17-07-2008, 09:54
Voulez-vous lire du bruxellois ? Lisez donc cetr article qui parle d'un des fleurons de la gastronomie belge : le fritkot, reçu il y a peu via mon mail
Les tribulations d'un fritkot place Flagey
Quand je dit un fritkot, c'est parce que, très finement je fais référence aux Tribulations d'un Chinois en Chine. En ce qui concerne la place Flagey, il est évidemment pas question d'un fritkot quelconque, mais du seul, de l'unique fritkot que des générations de Bruseleers connaissent depuis 1906. Excusez du peu.
Sauf que ces derniers temps, avec la saga du bassin d'orage on a un fritkot voyageur.
Les travaux qui envahissent encore toujours la place Flagey, sauf les riverains, il n'y a plus grand monde qui sait quand ils ont commencé. Avec le temps, va… Ben voila, c'était tout juste le 12 mars 2002. A sta bleeft! (sivouplait pour les francophones). Un gâteau avec 8 bougies dans quelques jours et c'est pas fini. Quoique l'on parle maintenant de juillet/août prochain. Alleï, filleke, on espère!
Au bord du chantier
Pendant ce temps-là, le fritkot avait dû émigrer avec une fesse sur le bout de la place sur le terre-plein face à la rue Malibran. Les trous s'étendant, la "friterie" comme disent ceux qui ne sont pas profondément d'ici, s'est retrouvée, sur le bord extérieur de la place, coincée entre les travaux à la rue du Cygne et le passage difficile des voitures autour du chantier. Mais bon, les frites quotidiennes pouvaient toujours être dispensées au bon peuple.
Puis il a fallu refaire les trottoirs et le brave fritkot-man quand il est revenu de vacances, a retrouvé son gagne-pain comme sur une île au milieu des trottoirs démolis et pas encore remolis. Les fournisseurs ne pouvaient plus l'atteindre, mais de toute façon, même à pied, les clients non plus. Deux semaines d'arrêt de fabrication de frites sans droit au chômage technique.
Dans les airs
Re-déménagement. Flûte, j'ai manqué ça… J'avais réussi à voir descendre l'ancien St Michel de la Tour de l'hôtel de ville, je n'ai pas vu voyager le fritkot de la Place Flagey dans les airs en passant sous les fils du tram. T'as vu le stuut, fieu ? On glisse une plaque d'acier sous la baraque, on arrime tout le bazar et on soulève avec une grue roulante du chantier, qui se dirige vers les étangs (d'Ixelles, naturellement, hein menneke, pose pas des questions zinutiles). Arrivé devant les (nombreux) fils des trams on abaisse la grue autant que possible on avance piano-piano et une fois les fils passés on remonte tout le brol. Ouf, elle est maintenant installée près de la statue de Tyl Uylenspiegel et de sa Nele. Et on remange des frites. Les meilleurs frites de Bruxelles. Avant d'écrire, j'ai voulu refaire l'expérience que j'avais… euh expérimentée, (nè!) y a pas longtemps, la friterie renommée *** en briques de la place Jourdan, d'ouske les frites et les boulettes sortent en cadence par tous les comptoirs, c'est plus ça. J'affirme que celles de la Place Flagey, sont les meilleures. Et de loin.
Soumission en vue
Mais, tu crois que c'est fini, cher lecteur ? ça t'as vu! Il y avait eu pendant la période d'incertitude, une pétition partie d'on ne sait où, pour le "sauvetage de la friture de la place Flagey". Il y a eu des pétionneurs affectionados qui se sont manifestés depuis l'Amérique et l'Australie. Pas rien. N'empêche que dans 6 mois, on passe à un autre sport. La commune doit (c'est légal) ouvrir une soumission pour l'octroi d'un emplacement commercial sur la voie publique (c'est sûrement pas l'appellation exacte, mais on s'en fout, hein chouke, c'est quelque chose comme ça). Alors, il n'y a plus qu'à espérer que le patron du fritkot se verra confirmer dans ses fonctions humanitaires. Même s'il est acquis qu'il y aura encore un fritkot sur la place Flagey, on voudrait que ce soit toujours pour nous faire des frites ieste klas, à s'en lécher les doigts. D'abord, quand t'as fini ton paquet, qu'est que tu veux faire d'ôtre, hein ? Prendre un bain, peut-êt' ?
Les tribulations d'un fritkot place Flagey
Quand je dit un fritkot, c'est parce que, très finement je fais référence aux Tribulations d'un Chinois en Chine. En ce qui concerne la place Flagey, il est évidemment pas question d'un fritkot quelconque, mais du seul, de l'unique fritkot que des générations de Bruseleers connaissent depuis 1906. Excusez du peu.
Sauf que ces derniers temps, avec la saga du bassin d'orage on a un fritkot voyageur.
Les travaux qui envahissent encore toujours la place Flagey, sauf les riverains, il n'y a plus grand monde qui sait quand ils ont commencé. Avec le temps, va… Ben voila, c'était tout juste le 12 mars 2002. A sta bleeft! (sivouplait pour les francophones). Un gâteau avec 8 bougies dans quelques jours et c'est pas fini. Quoique l'on parle maintenant de juillet/août prochain. Alleï, filleke, on espère!
Au bord du chantier
Pendant ce temps-là, le fritkot avait dû émigrer avec une fesse sur le bout de la place sur le terre-plein face à la rue Malibran. Les trous s'étendant, la "friterie" comme disent ceux qui ne sont pas profondément d'ici, s'est retrouvée, sur le bord extérieur de la place, coincée entre les travaux à la rue du Cygne et le passage difficile des voitures autour du chantier. Mais bon, les frites quotidiennes pouvaient toujours être dispensées au bon peuple.
Puis il a fallu refaire les trottoirs et le brave fritkot-man quand il est revenu de vacances, a retrouvé son gagne-pain comme sur une île au milieu des trottoirs démolis et pas encore remolis. Les fournisseurs ne pouvaient plus l'atteindre, mais de toute façon, même à pied, les clients non plus. Deux semaines d'arrêt de fabrication de frites sans droit au chômage technique.
Dans les airs
Re-déménagement. Flûte, j'ai manqué ça… J'avais réussi à voir descendre l'ancien St Michel de la Tour de l'hôtel de ville, je n'ai pas vu voyager le fritkot de la Place Flagey dans les airs en passant sous les fils du tram. T'as vu le stuut, fieu ? On glisse une plaque d'acier sous la baraque, on arrime tout le bazar et on soulève avec une grue roulante du chantier, qui se dirige vers les étangs (d'Ixelles, naturellement, hein menneke, pose pas des questions zinutiles). Arrivé devant les (nombreux) fils des trams on abaisse la grue autant que possible on avance piano-piano et une fois les fils passés on remonte tout le brol. Ouf, elle est maintenant installée près de la statue de Tyl Uylenspiegel et de sa Nele. Et on remange des frites. Les meilleurs frites de Bruxelles. Avant d'écrire, j'ai voulu refaire l'expérience que j'avais… euh expérimentée, (nè!) y a pas longtemps, la friterie renommée *** en briques de la place Jourdan, d'ouske les frites et les boulettes sortent en cadence par tous les comptoirs, c'est plus ça. J'affirme que celles de la Place Flagey, sont les meilleures. Et de loin.
Soumission en vue
Mais, tu crois que c'est fini, cher lecteur ? ça t'as vu! Il y avait eu pendant la période d'incertitude, une pétition partie d'on ne sait où, pour le "sauvetage de la friture de la place Flagey". Il y a eu des pétionneurs affectionados qui se sont manifestés depuis l'Amérique et l'Australie. Pas rien. N'empêche que dans 6 mois, on passe à un autre sport. La commune doit (c'est légal) ouvrir une soumission pour l'octroi d'un emplacement commercial sur la voie publique (c'est sûrement pas l'appellation exacte, mais on s'en fout, hein chouke, c'est quelque chose comme ça). Alors, il n'y a plus qu'à espérer que le patron du fritkot se verra confirmer dans ses fonctions humanitaires. Même s'il est acquis qu'il y aura encore un fritkot sur la place Flagey, on voudrait que ce soit toujours pour nous faire des frites ieste klas, à s'en lécher les doigts. D'abord, quand t'as fini ton paquet, qu'est que tu veux faire d'ôtre, hein ? Prendre un bain, peut-êt' ?

