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Discopuce
(28-10-2010, 07:14)Scribe a écrit : Je réécouterai ça, alors. Pourquoi Io, au fait ?
Le groupe est issu de la dissolution de deux groupes plus anciens. Je connaissais le bassiste et le batteur depuis plusieurs années mais sans jamais avoir improvisé avec eux. Quand on a commencé on a donc enregistré des bouts de riffs et il a fallu leur donner des noms de code avant qu'ils deviennent des chansons. On a choisi des noms de corps célestes de notre système pour les distinguer. Io s'est imposé pour le groupe : c'est - au sens astronomique et mythologique - un satellite de Jupiter, titre qu'on a donné un thème qu'on imagine récurrent dans notre set. Et puis Io, c'est court, facile à dire, à retenir, à graphier... Et ça change des noms de grouped à rallonge qu'on croise dans nos concerts.

Après, il y a plein de lectures à posteriori qui ne sont pas pour me déplaire : le côté binaire (10), l'hypothèse I/O (input/output)...
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Regard sur la carrière solo de Bryan Ferry...
... ou le classement commenté des albums du Fez par un fan hardcore à l'occasion de la sortie d'Olympia, sorte d'album somme qui clôt un cycle de plus de quinze années d'errements.

Les chefs d'oeuvre :

1. Boys & Girls (1985)
Bryan Ferry a toujours été un perfectionniste. On ne compte plus les albums qui lui ont demandé plus de trois ans de préparation. Le défaut de cette qualité est une tendance à la production subliminale qui - à l'écoute - n'est pas sans provoquer chez certains une impression de claustrophobie. Rien de tel avec Boys & Girls qui est le Citizen Kane de son auteur. L'album est une architecture savante qui superpose des couches et des couches de guitares atmosphériques, occasionnellement transpercées par les leads de David Gilmour, Mark Knopfler et Neil Hubbard. Pour la bonne bouche on trouve la crème des musiciens de studio de l'époque: Marcus Miller, Tony Levin, David Sanborn, Nile Rodgers, Guy Fletcher... tout ça pour emballer 8 chansons et un intermède dans une atmosphère planante et dansante qui a marqué son époque, Slave to Love et Don't stop the Dance en avant.

Outtakes :
Nocturne
Valentine (instrumental)

2. The Bride Stripped Bare (1978)
Tout a été dit et écrit sur cet album sombre écrit après la rupture de Ferry et de la Top Model Jerry Hall. Ce qui est le plus remarquable avec cet album est qu'il est l'antithèse des tendances naturelles du Fez. Pas de surproduction, pas de superstar. La musique se fait plus folk et plus soul, des sources d'inspiration constantes de Ferry depuis Another Time, Another Place mais jamais citées aussi textuellement. A l'inverse, un titre du Velvet Underground (What Goes On) se trouve repris de façon presque plus dépouillée que l'original. Et il faut bien reconnaître que Ferry le fait bien. Il aura souvent parlé par la suite de revenir à ce mode de production sobre... sans aucune suite hélas. Pour s'en rapprocher un peu, il aura fallu attendre le très beau As Time Goes By et son hommage appuyé aux belles machines du swing et de la musique hollywoodienne des années 1930/40.

Outtakes :
Four Letter Love
Feel the Need
He'll Have To Go
Broken Wings
Crazy Love

Les grands albums

3. Frantic (2002)
Le plus rock des albums modernes de Ferry. Réalisé dans un état d'urgence inhabituel pour le Fez, Frantic réunit des morceaux rescapés de la session Alphaville (album abandonné) tout en anticipant sur un projet d'album entièrement composé de covers de chansons de Bob Dylan. Il fait ressortir le meilleur des tendances naturelles de l'ancien leader de Roxy Music. Sa voix fêlée est plus belle que jamais quand il est au bord de la fausse note. La progression entre reprise rock de Dylan, humeur bluegrass du Good Night Irene de Leadbelly et pop kitsch stewartienne (Goddess of Love) se conclut à merveille avec le très Roxyesque I Thought.

Outtake :
I Forgot More than You'll Ever Know About Her

4. Mamouna (1994)
Mamouna est un objet insolite. C'est d'abord un des albums les plus personnels : 100 % de compositions, on n'avait pas vu ça depuis Boys & Girls et l'expérience ne s'est plus renouvelée depuis. Ferry trouve le processus d'écriture "ennuyeux" comme il l'a dit lors de la réception d'un prix. En réalité, il l'a mené au bord de la dépression et plusieurs fois à l'échec comme en témoignent au moins les deux albums fantômes
Horrorscope et Alphaville qui ont circulé sous la forme de Bootlegs avant d'être démembrés par Ferry qui en a réexploité certains titres dans ses productions ultérieures. Mamouna est donc en partie issu de l'échec d'Horrorscope, jugé inexploitable par sa maison d'édition car trop sombre. Il scelle aussi la réconciliation avec ses anciens compères de Roxy Music qui mettent presque tous la main à la pâte notamment dans un titre, Wildcat Days, qui aurait pu figurer sur un album du groupe.

Visuellement, l'album est étonnant : derrière une (affreuse) peinture d'étalon blanc on découvre dans le livret dépliant un univers de cabaret - ou de bordel ? - pervers et chic. Issues du tournage du clip The Girl of my Best Friend (session de l'album Taxi), ces successions de photos noir & blanc / en couleurs saturées sont probablement le visuel le plus abouti des albums solos du leader de Roxy Music. La clef de l'album est probablement là. Au delà de la symbolique duelle évidente, il faut surtout comprendre que Mamouna est une peinture visuelle, une sorte d'oeuvre totale qu'il faut embrasser dans son intégralité autant que scruter dans le détail. Stylistiquement, on atteint à la perfection sonore recherchée par Ferry dans sa méthode de contrôle total expérimentée dans Boys & Girls. Seul problème : alors que Boys & Girls brillait par son évidence, il faut que l'auditeur de Mamouna soit lui-même un passionné pour avoir la patience d'en explorer tous les recoins et d'en décortiquer tous les aspects pour en tirer la substantifique moelle. Mais la récompense est au bout du chemin : Mamouna est une oeuvre baroque, cérébrale et charnelle où rien n'est jamais gratuit et qui dégage un parfum capiteux propre à enivrer les sens.

Outtake :
This Love

Les bons albums :

5. Let's Stick Together (1976)
Petite moustache à la Clark Gable, mèche plaquée sur le front et les yeux, cravate à pois... et guitariste star (Chris Spedding) à ses côtés, Ferry change de braquet et décide de passer à l'offensive. Let's Stick Together est l'affirmation d'un style personnel, déconnecté de Roxy Music que le leader vient de dissoudre. Désormais, les albums solos ne seront plus des récréations mais des re créations. Toujours composé de reprises, la grande nouveauté est que le Fez livre ses premières auto cover, se réappropriant des compositions pour Roxy Music. Parfois, c'est une vraie réussite (Casanova, 2HB), parfois non (Re-Make/Re-Model). Mais rien que pour le titre phare, cover de Let's Work Together du multi instrumentiste Wilbert Harrison, dynamité aux cuivres et aux roucoulements mexicains, l'album décroche une place d'honneur dans le classement des albums pop de la décennie.

6. Another Time, Another Place (1974)
Fin du glam. Ferry sera Bogart ou rien. Désormais en smoking presque à vie - passons sur la parenthèse de l'uniforme martial pendant la Période Siren de Roxy Music - Ferry continue son hommage et sa relecture des sources de son art. Tout y passe, des standards des années 1930 au Soul/Funk d'Ike Turner en passant par Dylan et la Folk désabusée de Kris Kristofferson. C'est aussi et surtout la mise en place d'un procédé de production qui sera la signature du dandy rocker. La forme rencontre le fond, même si le danger était grand de disparaître derrière le staff de luxe. En fait c'est une galaxie qui vient d'émerger, faite de collaborateurs qui de loin en loin deviendront les ouvriers du son unique de Bryan Ferry.

7. These Foolish Things (1973)
Le plus sympathique de tous les albums de covers de Ferry. En pleine vague glam rock, et en plein triomphe de Roxy Music, These Foolish Things est un album nostalgique et léger qui pose les bases des obsessions musicales du crooner rock : les girl groups, Elvis, les Stones, les Beatles, les années 1930 et surtout Dylan. Selon les titres, Ferry privilégie la citation (Don't Worry Baby) ou la relecture (A Hard Time's a Gonna Fall). Il parvient à sonner plus féminin que Janis Joplin (Piece of my Heart) ou expérimente avec deux batteurs et du violon électrique (Sympathy for the devil). Le résultat est un album attachant même s'il semble bien moins révolutionnaire que les oeuvres de Roxy Music.

8. Olympia (2010)
Kate Moss en couverture répond à Kary-Ann Muller, top model du premier album de Roxy Music sorti 38 ans plus tôt. Étrange, cela sonne comme un détournement de l'univers de Roxy Music.
Musicalement, je craignais le pire après l'abominable Dylanesque. La première écoute n'est pas loin de me laisser de marbre. Et puis je perce la couche dense de la production pour découvrir des harmonies et des mélodies simples et bien ficelées. Deux compositions personnelles, trois collaborations avec Dave Stewart rescapées d'un album abandonnée, deux commande, trois covers... Les atmosphères se succèdent, allant du naïf (No Face, No Name, No Number) au torturé (You Can Dance) en passant par le néo disco (Shameless) et le lyrique (Song to the Siren qui a des relents du Chris De Burgh de The Lady in Red), le tout baigné par cette touche de Funk froide caractéristique du style de Ferry depuis Bête Noire et surtout Taxi. L'album manque cruellement d'un vrai titre phare et certains morceaux ont du mal à accrocher l'oreille tant ils manquent d'aspérités (BF Bass). L'ennui peut guetter le non aficionados mais Ferry, s'il est tenté par les sirènes, évite bel et bien le naufrage... Et miracle, au bout de plusieurs écoutes, l'abum se révèle pleinement et par un jeu savant de références permet au Ferryphile de trouver son chemin dans ce dédale - jusqu'à hisser finalement cet Olympia dans la sphère des bons albums du Fez. C'est une sorte de deuxième face souriante de Mamouna.
Pour une fois, les possesseurs de l'album standard sont privilégiés, tant les deux titres bonus (One Night, tout droit sorti des sessions de 1993 et Whatever Gets You Thru the Night, reprise pudding) détonent et nous ramènent 15 ans en arrière. Heureusement, le disque de remixes de l'édition Deluxe est plus intéressant.

9. Taxi (1993)
Taxi est un retour en arrière. Crispé sur sa nouvelle superproduction intitulée Horrorscope - qui ne verra jamais le jour - Ferry s'accorde une pause en revenant à son exercice favori, la cover. Le roi de l'autoréférence pousse le vice jusqu'à achever son album sur une cover de Kris Kristofferson, comme à l'époque d'Another Time Another Place. Ce qui me marque le plus dans cette album, c'est la mise en place du style sonore du Ferry de la maturité. L'influence énorme de Robin Trower en guitariste et producteur raffiné et aérien rencontre l'assise solide apportée par le guitariste de blues Neil Hubbard, qui avait aidé Ferry à atteindre le dépouillement sur The Bride Stripped Bare. Taxi est la matrice sonore de Mamouna, tout comme These Foolish Things était la matrice thématique de la carrière solo de Ferry.

Outtake :
One Night

10. As Time Goes By (1999)
Encore une fois confronté au problème insoluble d'un album qui refuse de prendre vie (Alphaville), Ferry se réfugie selon son habitude dans la cover de titres qui lui sont chers. Il choisit l'option de la citation littérale en faisant appel à une petite formation constituée spécialisée dans le répertoire des années 1930/40. Un titre, puis deux, puis encore une poignée d'autres... incapable de choisir, ou tout simplement de s'arrêter, Ferry aligne les classiques et réunit la matière d'un album complet, et même un peu plus. Bientôt, il se laisse totalement porté par ce projet et transforme l'essai. L'album est un succès commercial et critique, Ferry respire et part pour une tournée de rêve où le crooner rock se fait simplement crooner. La sophistication habituelle de Ferry ne fait que percer au travers d'In The Mood for Love, beaucoup plus produit et qu'on devine issu d'un autre projet plus ancien. Live at The Grand Rex publié en DVD garde le souvenir - hélas incomplet car amputé de plusieurs instrumentaux de qualité - d'une date parisienne de la tournée.

Outtakes :
If I Didn't Care
Smoke Dreams Of You

Les albums passables :

11. In Your Mind (1977)
Premier album solo 100% original... pas forcément pour le meilleur. Choeurs envahissants et sans second degré (à comparer avec ceux de Dave Stewart dans Greetings from the Gutter), production pachydermique, titres fleuves dispensables... Malgré la présence flamboyante de Chris Spedding aux guitares, seul l'hymne Tokyo Joe et les lancinants Love Me Madly Again et In Your Mind motivent vraiment l'achat de l'album. La tournée mondiale qui a suivi était mémorable par contre.

Outtake :
As The World Turns

Les albums médiocres... ou pire :

12. Bête noire (1987)
Deux ans après Boys & Girls, Ferry renoue avec la superproduction mais se met en retrait en se payant des producteurs de luxe comme Patrick Leonar et Chester Kamen. Le résultat est mutant : un habillage hyper trendy - et donc vite démodé - recouvre une humeur sombre, accouchant ainsi d'un funk chic désabusé, peu dansant... jusqu'au dépressif avec Zamba, le plus beau morceau de l'album. Les fautes de goût sont assez nombreuses et culminent dans le plombant The Name of the Game avec ses choeurs gospel peu habités.

13. Dylanesque (2007)
Le seul et unique album dans lequel je ne sauve rien. Dylanesque tente de retrouver la spontanéité de The Bride Stripped Bare par une captation quasi live mais pourtant jamais les reprises du Fez n'ont semblé aussi plates et peu inspirées. Mon paquet de biscotte a plus de swing que la section rythmique de cet album, constamment sur le temps.

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Apparitions du Fez hors albums :
- All This and World War II, Original Soundtrack (1976) : She's Leaving Home (Beatles cover)
- Legend, Original Soundtrack (1985) : Is Your Love Strong Enough ? (Ferry original)
- The Fly, Original Soundtrack (1986) : Help Me (Ferry original)
- Honeymoon in Vegas, Original Soundtrack (1992) : Are You Lonesome Tonight (Elvis Cover)
- Phenomenon, Original Soundtrack (1996) : Dance with Life (Bernie Taupin original)
- Tribute to Diana Princess of Whales (1997) : Sonnet XVIII (Ferry original)
- 20th Century Blues, Tribute to Noel Coward (1997) : I'll See You (Coward cover)
- Northumbria Anthology (1999) : The Lambton Worm (trad.)
- Good Rockin' Tonight, The Legacy of Sun Records (2001) : Don't Be Cruel (Elvis cover)
- Rogue's Gallery - Pirate Ballads, Sea Song and Chanteys (2008) : The Cruel Ship's Captain (trad.) ; Lowlands Low (trad.) en duo avec Anthony.

Chansons orphelines :
- Mother of Pearl (Roxy cover) ca 1995/6 - B-Side de One Way Love (2002)
- Whatever Gets You Thru the Night (Lennon cover) ca 1995/6 - Olympia (2010), Bonus Track
- I Don't Want to Go On Without You (Session Alphaville) ca 1996 - The Best of Bryan Ferry (2009)

Chansons disparues :
- Lovewar (Session Alphaville) - Bootleg uniquement

Merci à Leo Soesanto des Inrocks pour les conversations passionnées sur le Fez.
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Disponible gratuitement pour un temps limité, un mix de You Can Dance (Bryan Ferry, Olympia) et Jigsaw (Radiohead)

http://soundcloud.com/bryanferry/you-can-j...-harris-project
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J'aime assez le Fez même si je suis plutôt moi fan de la période Roxy Music !
En tous cas voici l'avis extrêmement intéressant d'un vrai fan !
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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(30-10-2010, 00:02)Gandalf le OUF a écrit : J'aime assez le Fez même si je suis plutôt moi fan de la période Roxy Music !
En tous cas voici l'avis extrêmement intéressant d'un vrai fan !
J'ai commencé par Roxy Music. Là j'ai profité de la sortie d'Olympia pour réécouter toute la disco solo et prendre quelques notes. En même temps, je discutais à bâtons rompus avec un ami critique et du coup ma prise de notes a pris un peu plus d'ampleur. Je repasserai pour aborder Roxy Music.
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Qu'est-ce que j'ai pu user comme piles sur mon walkman à l'époque en écoutant ça
L'éternité c'est long, surtout vers la fin
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(30-10-2010, 08:00)emmeet a écrit : Qu'est-ce que j'ai pu user comme piles sur mon walkman à l'époque en écoutant ça
Heureusement, l'album lui est inusable Biggrin

Là je me réécoute the Bride Stripped Bare, où on trouve la meilleure reprise d'une chanson d'Al Green... cette voix, cette guitare...

http://www.deezer.com/listen-3405448
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(30-10-2010, 08:23)Mark Twang a écrit : Là je me réécoute the Bride Stripped Bare, où on trouve la meilleure reprise d'une chanson d'Al Green... cette voix, cette guitare...

http://www.deezer.com/listen-3405448
"Désolé, vous n'avez pas accès gna gna gna !"

je hais Deezer et tous ces trucs qui ne marchent que de manière chaotique !!!
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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Un type a construit un instrument avec des tubes de PVC, et voilà ce que ça donne avec un peu de pratique :

Tell me about the rabbits, George.
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Ça me rappelle le Blue Man Group Smiley :

Riven's back: larger, prettier, better. - Te audire non possum. Musa sapientum in aure fixa est. Oo - ufo-3d.fr
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Le gars s'en est effectivement inspiré pour créer son instrument. Yes
Tell me about the rabbits, George.
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Je dis Applaudir
"Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent."
Jean Yanne.
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Que des tubes Dents
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Le groupe Noir Désir ne se reformera pas, les musiciens ont décidé de dissoudre le groupe. Incompatibilités d'humeur et différents musicaux, le groupe qui pourtant travaillait à un nouvel album il y a encore quelques jours a décidé d'arrêter de maintenir le groupe en "respiration artificielle".

Article du Parisien pour plus d'infos.

Moi, je suis un peu triste, j'aimais bien Noir Dez. Confused Ce qu'a fait Cantat était évidemment condamnable, ça n'enlevait rien à son talent artistique. J'aimais bien leurs chansons, leurs textes (qui étaient, je trouve, parmi les rares paroles françaises actuelles à ne pas rabâcher des niaiseries ou des banalités avec une prose d'élève de cours élémentaire). Mais quelque chose s'est brisé avec la mort de Marie Trintignant, et il était sans doute très utopique d'espérer retrouver le Noir Désir d'avant avec la sortie de prison de Cantat.
Je trouve la décision du groupe plutôt courageuse et honnête, j'aurais été le premier à désapprouver s'ils avaient fait un album mal torché pour faire comme si, artificiellement.
Tell me about the rabbits, George.
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Entièrement d'accord. Un groupe que je trouve bien plus essentiel dans l'histoire du rock français que Téléphone par exemple. Il a duré 25 ans mais j'avais l'impression qu'on avait atteint une limite et je ne suis pas surpris de la décision. J'attends maintenant les oeuvres à venir des membres du groupe. Je suis très fan du travail de Serge Teyssot-Gay.
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