28-03-2008, 01:46
Citation :oui, et la façon dont fonctionne le groupe est tout aussi émouvante. On dirait qu'ils sont tous en pleine télépathie. Superbe.
En dressage de poils classiques, il y a trois aria qui me font fondre à chaque fois, et qui sont tous de Mozart :
le Dove sono de la comtesse dans l'acte II des Noces de Figaro. Voici celui de celle que je vénère, Tiri Te Kanawa
(mais le son est trop aigu, sa voix est beaucoup plus chaude). Le regret des bonheurs perdus, qui ont passé sans qu'on sache pourquoi, et pourtant qui pourraient revenir... la solitude et pourtant encore l'amour... et la voix de Te Kanawa, je meurs à chaque fois.Dans le même opéra, le premier air de l'acte II, toujours la comtesse avec le Porgi amor. Sur tontuyau la version avec Te Kanawa est vraiment mal enregistrée, c'est une honte, je ne peux pas vous infliger ça. Alors je vous mets celui de Renee Fleming à la place, qui est lui aussi formidable d'intensité fluide et vibrante. Ca a l'air tellement évident, j'en pleurerais.
Et il y a un air de Constance dans l'Enlèvement au séraîl, au milieu de l'acte II, le Martern aller Arten, où la cantatrice nous invite à cavaler avec elle de haut en bas d'une une échelle du plus grave au plus aigü... Si la performance vocale est bonne, le poil se dresse tout seul parce qu'on n'arrive pas à croire que c'est possible. Voilà la version de June Anderson en récital, c'est long à cause de l'intro instrumentale, mais sa voix est sublime. Ca se passe surtout à partir de 3'30". Il faut cependant fermer les yeux pour ne pas voir la choucroute.
Putain, deux ans ! [p.c.c.,Om]

