de Libération du Luxembourg, vient de voir le jour.
Le lendemain.
Face à ce qu'il considère comme un acte de haute trahison et une menace de terrorisme, JLD décrète la loi martiale sur l'ensemble du territoire.
Les chars de l'armée belge entre au Luxembourg.
L'ONU commence à se poser des questions!
Dans les semaines qui suivent.
Plusieurs escarmouches armées se sont produites entre les représentants de l'ALL et les forces régulières gouvernementales.
On déplore quelques morts graves ainsi que quelques tués légers!
Le gouvernement s'applique à rassurer la population en diffusant des communiqués qui expliquent qu'il contrôle la situation et que ces faits ne sont que les actes isolés de quelques éléments subversifs très bientôt ramenés à la raison.
L'ONU a envoyé son secrétaire général, M. Koffie Banane, pour obtenir de plus amples explications.
JLD le reçoit, lui raconte 2 ou 3 couillonnades, et il repart rassurer le monde!
Le mois suivant.
Le journal télévisé français fait état pour la première fois de la fuite de quelques résidents luxembourgeois devant les exactions des forces militaires belges.
Ces ressortissants demandent l'asile politique.
Le mois suivant.
Koffie Banane qui avait autre chose à foutre avant cela retourne en Belgique.
Il implore JLD de mettre fin à ces actes répréhensibles.
JLD lui répond avec tact : " Parle à mon cul, ma tête est malade! " et le reconduit vers la sortie.
Le mois suivant.
L'ONU se réunit pour parler du problème de la répression belge au Luxembourg.
Pendant ce temps, le flux de réfugiés luxembourgeois aux frontières de la France et de l'Allemagne ne cesse de grossir.
Les récits qu'ils font sont amplement relayés par la presse.
On y parle d'expulsions, de vols, de violences, de viols, d'extorsions de fonds, de pillages, d'épuration ethnique.
Le mois suivant.
L'ONU invite JLD à une réunion de conciliation qui se tiendra à Rambouillet le mois suivant.
JLD dit qu'il sera là.
Un mois plus tard, à Rambouillet.
JLD n'est pas là.
Il a envoyé un fax pour expliquer qu'il avait complètement oublié qu'il avait un rendez-vous chez son dentiste.
La réunion de conciliation est remise sine die.
Pendant ce temps au Luxembourg, la fuite vers les pays avoisinants se précipite.
Un mois plus tard.
L'ONU annonce la tenue d'une nouvelle réunion de conciliation pour dans un mois.
L'ONU demande à JLD de mettre son agenda à jour.
Pendant ce temps au Luxembourg, la répression se fait chaque jour plus dur.
Un mois plus tard, à Rambouillet.
Tout le monde est là. La réunion peut commencer.
Très vite il apparaît que JLD et l'ALL n'arriveront jamais à se mettre d'accord.
L'ONU fixe une date buttoir 15 jours plus tard pour obtenir coûte que coûte un accord.
Pendant ce temps au Luxembourg, les atrocités continuent.
15 jours plus tard, jour de l'accord.
Aucun accord n'a pu être trouvé.
L'ONU reporte la date butoir de 15 jours.
Pendant ce temps au Luxembourg, la population civile en prend plein la tronche.
15 jours plus tard, date buttoir.
JLD demande un délai supplémentaire de 15 jours pour réfléchir aux propositions de l'ALL.
L'ONU accepte.
L'OTAN s'énerve et brandit le spectre des frappes aériennes.
Pendant ce temps là au Luxembourg, on viole, on pille, on tue.
15 jours plus tard, nouvelle date buttoir.
L'ALL se dit prête à signer les accords de paix.
JLD non ; il a oublié son stylo!
L'ONU propose une nouvelle date buttoir, dans 15 jours.
L'OTAN envoie 2 porte-avions dans la manche.
Pendant ce temps là au Luxembourg, ça flambe, ça crame, ça brûle!
15 jours plus tard, nouvelle date buttoir.
L'ALL est toujours prête à signer les accords de paix.
JLD propose un plan personnel d'occupation du Luxembourg.
L'ONU a les boules et demande à réfléchir 15 jours.
L'OTAN exclut la Belgique de son organisation et fixe un ultimatum à la Belgique.
Pendant ce temps là au Luxembourg, la population est jetée sur les routes de l'exode.
15 jours plus tard, jour de l'ultimatum.
JLD n'est évidemment pas là!
Il a décrété la mobilisation générale.
Les Belgo-Marocain âgés de 18 à 40 ans ont reçu leur ordre de mobilisation.
La communauté Belgo-Marocaine a informé JLD que finalement elle se sent plus marocaine que belge et qu'elle demande à rentrer chez elle.
JLD les a informés que s'ils ne se dépêchent pas de se mettre en rang par 2, le petit doigt sur la couture du pantalon, il leur coupe les allocations familiales, les allocations de chômage, la mutuelle, le CPAS et les couilles.
Les Belgo-Marocains redeviennent patriotes.
Le premier bataillon Belgo-Marocain est formé.
Au vu de leur parfaite connaissance des dunes et de la survie dans le sable, il sera caserné dans le Zwin!
Les troupes néerlandophones ont rouvert les digues de l'Yser et se sont retranchées.
Les troupes francophones se sont éparpillées et dissimulées dans la forêt des Ardennes.
Toutes les chaînes de télévisions et toutes les radios belges ont été mises sous contrôle de l'armée.
Le peuple n'a plus accès aux chaînes étrangères.
Les informations sont données par un lieutenant-colonel à la solde de JLD.
Le lendemain.
Premières frappes de l'OTAN.
Le plan incliné de Ronquière est bombardé ; ainsi que le port d'Ostende et l'aéroport de Zaventem.
L'OTAN bombarde aussi son propre siège, pour montrer qu'il ne rigole pas!
Il n'en reste rien!
JLD déclare qu'il s'en fout, qu'on construira le nouvel incinérateur de Drogenbos là plutôt qu'à l'endroit initialement prévu!
JLD instaure l'état de guerre.
Durant les jours qui suivent.
Les frappes de l'OTAN se répètent.
L'Atomium est réduite en cendre, les dépôts d'hydrocarbures aussi, il ne reste rien des usines Volkswagen, les ministères de l'armée, des communications et de l'intérieur sont pulvérisés.
Le peuple passe ses nuits sur le pont Van Praet pour empêcher l'OTAN de le bombarder.
Des concerts de rock sont organisés sur la Grand-Place de Bruxelles et dans toutes les grandes villes de Belgique.
La diaspora belge de par le monde se mobilise et conspue le Grand Satan américain responsable de tous ses maux.
La télévision belge retransmet des clips vidéo vantant les mérites et le courage de la soldatesque nationale.
On y voit entre autre des trouffions passer au-dessus de la Meuse sur un pont de singe et descendre le rocher de Marche en rappel.
La moitié de l'aviation belge a été détruite en vol ou au sol par les avions de l'OTAN.
L'autre moitié s'est écrasée toute seule!
Des milliers de Luxembourgeois passent les frontières dans le dénuement le plus total.
Leurs récits des atrocités commises par l'armée belge font frissonner le monde.
Le Président J.Chirac traite JLD de tyran et accuse les Belges de barbarie.
On parle de crimes contre l'humanité!
L'aide humanitaire internationale s'organise.
Des camps de réfugiés se créent un peu partout.
Le Liechtenstein informe le monde que si les frappes de l'OTAN ne cessent pas sur la Belgique, il ne répond plus de rien!
Ses troupes commencent des manœuvres.
Le monde s'en fout!
Le peuple belge affirme haut et fort aux journalistes présents sur place que tout est de la faute de l'OTAN, qu'ils sont les pauvres victimes, mais qu'ils ne se laisseront pas faire et mourront debout plutôt que de céder.
Il fait bloc derrière JLD!
Quelques intellectuels au cerveau ramolli s'indignent au nom d'une éthique de chiotte des actions de l'OTAN.
Ils semblent préférer le massacre d'innocents et des actes politiques de merde à une justice forte et intransigeante.
Il y en a toujours qui n'apprennent jamais rien de l'Histoire!
On croit rêver devant tant de connerie………
Et pourtant …
La réalité dépasse parfois la fiction!
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!

