28-03-2008, 21:02
Et puis comment fait-on pour se suicider ? C'est une question très sérieuse que je pose là, parce que nous parlons du suicide depuis un moment, mais est-ce que l'un de nous sait vraiment ce que cela signifie d'un point de vue réel, matériel, effectif ? Chantal Sébire souffrait terriblement et souhaitait mettre fin à ces souffrance dont elle savait qu'elles ne déboucheraient de toute façon que sur la mort. Mais fallait-il pour cela qu'elle souffre encore davantage en se donnant la mort ? Il ne s'agit pas d'un suicide de désespoir où les moyens sont la plupart du temps extrêmement violents, tout à la fois pour la personne qui part que pour ceux qui restent et demeurent dans une souffrance terrible. Il s'agit d'une mort anticipée et qui a le droit d'être une mort douce. Euthanasie. "Mourir bien" et dans la dignité pour reprendre les paroles d'Ulysse. Si je devais me donner la mort demain parce que je suis condamnée, je ne saurai pas comment faire. Et si je m'informe et finis par le découvrir, comment puis-je me procurer ce qui me permettrait d'avoir cette mort douce ? Ca se vend quelque part ? Sous quelle forme ? Comment puis-je faire ensuite pour que mon départ soit suffisamment "civilisé" pour que les miens puissent rester à mes côtés jusqu'à la fin, comme dans le cas d'une mort naturelle, et puissent ainsi surmonter la souffrance sans passer par la case traumatisme lié à un suicide "traditionnel"? C'est en cela que suicide et euthanasie n'ont rien à voir.
Je crois que son but était justement qu'on l'aide à quitter ce monde, et que cela ne soit pas fait dans la clandestinité coupable et le risque à faire porter ensuite à sa famille et au médecin qui peut-être (en tout cas je le souhaite de tout coeur) l'a accompagné. C'est là que réside la dignité.
Je crois que son but était justement qu'on l'aide à quitter ce monde, et que cela ne soit pas fait dans la clandestinité coupable et le risque à faire porter ensuite à sa famille et au médecin qui peut-être (en tout cas je le souhaite de tout coeur) l'a accompagné. C'est là que réside la dignité.
Putain, deux ans ! [p.c.c.,Om]

