21-03-2008, 13:17
Ahlala, je me prépare à en remettre une couche, mais bon, je suis la seule à ne pas avoir émis ma précieuse opinion sur ce sujet brûlant…
Pour essayer de coller au sujet initial qui concernait la pauvre femme qu’on n’a pas autorisé à mourir dignement, vais-je choquer en disant que si elle pense qu’elle a le droit de mourir, elle le fait ? Pas besoin d’une autorisation ou de l’assentiment du pays pour faire ce qu’on croit juste.
Il est dangereux de modifier la loi à la légère, et surtout sur des critères affectifs.
La pitié ou l’indulgence, c’est aux tribunaux de la mettre en œuvre (et ils le font la plupart du temps pour ce genre de cas).
Le problème d’une loi, à partir du moment où elle est appliquée, c’est qu’elle peut être contournée, interprétée, etc. Si aujourd’hui on pense se prémunir de tout dérapage futur en établissant des garde-fous ou des clauses restrictives, rien ne nous dit qu’un avocat ne se servira pas un jour d’un vice caché de cette loi pour légitimer un crime ou d’autres actes mauvais. Pour moi il faut rester très prudent et ne pas céder à l’émotion quand il s’agit de graver quelque chose dans le marbre. Sans considérer qu’une loi est sacrée, nous devons lui accorder une grande importance sous peine de mettre à mal le système dans lequel nous évoluons.
Et puis d’autre part je ne comprends toujours pas pourquoi on devrait opposer systématiquement euthanasie et foi. La foi n’est pas intellectuelle, c’est une émotion, en ce qui me concerne une émotion esthétique : elle est là, point (et au passage, je me fous complètement de savoir si je la comprends ou non). Mais la gestion d’un Etat et l’élaboration de ses lois, ne peuvent pas se fonder sur la foi, ni sur ce qu’on croit en savoir. Ce monde-ci ce sont les hommes qui l’organisent et ils doivent le faire de manière rationnelle. Il ne s’agit pas de Bien ou de Mal au sens philosophique mais au sens relatif : les fondations de notre société peuvent-elles être mises en danger par une telle loi, oui ou non ?
Pour essayer de coller au sujet initial qui concernait la pauvre femme qu’on n’a pas autorisé à mourir dignement, vais-je choquer en disant que si elle pense qu’elle a le droit de mourir, elle le fait ? Pas besoin d’une autorisation ou de l’assentiment du pays pour faire ce qu’on croit juste.
Il est dangereux de modifier la loi à la légère, et surtout sur des critères affectifs.
La pitié ou l’indulgence, c’est aux tribunaux de la mettre en œuvre (et ils le font la plupart du temps pour ce genre de cas).
Le problème d’une loi, à partir du moment où elle est appliquée, c’est qu’elle peut être contournée, interprétée, etc. Si aujourd’hui on pense se prémunir de tout dérapage futur en établissant des garde-fous ou des clauses restrictives, rien ne nous dit qu’un avocat ne se servira pas un jour d’un vice caché de cette loi pour légitimer un crime ou d’autres actes mauvais. Pour moi il faut rester très prudent et ne pas céder à l’émotion quand il s’agit de graver quelque chose dans le marbre. Sans considérer qu’une loi est sacrée, nous devons lui accorder une grande importance sous peine de mettre à mal le système dans lequel nous évoluons.
Et puis d’autre part je ne comprends toujours pas pourquoi on devrait opposer systématiquement euthanasie et foi. La foi n’est pas intellectuelle, c’est une émotion, en ce qui me concerne une émotion esthétique : elle est là, point (et au passage, je me fous complètement de savoir si je la comprends ou non). Mais la gestion d’un Etat et l’élaboration de ses lois, ne peuvent pas se fonder sur la foi, ni sur ce qu’on croit en savoir. Ce monde-ci ce sont les hommes qui l’organisent et ils doivent le faire de manière rationnelle. Il ne s’agit pas de Bien ou de Mal au sens philosophique mais au sens relatif : les fondations de notre société peuvent-elles être mises en danger par une telle loi, oui ou non ?
J'suis pas un mauvais gars, mais c'est plus fort que moi
Les vampires et les vamps, Ça m'rend dingue
J'achète des chauves-souris, pour mettre dans mon burlingue
Et j'épouse toutes les tueuses que j'connais (Boris Vian)
Les vampires et les vamps, Ça m'rend dingue
J'achète des chauves-souris, pour mettre dans mon burlingue
Et j'épouse toutes les tueuses que j'connais (Boris Vian)

