Miltonfuler
Verbe, emploi régional, francisation l'anglais « to miltonfull », litt. « remplir de milton », expression empruntée à l'argot des plâtriers londoniens de la fin du 18e siècle. Formé sur le patronyme de Milton, poète anglais du 17e siècle auteur du Paradis perdu, poème épique narrant l'expulsion du jardin d'Eden et la précipitation dans les affres de la condition humaine soumise à la malédiction des travaux pénibles.
Verbe, emploi régional, francisation l'anglais « to miltonfull », litt. « remplir de milton », expression empruntée à l'argot des plâtriers londoniens de la fin du 18e siècle. Formé sur le patronyme de Milton, poète anglais du 17e siècle auteur du Paradis perdu, poème épique narrant l'expulsion du jardin d'Eden et la précipitation dans les affres de la condition humaine soumise à la malédiction des travaux pénibles.
- emploi intrans. : souffrir d'intenses douleurs physiques occasionnées par des travaux prolongés. J'ai miltonfulé pendant des jours après avoir poncé et enduit ce foutu salon. (SUE, Atar Gull, 1831, p. 29)
- emploi trans. : par extension, et par contamination de « fulminer », agonir d'injures un compagnon de travail insuffisamment motivé. Il m'a tellement multonfulé que j'ai tout enduit de travers, bien fait pour sa tronche! (CHAMFLEURY, Les Bourgeois de Molinchart, 1855, p.123)
Putain, deux ans ! [p.c.c.,Om]

