20-05-2008, 20:03
(Modification du message : 20-05-2008, 20:20 par Mark Twang.)
Il y a quelque chose de particulier dans les cérémonies de mariage : elles forment une des dernières démonstrations somptuaires rituelles auxquelles sont tenus de se soumettre les individus, prouvant ainsi à leur entourage qu'ils sont bien des "inclus" ; le réseau familial (le clan), le réseau amical (la tribu) et le réseau de clientèle (les feudataires) y sont amenés à se rencontrer pour mesurer chacun l'étendue des autres cercles, et ainsi mieux évaluer le poids social de leur hôte ainsi que le rang occupé par chacun dans ce système. Les convives se sentent à cette occasion d'autant plus assurés qu'ils ont la sensation "qu'on ne s'est pas foutu" d'eux (cadre, repas, musique, activités, discours, témoignages publiques d'estime... ). Il faut leur montrer qu'ils sont désirés lors de l'évènement (regardez un peu les cartons d'invitations et les formules de politesse lors du départ des invités). Certes, tout cela reste dans le vague du ressenti et n'est jamais énoncé aussi clairement, mais il suffit de voir les réactions de ceux qui s'estiment dédaignés, rejetés. Ils se sentent officiellement exclus des divers cercles susnommés et donc floués d'une place qu'ils estiment due ; et donc, on s'est "bien foutu d'eux". C'est la raison pour laquelle il me semble que tant de jeunes ménages, ayant pourtant bien mieux à faire, soient prêts à tous les sacrifices pour assurer la "réussite" de cette seule journée et s'assurer ainsi que tous les réseaux dans lesquels ils gravitent, ayant bien reçu leur dû, leur restent propices dans un avenir qui leur semble incertain (obligations parentales, professionnelles... ).
Par ailleurs, provoquer un scandale lors d'une cérémonie - ou juste après - est sans doute l'un des moyens les plus efficaces qe l'on ait trouvé pour se justifier du fait qu'on ne portera pas assistance à l'hôte en cas de coup dur... "pas après ce qu'ils m'ont fait". Et le plus souvent (toujours ?), on a pour la cause saisi un prétexte que l'on a revêtu majestueusement du voile de la vertu (bafouée, cela va sans dire).
Par ailleurs, provoquer un scandale lors d'une cérémonie - ou juste après - est sans doute l'un des moyens les plus efficaces qe l'on ait trouvé pour se justifier du fait qu'on ne portera pas assistance à l'hôte en cas de coup dur... "pas après ce qu'ils m'ont fait". Et le plus souvent (toujours ?), on a pour la cause saisi un prétexte que l'on a revêtu majestueusement du voile de la vertu (bafouée, cela va sans dire).

