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Documents, discours, journaux d'Uru
#13
Cahiers de "sociologie"

Maturité

Comme de nombreuses autres cultures, les D'ni fêtaient l'entrée des enfants dans l'âge de raison et la maturité. Les D'ni pensaient que la véritable maturité, où l'âge de Raison comme ils l'appelaient, était à l'âge de 25 ans. Avant cela, les D'ni croyaient que les esprits et les cœurs des enfants n'étaient pas complètement formés. Ils allaient même jusqu'à dire à cette époque qu'il est impossible à une enfant de prendre véritablement une bonne décision parce qu'il était trop facilement dominé par d'autres intérêts. Cela ne voulait pas dire qu'il n'agissait pas bien ou mal, mais les D'ni croyaient que Yahvo ne le tenait pas responsable de ces décisions. A cette époque il revenait aux parents de le juger et de le protéger, ce qui constituait une autre raison pour laquelle la société incitait les couples à n'avoir qu'un enfant de moins de vingt-cinq ans à la fois.

Par la "cérémonie de maturité", les D'ni fêtaient l'entrée de l'enfant dans l'âge de raison et la maturité.
Pendant cette cérémonie, l'enfant recevait un bracelet de connaissance (également traduit maturité). Je dois reconnaître que la traduction est assez pauvre et laisse penser à un objet un peu magique et superstitieux - que n'a pas le terme original. C'était en réalité un objet très sérieux.
Les D'ni voyaient le bracelet comme un signe de responsabilité. Une fois qu'il avait reçu le bracelet, l'individu devait être en mesure de répondre de ses actions en tant qu'ayant la véritable connaissance du bien et du mal et la sagesse de faire le bon choix entre les deux. Certains droits étaient associés au bracelet ainsi que l'exigence de se comporter d'une manière plus convenable.

D'un point de vue religieux, la "cérémonie de maturité" marquait la responsabilité envers Yahvo comme envers les concitoyens D'ni. Les parents n'étaient alors plus jugés pour les actions de leurs enfants, et l'ignorance n'était plus une excuse vis à vis de Yahvo. Le Créateur, croyaient-ils, attendait désormais beaucoup plus d'eux.

Même si l'âge de raison était 25 ans, les D'ni pensaient que la véritable sagesse ne venait que bien plus tard. Avec beaucoup moins de tapage que n'apportait l'âge de raison, une fête avait lieu à 125 ans ans lors de l'atteinte de l'âge de sagesse. Cela permettait surtout, concernant ce statut, aux D'ni de prétendre aux plus hauts rangs des enseignants ou des dirigeants (Grands Maîtres ou Seigneurs).
Les mêmes règlements valaient pour les femmes et aucune femme de moins de 125 ans n'était techniquement aurorisée à conseiller, les rois en particulier. Il semble également que la fécondité des femmes prenait fin autour de 125 ans.
A l'époque des Rois on assignait des conseillers aux rois qui n'avaient pas atteint l'Age de 125 ans parce que le roi n'avait pas atteint l'âge de sagesse. Le Grand Roi Ahlsendar fut le seul Roi qui n'eut pas de conseiller officiel alors même que la plus grade partie de son règne se déroula avant l'Age de Sagesse.


Mariage

Bien plus que dans les cultures modernes, au sein de la culture D'ni tous les citoyens devaient se marier. En réalité, on pensait même que le mariage était une partie importante de la relation à Yahvo car il enseignait et révélait les exigences nécessaires d'une telle relation. Les liens du mariage et la relation à Yahvo étaient tous deux décrits par le même mot D'ni "taygahn". Traduit littéralement le mot signifie "aimer spirituellement", et implique une profonde compréhension, un respect et avant tout un amour désintéressé l'un pour l'autre.
L'influence religieuse sur l'essentiel de la culture D'ni est manifestement très forte et, du coup, le mariage n'était pas pris à la légère. Il était considéré comme un engagement à vie et, puisqu'un D'ni pouvait vivre 300 ans, ce n'était manifestement pas une décision que les D'ni pensaient devoir précipiter et il semble que ce fut rarement le cas.
Quelques documents signalent de rares mariages arrangés, même si pour la plupart il semble que la décision en revenait aux individus. Le mariage n'était pas autorisé avant l'âge de 25 ans et le mariage entre consanguins proches était strictement interdits. Même s'il était permis, le mariage entre classes n'était pas bien vu. Le mariage avec des étrangers était pratiquement inconnu. J'ai trouvé des documents écrits vers 9000 qui allaient jusqu'à affirmer que le mélange du sang D'ni avec d'autres cultures était une mascarade, tandis que d'autres écrivaient qu'un tel enfant (qui se marie à un étranger) ferait mieux de mourir.

La cérémonie de mariage elle-même ne durait pas qu'une seule journée mais s'étendait sur cinq jours. Le respect des phases de cette cérémonie à laquelle on était invité était extrêmement important et ne pas assister à une cérémonie à la quelle on était invité était considéré comme une honte.
L'événement commençait habituellement par une petite cérémonie se déroulant le soir qui précède le Premier Jour de la cérémonie de mariage. La cérémonie avait toujours lieu dans la demeure du jeune marié (ou de ses parents) et avait pour but de confirmer la décision commune de s'unir de la femme et de l'homme devant leur famille proche.

Le mari offrait à sa future femme un cadeau représentant la confirmation de son choix. L'acceptation du cadeau par la future femme était une reconnaissance de sa décision. Immédiatement après cette acceptation, la future femme était écartée avec sa famille et ne devait pas revoir son mari jusqu'à la Cérémonie de l'Union qui aurait lieu le Cinquième Jour.

Le Premier Jour était fait pour que la femme et le mari passent leur temps avec leur famille. Alors qu'ils commençaient leur propre famille, leur ancienne famille n'allait plus être leur priorité. Et donc le jour était organisé pour passer du temps avec la famille d'origine. Traditionnellement, la journée se terminait par un grand repas et des discours et des bénédictions de la part des parents envers les enfants.

Le Deuxième Jour était fait pour que le mari et la femme passent leur temps avec leurs amis, qu'ils soient mariés ou non. Traditionnellement, un des amis offrait un grand diner à la fin de la journée.

Le Troisième Jour était consacré aux futurs beaux parents. La femme et l'homme recevaient des bénédictions de la part de la belle famille ainsi que des autres membres de la famille. Une nouvelle fois, un grand repas traditionnel était donné en fin de journée avec des discours de la belle famille à venir.

Le Quatrième Jour était fait pour que le couple passe son temps seul avec Yahvo individuellement. Même si beaucoup voyaient cette journée comme une formalité, d'autres la voyait comme la plus importante des cinq journées. La journée était souvent composée de prières demandant les bénédictions de Yahvo concernant l'événement ainsi que d'un temps pour comprendre les souhaits de Yahvo pour leur nouvelle vie ensemble. C'était aussi considéré comme un temps de purification face à Yahvo. Certains choisissaient de passer du temps avec des prêtres et des prophètes, tandis que d'autres lisaient les Livres Sacrés et parlaient à Yahvo lui-même.

Le Cinquième Jour était le Jour de l'Union. Le début de journée était consacré à la préparation physique tandis que la fin de la journée était consacrée à la Cérémonie de l'Union elle-même.
Pour ceux qui n'avaient pas accès à des Ages Privés, la cérémonie se déroulait sur des Ages de mariage. Pour les classes supérieures, la cérémonie se déroulait dans les Ages de la famille. Toute la famille devait y assister, ainsi que les compagnons de Guilde.

Les invités étaient divisés en deux groupes. L'un représentait le mari tandis que l'autre représentait la femme. Entre les deux, au centre, il y avait une allée et une estrade triangulaire. Les mariés devaient approcher de leur côté de l'estrade en marchant au long de leur famille et amis respectifs. C'était après tout ces familles et amis qui avaient fait des époux ce qu'ils étaient, et le D'ni croyaient que c'était à ces familles et amis d'"offrir" l'un à l'autre. La prêtresse se tenait habituellement sur le troisième côté de l'estrade.

Comme pour la plupart des événements importants, et le mariage en particulier, les époux portaient les bracelets de naissance et de maturité. Une fois les époux sur l'estrade, le père de la mariée lui enlevait ses bracelets et les donnait au mari. Les D'ni croyaient que le don des bracelets signifiait le don de la pureté et de la maturité à l'époux. Un petit discours suivait souvent l'événement. Le père de l'époux suivait le père de la mariée dans une démarche similaire, donnant son fils à la mariée.

Le don des enfants était suivi par la bénédiction des parents envers les mariés ainsi que les personnes présentes. Symboliquement, les époux échangeaient leur place sur l'estrade pour montrer l'acceptation de la famille et des amis de l'autre. Les époux donnaient ensuite les quatre bracelets à la prêtresse.

Pendant que la prêtresse rappelait au couple ses engagements mutuels et envers Yahvo, les époux placaient leurs mains sur l'estrade. Pendant les engagements, le couple se faisait des promesses suivies de promesses à Yahvo. Ces serments étaient prononcés à voix haute vers la prêtresse.
La prêtresse rappelait habituellement au couple que le mariage était un rappel du taygahn (connaître spirituellement) et que leur amour devrait toujours être une représentation de leur amour pour Yahvo.

Après les engagements, la prêtresse mettait deux nouveaux bracelets, plus larges, au poignet des époux. Au poignet gauche pour le marié et au poignet droit pour la mariée. Les nouveaux bracelets avaient pour rôle de représenter en même temps la pureté et la maturité des anciens bracelets. Les D'ni soulignaient que chacun devait s'assurer de la pureté et de la responsabilité du conjoint. Les bracelets servaient de rappel constant de la responsabilité et de l'engagement de vouloir le meilleur pour le conjoint.
Une fois les nouveaux bracelets mis au poignet des époux, la main de la mariée et du mari étaient liés par une corde serrée, couvrant complètement le poignet et la main. La prêtresse mettait ensuite un anneau au petit doigt de chaque main "libre". Les anneaux étaient des rappels symboliques de l'ensemble de la cérémonie mis sur le cinquième doigt pour représenter que l'union avait eu lieu le cinquième jour.

La prêtresse descendait alors de l'estrade pour que le couple prenne sa place. Puis le couple descendait l'allée entre les deux groupes et au bout de l'allée un verre de vin l'attendait. Avant de le boire le couple s'agenouillait et priait Yahvo.
Après la prière ils buvaient tous les deux à la coupe et les deux côtés de la salle se mélangeaient en un seul groupe, souvent avec une grande fête. Ils étaient maintenant considérés comme unis et la fête pouvait commencer.
Les familles nourrissaient alors l'assistance et il y avait de la musique et de la danse traditionnelles. le couple devait garder les mains liées toute la soirée comme rappel de leur union face aux hommes et à Yahvo. Le lien des mains devait apparemment être gênant pour signifier qu'il y aurait des temps difficiles de leur relation mais que ces moments ne changeraient pas le fait qu'ils étaient à présent unis.

Après les fêtes, la tradition voulait que le couple s'embrasse et la prêtresse les invitait à toucher un Livre de Liaison vers des Ages de type "vacance" ou "lune de miel". Même si ces vacances étaient généralement courtes, il arrivait que l'homme ne travaille pas pendant jusqu'à une année pour construire la nouvelle union.
Il faut aussi noter que la corde utilisée pour joindre les mains du couple était également considérée comme un objet sacré. Il semble que les divers couples utilisaient les cordes de diverse manière, certains s'en servaient comme colliers, et d'autres les suspendaient dans leur maison.


Fécondité

C'est vraiment surprenant. Je ne peux pas le certifier mais il est à peu près certain que les femmes D'ni n'étaient fertiles qu'un "jour" D'ni tous les deux "mois" D'ni. Ce qui correspond en gros à une trentaine d'heures tous les soixante douze jours en temps de la surface.
Si c'est vrai, ça explique pas mal de choses. D'abord, qu'il y ait eu si peu d'enfants chez des gens qui pouvaient vivre trois cents ans et ensuite les grande fêtes de fécondité.
D'après ce que j'en sais, ces fêtes se limitaient aux membres de la famille mais étaient cependant assez grandes. Il y avait beaucoup de prières à Yahvo et des bénédictions des membres de la famille. Ces "bénédictions" comprenaient des promesses de soin pour la femme enceinte et l'enfant pour les mois à venir.

Comme je l'ai indiqué à d'autres endroits, les femmes enceintes passaient pour plus intuitives et du coup une partie de l'expérience de la grossesse (mais pas la partie de la cérémonie officielle) utilisait cette intuition pour obtenir la révélation de Yahvo. Il y avait pas mal de méditation religieuse attendue des femmes pendant cette période, mais je ne rentrerai pas dans le détail. Cette méditation était tout de même attendue avant tout pour guider la femme vers l'avenir de son enfant et sa destinée et elle était prise très au sérieux.

Si une grossesse au sein du mariage était beaucoup fêtée, on ne peut pas en dire autant d'une grossesse hors mariage. D'après ce que je sais, une femme qui tombait enceinte devait se marier immédiatement et un enfant né hors mariage ne pouvait plus jamais intégrer de guilde. Et on n'attendait aucune révélation d'une telle mère. C'était un peu comme la situation d'une femme de classe inférieure : son enfant ne pourrait jamais accéder à une Guilde d'une classe supérieure.
D'après ce que j'ai pu voir, la grossesse durait une année entière. Dix mois D'ni - 290 jours d'ni - équivalant à une année terrestre. Je n'ai pas vu de trace de naissance multiple.



Classes

Il semble que mon premier sentiment concernant la structure de classe était faux.
Même si au tout début pas grand chose ne conduisait à une société de classe, un tel idéal élevé disparut rapidement.
Vers 9400 DE il y avait sept classes très distinctes.

L'élite :

Les Seigneurs et les Grands Maîtres des Guildes Majeures.
Il était possible que des citoyens particuliers soient acceptés, mais alors des fonds importants étaient nécessaires.
C'est seulement l'élite qui possédait des bibliothèques de Livres privées et des îles privées.
Il y eut quelques tentatives pour rassembler et unifier les classes, mais je ne suis pas sure que ça ait marché.
Les Bibliothèques Publiques, les bourses universitaires, la rénovation des quartiers pauvres,
tout cela était sans donc plus politique que véritablement efficace.
Ce n'est pas étonnant je suppose.


Les membres des Guildes :

Certes les classes inférieures pouvaient y prétendre,
mais il semble, à la fin, que les études étaient beaucoup trop chères et prestigieuses pour leur permettre de le faire.
De sorte que les diplômés devinrent une classe à part.
Très élevée d'ailleurs.


La classe supérieure :

La plus basse des trois hautes classes.
De tels citoyens avaient réussi dans les affaires et fournissaient l'élite avec leurs banques, bars, etc.
Pas de formation supérieure pour la plupart,
mais assez d'argent pour acheter leur accession aux classes supérieures.


La classe moyenne :

Des commerçants pour la plupart.
Capables d'offrir un certain luxe à D'ni mais étaient tout de même considérés comme loin de l'élite.
Il était rare mais pas impossible qu'ils possèdent leurs propres Livres ou Ages privés.
Ils fournissaient semble-t-il la grande partie du recrutement des Guildes mineures.


Les pauvres supérieurs :

La plus haute classe de pauvres parait constituée pour l'essentiel d'ouvriers de l'industrie,
beaucoup d'entre eux étant la plupart du temps dans les Ages étrangers
(avant que ce soit interdit bien entendu).
Cette classe, comme l'inférieure, ne possédait semble-t-il pas de Livres.


Les pauvres inférieurs :

Je ne parviens pas à trouver une meilleure appellation pour eux.
En tout cas il est certain qu'il y avait deux classes de pauvres.
Ces bas pauvres étaient relégués dans leur propre quartiers
et n'étaient que rarement vus dans la classe moyenne et jamais dans les classes supérieures.
Peut-être utilisés comme serviteurs, bien que cela ait été méprisé.


Les sous inférieurs ? :

On trouve des références à "les Moindres" (une sous-classe indéterminée?) à de rares occasions.
Pas assez de données pour en savoir plus.
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Documents, discours, journaux d'Uru - par jefftom - 04-07-2008, 17:06

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