22-06-2008, 10:17
Bon, je vais quand même vous raconter comment s'est passé l'écrit :
c'est tombé sur le roman (Quelle surprise!
(tout le monde était au courant depuis Septembre ^^))
J'ai pris la dissert (A savoir : Vous vous demanderez si la tâche du romancier, quand il crée des personnages, ne consiste qu'à imiter le réel.)
Je vais vous épargner le détail des réflexions vaseuses que va devoir se farcir mon correcteur, mais j'ai finalement conclu que le rôle du romancier (et celui de tout artiste d'ailleurs) n'est pas d'imiter servilement la réalité, mais de transfigurer celle ci en lui conférant une nouvelle dimension, faute de quoi son ouvrage aurait peu d'intérêt. Et j'ai dit que cette réflexion ne s'appliquait pas seulement à la création des personnages. J'ai nuancé en disant que l'imitation du réel était malgré tout source de vraisemblance et de crédibilité, et qu'elle permettait une meilleure identification du lecteur au personnage.
Pour les références j'ai essayé d'être assez varié : j'ai parlé de Thérèse Raquin, La Curée, L'Homme qui rit, La Nausée, Harry Potter (à propos de l'identification du lecteur au personnage), L'Astrée, Les Miserables, La Princesse de Clèves
Et pour les citations : Assouline, Bachelard, Simone de Beauvoir, Carson Mc Cullers et peut être quelques autres que j'ai oublié.
J'ai aussi fait un petit paragraphe sur le rôle de la focalisation : je voulais expliquer qu'un personnage peut être vu à travers les yeux d'un autre, et être en quelque sorte "transformé' par ce regard subjectif, et je voulais dire que de ce fait, le romancier ne peut pas toujours se contenter d'une imitation du réel.
Mais je crains d'avoir été abscons, peu clair et chiant au possible. Enfin bon, j'espère que mon exemple sera assez explicite.
Et une des auteurs que j'ai citée est absolument inconnue, elle était venue l'année dernière répondre à nos questions, et une de ses phrases m'est revenue.
Mais je regrette un peu de l'avoir intégrée à mon devoir : le correcteur risque de penser que j'ai inventé une romancière fictive parce que je manquais de références ^^
En plus ma conclusion est pourrie, parce que j'avais plein d'idées pour l'ouverture (je voulais parler de l'évolution du personnage dans le roman moderne, avec l'utilisation d'un "je" quasi autobiographique, et mentionner les réflexions de Nathalie Sarraute dans L'Ere du Soupçon) : du coup j'ai essayé de tout mettre, et le résultat est lourd et mal écrit.
Et a la fin, en me relisant, je me suis rendu compte que j'avais pris par endroit des accents lyriques absolument ridicules (je cite : "ces êtres d'encre et de papier"
) mais je n'avais plus le temps de modifier ca. Au moins, ca évite une répétition du mot "personnage".
c'est tombé sur le roman (Quelle surprise!
(tout le monde était au courant depuis Septembre ^^))J'ai pris la dissert (A savoir : Vous vous demanderez si la tâche du romancier, quand il crée des personnages, ne consiste qu'à imiter le réel.)
Je vais vous épargner le détail des réflexions vaseuses que va devoir se farcir mon correcteur, mais j'ai finalement conclu que le rôle du romancier (et celui de tout artiste d'ailleurs) n'est pas d'imiter servilement la réalité, mais de transfigurer celle ci en lui conférant une nouvelle dimension, faute de quoi son ouvrage aurait peu d'intérêt. Et j'ai dit que cette réflexion ne s'appliquait pas seulement à la création des personnages. J'ai nuancé en disant que l'imitation du réel était malgré tout source de vraisemblance et de crédibilité, et qu'elle permettait une meilleure identification du lecteur au personnage.
Pour les références j'ai essayé d'être assez varié : j'ai parlé de Thérèse Raquin, La Curée, L'Homme qui rit, La Nausée, Harry Potter (à propos de l'identification du lecteur au personnage), L'Astrée, Les Miserables, La Princesse de Clèves
Et pour les citations : Assouline, Bachelard, Simone de Beauvoir, Carson Mc Cullers et peut être quelques autres que j'ai oublié.
J'ai aussi fait un petit paragraphe sur le rôle de la focalisation : je voulais expliquer qu'un personnage peut être vu à travers les yeux d'un autre, et être en quelque sorte "transformé' par ce regard subjectif, et je voulais dire que de ce fait, le romancier ne peut pas toujours se contenter d'une imitation du réel.
Mais je crains d'avoir été abscons, peu clair et chiant au possible. Enfin bon, j'espère que mon exemple sera assez explicite.
Et une des auteurs que j'ai citée est absolument inconnue, elle était venue l'année dernière répondre à nos questions, et une de ses phrases m'est revenue.
Mais je regrette un peu de l'avoir intégrée à mon devoir : le correcteur risque de penser que j'ai inventé une romancière fictive parce que je manquais de références ^^
En plus ma conclusion est pourrie, parce que j'avais plein d'idées pour l'ouverture (je voulais parler de l'évolution du personnage dans le roman moderne, avec l'utilisation d'un "je" quasi autobiographique, et mentionner les réflexions de Nathalie Sarraute dans L'Ere du Soupçon) : du coup j'ai essayé de tout mettre, et le résultat est lourd et mal écrit.
Et a la fin, en me relisant, je me suis rendu compte que j'avais pris par endroit des accents lyriques absolument ridicules (je cite : "ces êtres d'encre et de papier"
) mais je n'avais plus le temps de modifier ca. Au moins, ca évite une répétition du mot "personnage".

