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sos rentrée
#16
J'ai essayé de réfléchir au truc (tout arrive, même sissafémalalatèt...)

et les seules lectures scolaires dont je me souvienne de ma période Collège, ce sont les petits fascicules classiques (Homère, Molière, etc...) et "l'écume des jours" en 3e.
Riven's back: larger, prettier, better. - Te audire non possum. Musa sapientum in aure fixa est. Oo - ufo-3d.fr
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#17
(29-08-2009, 21:28)NounouOgg a écrit : ... Le problème, c’est que souvent, lorsque les élèves ne lisent pas les œuvres proposées imposées par le prof, ce n’est pas pour lire « autre chose » de plus captivant, c’est pour ne rien lire, ...

En cela je suis bien d'accord mais la question est de savoir pourquoi ces profs continuent à proposer imposer des oeuvres dites classiques et de grande littérature en lieu et place de proposer imposer des oeuvres plus modernes et susceptibles effectivement de rester à la postérité.

Qui a décidé que pour être un grand auteur il fallait être soit mort soit chiant ? Laugh2
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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#18
Tiens, il me semble bien que c'est en 4ème que nous avions étudié Ravage Idee
Et en parallèle on avait lu deux nouvelles de Bradbury (extraites de Les pommes d'or du soleil et Les chroniques martiennes)

'videmment, tu t'en doutes, j'avais aimé Biggrin
J'ai ensuite dévoré tout Barjavel puis cherché les autres auteurs français de SF.
"Qu'est-ce que c'est que ce style de bouffer des petits machins tout secs et trois gallons de flotte par jour ? [...]
Si la jeunesse se met à croire à ces conneries, on se dirige tout droit vers une génération de dépressifs ! Le gras, c'est la vie."Karadoc - Livre II, Corpore sano
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#19
Ah ben tiens tu m'ôtes les mots de la bouche car moi aussi j'avais étudié "Ravage" et ensuite Barjavel a bercé toute mon adolescence et je crois bien que j'ai tout lu de lui, 'fin une bonne partie.

Jusque tard d'ailleurs, car mon livre de chevet à la maternité, pour mon premier enfant, était "L'enchanteur"...

Et puis, je me souviens que j'avais beaucoup aimé "Malataverne" de Clavel, "La cicatrice" de Bruce Lowery mais aussi "Les misérables" mais avais détester "L'écume des jours".
"Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent."
Jean Yanne.
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#20
Je viens de redécouvrir Edgar allan Poe et ça me branche...comme quoi l'éducation ça a du bon...
la fin justifie les moyens...
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#21
Putain, tu vas voir qu'il y en a un qui va nous relire "La chanson de Roland" !!!
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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#22
(29-08-2009, 12:47)NounouOgg a écrit : @reekoo : Holder ? je ne connais pas. C'est bien ?
J'aime bien, mais ca n'avait pas forcément plu à tout le monde dans ma classe (le sempiternel "y'a pas d'histoire!" auxquels beaucoup d'auteurs ont droit ^^)
C'est une institutrice violoniste et un parent d'élève maçon qui tombent amoureux. Une belle histoire, et une langue simple et pure, baignée d'une douce mélancolie.

Sinon, pour ce qui est du débat concernant les œuvres étudiées en français:
Le problème, à mon avis, c'est que les "classiques" ne sont pas attirants de prime abord: je crois que Tolkien n'a pas besoin de l'aide de l'école pour être lu, car son œuvre est relativement "simple" (terme non péjoratif), elle est directement accessible et appréciable sans préalables, sans bagage culturel spécifique. En revanche, Zola, Balzac, Hugo et les autres ne peuvent être appréciés que si l'on a été bien accompagné. Ça ne veut pas dire qu'ils soient objectivement supérieurs aux premiers; ça, c'est subjectif.
Je crois qu'on peut comparer ça à la musique classique et à la musique "actuelle" : on peut apprécier les deux. Simplement, pour apprécier la musique classique, il faut d'abord la connaitre: on doit apprendre à l'aimer; ce n'est pas le cas pour de la pop ou du rock.
En fait, la distinction est même beaucoup plus compliquée:
en ce qui me concerne, je distingue deux catégories d'oeuvres
prenons une œuvre de jeunesse de Mozart , une chanson des Beatles , la plupart des "tubes classiques", un bouquin de Tolkien ou de Weber, ou encore une nouvelle de Maupassant: dans tous ces cas, je crois qu'on peut dire immédiatement si l'on apprécie ou pas, car la première écoute (ou lecture) est suffisante pour percevoir l'ensemble de l'œuvre, qui est accessible (et peut être admirable par ailleurs, cela n'a rien de contradictoire).
D'un autre côté, on peut placer par exemple un quatuor de Dvorak, Bohemian Rhapsody de Queen, les bouquins de Proust, Ghost in the shell, les films de David Lynch et beaucoup d'autres...: et là, je suis convaincu qu'il est absolument impossible et insensé de vouloir donner un jugement immédiat (qu'on prétende détester ou adorer, d'ailleurs). Ces œuvres ont une architecture plus complexe, et pour les apprécier ou les détester, il faut un apprentissage. C'est pour cela, à mon avis, qu'on hait parfois de prime abord une musique que l'on trouve dissonante, mais que l'on finit pourtant par apprécier à force de l'entendre: on distingue son architecture avec plus de finesse, on perçoit ses qualités ou ses défauts etc...
Et, à l'inverse, on se rend parfois compte, notamment en musique classique, qu'une mélodie de prime abord charmante et émouvante finit par devenir une épouvantable scie, car les fondations sont croulantes, les accords mal agencés etc... Pareil en peinture et dans tous les arts!

Tout ça pour dire que je crois que l'école est dans son rôle en offrant à étudier les œuvres de la seconde catégorie. Pas parce qu'elles sont supérieures (chacun peut trouver dans chaque catégorie des œuvres qui seront pour lui merveilleuses, et d'autres qui l'ennuieront ou l'irriteront) mais parce qu'elles demandent un effort, un accompagnement afin de se faire un point de vue véritablement personnel. D'ailleurs, tous les bons profs de français que j'ai eu (les mauvais, je les ai oubliés ^^) insistaient sur un point: ils ne nous demandaient pas d'aimer les classiques, mais ils nous donnaient le bagage nécessaire pour les juger en connaissance de cause.
Et donc, je pense que c'est un peu facile de juger certains auteurs à l'épaisseur de leurs volumes et au vocabulaire qu'ils emploient. Il faut d'abord aller vers eux, essayer de comprendre le contexte, se pencher sur le style, les descriptions, la narration, surtout ne pas sauter de passages (ca aurait du sens, pour vous, d'appuyer sur "avance rapide" pendant une chanson, puis de prétendre avoir un avis personnel, tranché et construit?). Et après, évidemment, on a tout à fait le droit de détester et de cracher sur l'auteur si on veut!


Voilà, c'est une théorie très personnelle. Parce qu'on peut aussi présenter une autre théorie, que je ne partage pas, mais qui se tient, selon laquelle l'oeuvre doit émouvoir et parler immédiatement. Si tel est votre avis, vous avez le droit de dire que vous n'êtes pas d'accord, et que je suis un petit con qui écrit des tartines (sur ce point je vous donne raison ^^). En vrai, je ne suis pas aussi bavard. Je suis même plutôt taiseux (si si, c'est vrai!).
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#23
(30-08-2009, 23:37)reekoo a écrit : ... surtout ne pas sauter de passages ...
Bon, sauf si vraiment y'a trop de poissons. Tut

Mais à part ce minuscule détail, je suis plutôt d'accord.
Tell me about the rabbits, George.
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#24
(30-08-2009, 23:37)reekoo a écrit : ... surtout ne pas sauter de passages ...

A posteriori, une fois la lecture "forcée" des Misérables et autres Vipères au poing achevée, j'aurais volontier sauté le passage entre les mots PROLOGUE et FIN !!

Laugh2 Laugh2 Laugh2
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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#25
Autant Vipère au poing, j'avais détesté, autant Racine, Corneille et Victor Hugo m'avaient fortement impressionné. Mais à cet âge on dit toujours que tout est nul.
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#26
(30-08-2009, 12:53)Gandalf le OUF a écrit : Putain, tu vas voir qu'il y en a un qui va nous relire "La chanson de Roland" !!!
C'est très bon tout comme Aucassin et Nicolette mais passons ...

Je me souviens du calvaire que fut la lecture imposée des auteurs chiants de la période romantique, le premier qui me dit "Le rouge et le noir" ou "Le lys dans la vallée" passe par la fenêtre !!!! Ah oui et Giono avec ses description de 5 plombes sur le délice du soleil couchant sur une colline provençale ......

Ce fut beaucoup plus marrant quand les profs nous laissèrent choisir un livre que nous aimions beaucoup et que nous devions en parler à nos copains...

Pour Grangé, suis d'accord avec *Sublime blonde*, il m'emmerde et pourtant j'avais bien aimé le livre "les rivières pourpres", comme Chattam, il commence à me pomper aussi...

Sinon oui, Poe, Shelley, Maupassant pour le côté fantastique...
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#27
Et bien si Grangé vous emm... je vous conseille tout de même de lire "Le serment des limbes" qui m'a tout simplement scotché dans mon fauteuil. Ainsi d'ailleurs que les 2 ou 3 personnes auxquels je l'ai prêté !
Quand on est jeune on est con ! Je le sais, j'ai été jeune !!!
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#28
Ça m'étonnait aussi, on m'en avait dit du bien pourtant...et un de ces jours, je le lirai pour me faire mon propre avis.

Chattam me pompe pas encore même si j'ai de la peine à entrer dans l'histoire de "In ténébris"...

Et puis, je m'étais trompée quand je disais:
Citation :j'avais beaucoup aimé "Malataverne" de Clavel, "La cicatrice" de Bruce Lowery mais aussi "Les misérables"

...En fait je voulais dire "Germinal".
"Les Hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent."
Jean Yanne.
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#29
Mais ce film qui a été adapté dans ma région ne m'a pas laissé un souvenir impérissable... comme quoi les livres quelquefois plaisent plus que les films....
la fin justifie les moyens...
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#30
C'était juste pour dire à Nounoute que, malgré mes grattages télencéphaliques répétés, Aloys a encore frappé : je ne me souviens pas du tout, mais du tout, de ce que j'ai pu faire au collège. Toutes matières confondues. Je me souviens juste qu'en "français" je détestais L'éducation sentimentale jusqu'à ce qu'un prof génial nous le fasse aimer en nous proposant une analyse genre structural de l'ensemble (mais ça devait plutôt être au lycée Reflexion_gratte ).

Comme quoi, ce n'est pas l'objet mais l'approche qui marque. Et je ne doute pas que Nounoute ravira ses choupinets barbares.

Faudra que Nounoute nous donne ses premières impressions de rentrée, quand même... (cage aux fauves ou chemin parsemé de roses ?)
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
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