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"What's your perversion"
[img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/yes.gif[/img] Whedon, as always...

Mais depuis quelque temps, mon obsession à moi que j'ai, c'est le Japon (avec ou sans japoniaiseries). Le Japon sous toutes ses formes, de la littérature (je me suis même tapée Le Dit du Genji, c'est dire...) aux arts traditionnels ou contemporains, de la bouffe aux mangas et autres zanimés.

Et à propos de zanimé, il y a un petit bijou de film que, si vous ne l'avez déjà vu, vous devriez voir là, tout de suite, pour vous déscotcher du baquage et vous aérer le ciboulot.

<!--sizeo:7--><!--/sizeo-->Piano Forest<!--sizec--><!--/sizec-->

Wiki ici et comme je suis ben brave, voici deux liens en VF : le premier sur Tontuyau, en intégrale, mais l'image n'est pas généralissime ; le second sur Mouvementquotidien, de meilleure qualité mais en quatre parties.

Lorsqu'il est passé sur KZtv (oui, je suis abonnée), même Chett, qui d'habitude se barre, s'est assis, et n'a plus bougé jusqu'à la fin.

Une histoire aussi simple qu'improbable entre deux jeunes garçons de milieux très différents, un prof et un piano. Le film est adapté des premiers volumes d'un manga, Piano no Morii, toujours en cours de publication et beaucoup plus noir que l'animé. Le film propose quand même bien une histoire complète, avec un début, un milieu et une fin, et il plaira aux grands comme aux petits. Je suis tombée amoureuse de Kaï, mais qui ne le serait pas ?

Je n'en dis pas plus, mais ce serait dommage de rater ça. Si vous l'avez déjà vu, vous en conviendrez, n'est-ce-pas ? [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/yes.gif[/img]
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
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J'ai commencé à jeter un œil et une oreille...
Tell me about the rabbits, George.
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<!--quoteo(post=44518:date=14/11/2013, 21:47:name=Dournon)-->CITATION(Dournon @ 14/11/2013, 21:47) [snapback]44518[/snapback]<!--quotec-->je me suis même tapée Le Dit du Genji, <!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->Tant que tu ne t'es pas tapé le Genji lui même...

Plus sérieusement, quel est ton verdict ? Ce bouquin ne m'a jamais beaucoup tenté, contrairement aux Notes de chevet de Sei Shonagon que j'ai achetées il y a peu et que j'ai hâte de lire.
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<!--quoteo(post=44522:date=14/11/2013, 22:32:name=Scribe)-->CITATION(Scribe @ 14/11/2013, 22:32) [snapback]44522[/snapback]<!--quotec-->J'ai commencé à jeter un œil et une oreille...<!--QuoteEnd--><!--QuoteEEnd-->... et finalement je me suis pris au jeu et j'ai maté jusqu'au bout.

Suis très partagé. Mon avis spoilèreux sous spoilère :

<!--SPOILER BEGIN-->? Cliquez pour voir le message - Recliquez pour le cacher... ?<!--SPOILER END-->C'est plutôt une chouette histoire, personnages attachants, un joli conte mais... raah, y'a tellement de choses qui m'ont dérangé. Je sais qu'on n'est pas franchement censé se focaliser sur le rationnel, mais bon, l'histoire n'est pas fondamentalement surréaliste ou fantastique (dans le sens littérature fantastique hein), et du coup y'a tellement de choses qui m'ont paru too much ou pas possibles que ça m'a quand même beaucoup gêné.

Un piano dans la forêt pendant des années qui sonne toujours merveilleusement bien... J'pense que rien que laisser un piano sous la pluie une journée, j'imagine même pas. Ah pardon, il est "protégé par les arbres", tout va bien (???).
Le petit Kai qui arrive à tout jouer rien qu'en l'écoutant une fois, j'veux bien qu'il ait l'oreille absolue mais quand même, ça paraît très gros...
L'histoire du professeur, qui m'est apparue tellement clichée sur tous les plans.
Le gosse qui tombe par la fenêtre à 3 ans et va jouer du piano dans les bois tout seul et tout le monde trouve ça merveilleux (?????)
Le concours de piano au dénouement attendu.

Et puis toutes ces questions sérieuses, potentiellement intéressantes survolées bizarrement, les gosses qui se battent (et l'élève méchant est gros et laid pour bien qu'on pige qu'il est méchant... ?) et tout le monde a l'air de trouver ça normal, d'ailleurs ils n'en ont pas vraiment de séquelles physiques ou psychologiques. La mère de Kai qui se prostitue dans des endroits bien glauques mais qui est en même temps une mère modèle ?

Bon, j'ai bien aimé la fillette stressée et son image mentale en train de jouer sur les toilettes avec son chien qui gambade dans le champ à côté, c'était très fun [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/laugh2.gif[/img] En même temps, je me suis demandé si c'était vraiment fait pour être pris au second degré...

Mais j'ai quand même bien aimé, c'était loin d'être désagréable. Mais beaucoup de bémol, quand même (c'est normal avec tous ces morceaux de musique ahahahah. Hum, pardon.).<!--SPOILER DIV--><!--SPOILER DIV-->
Tell me about the rabbits, George.
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Réponse sous spoil itou.

<!--SPOILER BEGIN-->? Cliquez pour voir le message - Recliquez pour le cacher... ?<!--SPOILER END-->Ce que j'ai ressenti :

C'est un conte, voire un conte type : l'enfant prodige et gentil mais pas faible, né dans une cour des miracles, qui aura à la fois des opposants (son monde d'origine, les enfants qui l'excluent parce qu'il est pauvre, fils d'une pute et inadapté à l'école) et des adjuvants (sa mère pute mais aimante, le maître à la valeur ignorée de tous) et dont l'histoire doit finir sur une épreuve/échec dont on sait bien qu'elle n'augure en rien de son avenir. (Et oui, pour ce qui est du petit gros, les Japonais sont assez sujets à l'utilisation de stéréotypes et celui-ci n'est rien à côté de ce qu'ils sont capables).

Comme le film est l'adaptation de 40 chapitres correspondant aux 5 premiers volumes d'une série qui en est à au 22ème et n'est pas encore finie, de nombreux éléments du manga ont été laissés de côté. Certains levaient un peu le côté fantastique facile (le piano est protégé par une housse et Kaï sait l'accorder puisque c'est un musicien prodige), d'autres mettaient les personnages en perspective, qui aient été positifs (les gens des bas-fonds ont leur propre culture d'entre-aide) ou négatifs (par exemple, la scène du viol évité dans le bouge est beaucoup plus sinistre dans le manga).

Pour aller vite, je dirais que le film est un conte avec toutes les exagérations nécessaires pour que les personnages soient des personnages-types, alors que le manga appartient au genre du roman d'apprentissage (mais bien barré quand même). Le piano va brûler - parce qu'il faut bien que Kaï fasse son deuil et de son monde imaginaire et de la cour des miracles où il ne pourrait épanouir son talent, et ce n'est évidemment que la première des épreuves qui l'attendent. Il est supposé représenter le personnage toujours positif (puisqu'habité par sa musique), généreux avec les autres, et débrouillard vu ses origines (ce qu'il fait pour survivre te paraîtrait tout aussi invraisemblable). La scanslation en anglais a atteint le volume 14 - il a 16 ans - et j'espère qu'elle va continuer parce que, malgré le style graphique de la mangaka (wiki en anglais, y'a pas en français) que je ne trouve pas génial, l'histoire est prenante.<!--SPOILER DIV--><!--SPOILER DIV-->
Putain, deux ans !  [p.c.c.,Om]
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OK, merci pour le détaillage. Chuis tout à fait prêt à croire que le manga apporte plus de profondeur à l'histoire, condenser tout ça en un film est toujours un challenge difficile. [img]style_emoticons/<#EMO_DIR#>/yes.gif[/img] Si jamais ça me reprend un de ses quatre de relire des mangas (ça devrait bien arriver un jour où l'autre), je jetterai un œil.
Tell me about the rabbits, George.
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