Une dont je me suis souvenue ce matin
Un gars entre dans une grande brasserie et s'accoudant au comptoir commande un café.
Le patron le sert et vaque à ses occupations.
- Combien j'vous dois Patron demande le client ?
- 1 € 20, Monsieur.
Le type sort son porte-monnaie et entreprend de disposer des pièces de 1, 2 et 5 centimes d'euros sur toute la longueur du comptoir.
Le zinc est particulièrement long et le gars prend tout son temps pour le couvrir consciencieusement.
Et il s'en va sans un mot.
Le patron, effaré, interpelle ses habitués :
- Z'avez vu ça ???? Pas croyable, le gars!!!
- Ouais, mais, bon, en même temps il t'a payé, tu peux rien dire, lui rétorque un client assidu.
Le lendemain, le type revient, commande un café...
et paye à nouveau en petites pièces vicieusement dispersées sur le comptoir.
Le patron commence à se poser des questions. Mais pourquoi ce gars fait-il ça ? Aurait-il une dent contre lui pour une vieille histoire ?
Le manège continue. Tous les matins le client passe boire et payer son café avec ses riblons.
Le patron stressé à mort redoute sa venue tous les jours, il n'en dort plus, devient irascible, fouille sa mémoire, s'interroge et désespère de comprendre.
Un jour cependant, le gars sort un portefeuille au lieu de l'éternel porte-monnaie aux pièces roses.
Il pose un billet de 50 euros sur le comptoir!!!
- Patron!! Vous encaissez mon café ?
Le patron exulte!!! Fou de joie, il prépare sa vengeance et saisit le gros bocal en verre dans lequel il conserve tous les centimes d'euros.
Tranquillement, il disperse 48,80 euros en centimes sur tout le comptoir puis il en dispose sur toutes les tables libres de la brasserie avant de sortir et de faire la même chose sur les tables de la terrasse.
Un immense sentiment de soulagement l'envahit et c'est détendu qu'il rejoint son comptoir pour entreprendre d'essuyer les verres d'un air parfaitement innocent...
quand la voix du maudit client s'élève pour annoncer à la cantonade :
- Patron!!! Tournée générale!!!
"Qu'est-ce que c'est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? [...]
Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c'est la vie."Karadoc - Livre II, Corpore sano