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> Tous les textes du jeu N° 3, pour lecture.
NounouOgg
* 26/06/2008, 20:51
Message #1
Hibernatus

Cas psychiatrique incurable
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Et voici venir la grande farandole des textes Maiens!

Le but du jeu, je le rappelle, est de trouver qui a écrit quoi.

Vous devez m’envoyer vos propositions par MP (sinon, ce serait trop facile).

En revanche, vous pouvez poster ici des fausses pistes ou des commentaires amicaux sur les textes qui vous ont plu.

Allez, trêve de bavardages et place à l’art!


Les participants :

Jefftom : 1 texte
Volyova : 2 textes
AcheGabu : 1 texte
Scribe : 2 textes
Invité : 1 texte
Dournon : 2 textes
Dreeli : 2 textes
Ellora : 2 textes
GGofLove : 2 textes
Grover : 1 texte
K-WET : 1 texte
Ulysse : 1 texte
Gandalf : 2 textes
NounouOgg : 2 textes


Pour corser la chose, le texte d’un invité s’est glissé parmi les autres…
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NounouOgg
* 26/06/2008, 20:53
Message #2
Hibernatus

Cas psychiatrique incurable
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No 1


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Sss'ki Fopafère Toudmême était paléontologue.
Un paléontologue consciencieux, reconnu par ses pairs, un brin poseur, adorant parler de lui à la troisième personne.
Je tiens ces renseignements de source sûre : Sss'ki, c'est moi.
Or donc SFT travaillait dans son bureau, enfin tranquille après avoir passé un savon mémorable et vite oublié à son rejeton, Sss'ki Notik.
Préparer sa communication au prochain congrès de sa société savante, événement scientifique, mondain et considérable organisé au grand aquarium de Shâ Torou, occupait toutes ses journées - et, comme d'habitude, il était en retard.
Son Notikounet chéri était bien gentil, mais il avait mal choisi le moment pour le déranger avec ses rêves absurdes de nourritures impensables : "rosette", "cervelas", "tablier de sapeur" ? Et d'abord, d'où tenait-il ce vocabulaire ? Le seul aliment vraiment intéressant c'est le poisson, tout le monde sait ça. Une dorade au vif, accompagnée d'algues en purée... Sss'ki en avait les muqueuses tout émoustillées.
Mais il était en retard. Compulsant ses notes, relisant le rapport de ses collègues sur cette espèce quasi mythique, disparue du jour au lendemain, qui avait dominé la planète, il essayait de clarifier ses idées.
Leur existence : un temps mise en doute, elle ne faisait plus de doute pour quiconque.
Leur aspect : terrestres (pourquoi pas), vertébrés (impasse évolutive, on le savait bien)... Comment des êtres aussi mal foutus avaient-ils survécu, et mieux que survécu, aussi longtemps dans l'insupportable sécheresse de la surface ? Avec quatre membres seulement, comment pourvoyaient-ils à leurs besoins les plus simples ? Comment attaquaient-ils leurs proies ? Comment se défendaient-ils ? On avait bien trouvé des empreintes de peau (?), des dents, mais rien qui vaille une carapace - qui d'ailleurs ne vaut pas grand-chose face à un bec robuste. Il lui revenait des souvenirs de homards craquants...
En parlant de téguments, que pouvaient bien être ces cils(?) bouclés, de teinte et longueur variées ? Implantés dans des endroits curieux, tout au fond de replis cachés, ce ne pouvaient tout de même pas être des organes sensoriels ? Alors ?
Ces cils ne lui sortaient pas de l'esprit : il ne pouvait en rester de trace fossile, naturellement, mais une découverte sensationnelle avait décuplé les connaissances sur les terrestres : ils savaient faire des livres, ils savaient même les illustrer, et s'étaient souvent représentés eux-mêmes dans ces livres - et très correctement, si l'on comparait les images aux données déjà recueillies. Les cils avaient été découverts là, dans les images.
Détail intéressant, les illustrations représentaient surtout des femelles - les mâles ne devaient tenir qu'un rôle minime, strictement reproducteur. Ses collègues paléolinguistes, après un travail acharné, pensaient avoir déchiffré quelques phrases dans le monceau de baragouin obscur. D'un tentacule fatigué il parcourut leurs propositions :
"Feu et femmes" - peut-être une histoire d'épouvante.
"Collégiennes humides" - sans doute un traité de savoir-vivre.
"Les langues indo-européennes" : un traité de cuisine ? Après tout, la langue de cachalot, puisqu'on en est aux vertébrés, c'est bon. Cependant, c'était le seul ouvrage non illustré. Fallait-il en conclure à un ouvrage confidentiel, voire subversif ? De la pornographie, peut-être ?
Cette dernière idée lui rappela qu'il se faisait tard et qu'il était fatigué. Très fatigué. Non, pas tant que ça : songeant à l'oeil doré et aux adorables ventouses roses de Sss'ki Voupléra, sa chère et tendre, il se surprit à fredonner "Viens poupoulpe, viens poupoulpe, viens... "

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No 2


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PUB

Madame, marre de voir ce qui vous sert de mari avachi sur le canapé, mou comme un tentacule, réclamant à corps et à cris sa bière et son cervelas – purée ? Sentant en plus le beurre rance à quatre kilomètres ?

Image attachée

« Mondain » est le produit qu'il vous faut! Ce savon révolutionnaire, non seulement nettoie, désinfecte mais aussi purifie l'homme de votre vie, vous le rendant comme un sou neuf, prêt à briller à nouveau en société! Vous serez à nouveau fière de vous promener au bras de votre indo-européen* préféré!

Image attachée

Assez de baragouin, foncez dans votre supermarché le plus proche pour enfin toucher le tégument mis à neuf de votre époux!

* la formule chimique de « Mondain » a été spécialement étudiée pour répondre parfaitement au type indo-européen, d'autres savons seront bientôt disponibles pour les autres types de peau pour en assurer un meilleur respect et ne pas les dénaturer.


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No 3


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Après une dure matinée de labeur acharné, nous décidâmes Charles-Edouard, Marie-Chantal et moi-même, d’aller nous sustenter au petit estaminet, au coin de la rue Eicher. Nous aurions bien opté pour établissement un peu plus raffiné mais nous étions malheureusement pressé et il s’agissait là du meilleur compromis que nous pûmes trouver.

En route, Charles-Edouard nous parlât de son cottage et nous fit part de la tragédie qu’il avait apprise le matin même.
- Vous savez que, dans ma forêt privée, j’élève quelques gibiers afin que je puisse de temps en temps aller me détendre en leur faisant la chasse. Et bien James m’a appelé ce matin : mon daim est mort. On l’a retrouvé à moitié dévoré, par des renards probablement. Quelle tristesse!

Nous fûmes tout autant affligés que notre bon ami, d’autant plus que nous avions espéré être convié chez lui un de ces prochains jours afin de participer à l’une de ses fameuses battues.

Nous gardâmes le silence le reste de notre trajet, par respect pour la tristesse de Charles-Edouard et aussi un peu, il faut bien l’avouer, par désappointement de ne pouvoir tirer la bête.

Nous approchions de notre destination. Nous avions pris soins de réserver la table du fonds, pour pouvoir déjeuner en paix (toute relative, il faut bien le concéder), car la clientèle du restaurant provenait essentiellement des couches laborieuses du quartier.

Nous nous installâmes donc et attendîmes de pouvoir passer la commande. La clientèle et le patron étaient vraiment rustres. A preuve, la « conversation » que je vous rapporte ci-après :

- Le plat du jour, il faut que je vous le serve là ?
- Attends, t’accules, tu nous stresses! Laisse nous le temps d’arriver!
- ‘tain, vous craignez! Vous jouez aux snobs, maintenant ? Comme les zôt, là bas au fond! Faut vous dépurer!
- Eh! Tu baisses d’un ton. ? Nous savons que tout ne va pas bien pour toi en ce moment, mais si tu continues on ira manger au Bar à Gouin, à l’avenir. Ils sont un peu plus serviables que toi!

Je vous passe le reste des conversations qui allaient à l’avenant pour en arriver au moment où les énergumènes décidèrent de s’en aller.

- L’addition, s’il te plaît!
-Voilà, ça fait vingt deux Euros ; paies en cash ?
- Dis donc, Tégu, ments pas! J’ai refais le calcul. Ca fait vingt et un Euros et 85 centimes!

Inutile de vous dire que Marie-Chantal a utilisé la calculette de son I-Phone pour vérifier que le fameux Tégu (c’est le surnom du patron) ne tentait pas de nous truander avec une facture honteusement majorée, ce qu’il n’osât pas faire, heureusement.

Finalement, l’après-midi, contre toute attente, est plus tranquille et c’est pour cela que je prends le temps de vous conter ces quelques cocasses anecdotes qui ont animer notre début de journée.

Bien à vous.

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No 4


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17 septembre
La mission a commencé aujourd’hui. Le camp est monté, le matériel en place.
L’emplacement est idéal : une clairière dans la jungle, une source toute proche, les falaises nous environnant, protectrices, un nid douillet et rassurant.

23 septembre
Je reconnais que l’on s’ennuie beaucoup. J’ai passé la journée à écouter James, le technicien, et son baragouin scientifique incompréhensible. Il fait chaud, une brume humide nous environne, donnant l’impression constante d’évoluer dans de la purée.
Je me rafraîchis plusieurs fois par jour à la source. Il va falloir que je rationne mon savon!

1er octobre
Ce soir évènement mondain au camp! C’est l’anniversaire de Mary, la biologiste. Petite sauterie sous l’abri principal avec alcool et petits fours. En fait d’amuses-bouche, Mayata nous a préparé quelques insectes grillés, sa spécialité. Enfin un peu de danger et d’excitation!
J’apprécie les soirées, ici.
Dès que la nuit tombe je n’ai plus ce sentiment prégnant d’étouffer. La fraîcheur du soir, peut-être… ou le fait de ne plus voir les limites du camp, les falaises, ces arbres qu’on dirait malades.

6 octobre
Mon travail a bien avancé. Je prends du temps pour parler avec Mayata.
Abaté et Désiré ne comprennent pas notre langue ou peut-être n’en ont-ils pas envie. Tous les trois passent leurs journées au centre de la clairière. Parfois Abaté semble chanter quelque mélopée religieuse.
Je sais que, la nuit, ils déposent des choses au pied des arbres les plus hauts.
Mais je ne sais pas quoi exactement.
Le matin, il n’y a plus rien.

8 octobre
Je me suis éloigné du camp aujourd’hui, histoire de varier un peu mes observations. La végétation a beaucoup poussé. Je ne me souviens pas que notre arrivée ait été aussi difficile. J’ai progressé lentement, tranchant dans la masse végétale. Finalement, après une heure d’effort, épuisé, j’ai renoncé à aller plus loin. Une autre fois!

13 octobre
Mary est malade. Sa peau est enflammée et la démange furieusement.
Ça a commencé par les jambes et remonte le long du corps. Depuis hier tout son tronc est écarlate. Nous avons essayé toutes les pommades de la pharmacie : inefficaces.
Elle a prélevé quelques téguments sur ses mollets pour examen.

17 octobre
Mal dormi. Je crois bien que l’infection m’a atteint. Il fallait s’y attendre. Elle ne touche que les indoeuropéens du groupe. Les trois locaux sont épargnés. Mary poursuit ses analyses malgré la gêne occasionnée par les irritations et les œdèmes. La plante indigène indiquée par Mayata, préparée en infusion et appliquée sur la peau, calme les douleurs pendant quelques temps.

21 octobre
J’ai les doigts gonflés, rosés, on dirait du cervelas! Écrire est douloureux.
Mayata doit aller de plus en plus loin pour trouver son remède. Il est parti il y a 2 jours maintenant, avec Désiré.
Nous poursuivons cependant notre travail. Les relevés s’accumulent. Toujours rien.

23 octobre
Mary souffre moins depuis quelques jours. Elle paraît plus sereine.
Mais sa peau est bizarre.
Je ne dis rien mais je vois bien que James l’a aussi remarqué.
Quand la lumière du soleil est franche, non filtrée par cette brume humide, on voit nettement que les croutes sur ses jambes ont une coloration verdâtre.
Ça me terrifie!

24 octobre
James est désormais franchement inquiet… et furieux, contre lui-même. Il s’en veut de ne pas avoir assez insisté pour que Mayata prenne un talkie.
Mary dit qu’ils vont revenir, qu’ils ont du se rendre dans un village, demander de l’aide aux anciens.
Je n’y crois guère.
Abaté a bricolé des matelas de lianes pour nos lits de camps. Nous les avons découverts en allant nous coucher, hier soir.
C’est à la fois souple et ferme. Plutôt agréable.

29 octobre
Les arbres! Je les vois bouger!!
Je tente de rester rationnel, je sais bien que la fièvre provoque des hallucinations. Je les ai toujours trouvés étranges ces arbres avec leurs mousses, lianes et autres parasites. Depuis quelques temps, je ne peux plus m’empêcher de leur imaginer des tentacules ondoyants.

30 octobre
James ne parle plus beaucoup. Depuis que Abaté s’est volatilisé il semble très préoccupé.
Mary ne répond pas à mes questions concernant les résultats de ses travaux sur la maladie.
Je me sens bien seul mais j’ai aussi moins mal.
Ils ont désormais tous les deux cette teinte verte et cette aspect étrange.

3 novembre
Ce matin James et Mary avaient disparus!!
J’ai trouvé de la mousse, des insectes morts et des mottes de terre devant leurs tentes.
Comme des offrandes.
Qu’est-ce que je vais faire ?
Je ne sais pas si je dois tenter de partir. J’ai déjà essayé. Je n’ai pas eu la force.
De toute façon, je le vois bien, la végétation s’est encore épaissie.
Il y a deux nouveaux arbres dans la clairière.

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No 5


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Match France/Italie commenté en direct par Rififi et Reloulou

Nous avons assisté à un non-match cet après-midi. La faute au jeu français qui manque de folies et d'automatismes en attaque, et surtout à l'équipe de Roumanie, qui a voulu jouer ce match.

- Purée! quelle déception! Tous les tirs sont arrêtés!
- Incroyable, ce gardien brésilien est une vraie pieuvre! toujours un tentacule pour repousser un tir au but. C’est franchement mal barré!
- L’avenir de l’équipe de France dans le tournoi me semble compromis… Quel dommage! Difficile de ressortir un joueur dans le cauchemar que vivent les Bleus contre la Bulgarie. La très grave insuffisance du centre-droit aura finalement coûté cher aux Français.
- On peut se demander ce qu’il adviendra de l’entraîneur après cet exploit calamiteux… Il n’est déjà pas très estimé dans le milieu, et très critiqué pour ses choix!
- Il n’est surtout pas assez mondain au goût de certains…
- C’est vrai! Il éprouve beaucoup de difficultés à communiquer : on lui reproche son baragoin peu clair, son absence de projet concret concernant l’équipe de France…
- on voit aujourd’hui le résultat! Une équipe de cervelas plantés au milieu de la pelouse! Il faudrait vraiment qu’ils se retirent les pieds de leurs téguments et qu’ils nous donnent un vrai football!
- Tégument ?
- Quoi… c’est pourtant clair, je parle indoeuropéen que je sache ? Ohlala! attention! la pelouse est glissante comme du savon!

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No 6


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Le jour d'avant

Il rabattit la tenture à moitié pourrie qui masquait l'entrée de son refuge et se coula dans la pièce enfouie au sous-sol du bâtiment désert.
Dans un bac jeté à même le sol gisaient une poêle où avait brûlé une purée de racines terreuses, quelques assiettes jonchées de résidus racornis et un morceau de savon à moitié grignoté par les créatures aux grands yeux pâles qui hantaient parfois les murs.
Il le repoussa et entra.
Le lit de camp en lambeaux, la table vermoulue effondrée sur les restes d'une chaise, la commode et la malle défoncées commençaient à se couvrir de paillettes de givre.
Il les contourna et s'immobilisa.
La lueur du vasistas n'arrivait plus à raviver le rouge éteint du marbre cervelas jonché de gravas et maculé de boue gelée. La pénombre du dedans ne pouvait pas être plus sombre à son âme que le crépuscule régnant sur le monde.
Il frissonnait sans discontinuer à présent. Le froid de l'hiver paresseux l'envahissait chaque jour davantage, tentacules d'acier qui remontaient depuis l'extrémité de ses membres pour le paralyser peu à peu et muer sa peau en un épais tégument chitineux.
Il n'y aurait pas de feu ce soir. Ses doigts tors ne pourraient plus l'allumer.
Il n'y aurait rien à manger ce soir. Tout avait désormais un goût de cendre et de vieille poussière.
Il n'y aurait personne à qui parler ce soir. Les sons qui se heurtaient dans sa bouche n'étaient plus qu'un baragouin sans consistance, d'une insanité quasi mondaine dans ce silence de plomb.
Il se laissa glisser sur le sol, retournant à l'ondulation engourdie du serpent que ses lointains ancêtres indo-européens avaient vénéré, sacrifié et déifié à l'aube du premier âge. Enfin. La boucle était bouclée. Ourobouros s'endormait. Le printemps espéré serait long à renaître.

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No 7


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« Oh non mon chéri, pas encore un scrabble.
- Mais si, c'est très bien et puis on en a pas fait depuis longtemps.
- Oui mais moi j'arrive pas.
- C'est vrai que c'est pas facile pour Sarah.
- On a qu'à faire des équipes un enfant avec un adulte.
- A cinq ça va être facile mon chéri.
- Non mais, attends, par exemple moi je joue tout seul et tu joues avec Rémi.
- Non moi je veux jouer tout seul!
- Rémi ne complique pas les choses!
- Non mais laisse-le, vous avez qu'à jouer en couple, Rémi joue tout seul et moi je vais faire équipe avec Sarah, hein Sarah tu vas faire équipe avec tonton Marco ?
- Ouaaais!
- Allez vas-y Rémi commence.
- Bah deux secondes j'ai rien trouvé.
- Bon bah Marc et Sarah commencez... Europe... bien joué. Ça vous fait combien ? Chérie tu veux bien t'occuper de tenir les scores, moi je suis nul pour ça. Bon, c'est à nous parce que je suppose que Rémi a toujours rien trouvé.
- Ouais bah je cherche hein.
- Donc on joue, et je mets... cervelas! Paf, direct je case toutes mes lettres.
- Bravo mon chéri!
- Rémi c'est à toi... Européen ? Nan mais tu peux pas rajouter deux lettres à la suite d'un mot comme ça, faut faire un autre mot et croiser!
- Mais si!! On jouait comme ça avant!
- Ah ça m'étonnerait
- Bon Philippe c'est pas grave, on a qu'à dire que ça compte, on va pas se prendre la tête là dessus. En plus je crois qu'il a le droit, s'il change le sens.
- Oui mais là, Europe, Européen c'est pareil. Enfin bon, de toute façon ça fait pas beaucoup de points. A toi Marc.
- Et moi!
- Oui ma chérie, papa voulait dire « Marco et Sarah ».
- C'est tout ce que vous pouvez faire ? Purée ?
- C'est moi qui a trouvé!
- OK très bien, à nous Danielle. Je pensais à ça, tu vois ?
- Non moi j'avais mieux, avec tégument.
- Hein ? C'est quoi ça ? Ça existe pas...
- Ah si ça existe, je l'ai lu dans un bouquin
- Ah oui t'as raison, t'as du bol dis donc.
- C'est pas du bol si elle l'a lu.
- Ouais, enfin en tout cas on est en tête! Rémi c'est à toi de jouer, tu attends quoi ?
- C'est bon, laisse moi le temps!
- Bah oui mais écoute tu commences à chercher quand ça arrive à ton tour, faut chercher pendant que les autres jouent sinon on y passe la nuit!
- C'est bon, je cherche là, deux secondes... Là. Tentacule, je case toutes mes lettres, tu vois que je trouve des trucs, même mieux que toi.
- Chéri sois gentil avec ton père.
- J'ai toujours plus de points que toi mon ptit père. Marc t'as joué ?
- Ouais, on a formé indoeuropéen.
- Oh non, encore... c'est pas dans les règles de former d'autres mots à la suite d'autres comme ça, enfin moi quand je jouais on comptait pas ça, sinon après c'est le bordel...
- Écoute on a accordé européen tout à l'heure à Rémi, je vois pas pourquoi on changerait les règles en cours de partie.
- Ouais enfin bon, moi je fonctionne pas comme ça. Bon c'est à nous, t'as cherché Danielle ?
- Je pensais placer mondain là haut.
- Bah non, c'est stupide, on fait mondaine en 8 lettres en bas, ça fait plus de points.
- Ah oui.
- Moi je mets savon ici.
- C'est pas avec 4 pauvres lettres que tu battras ton père à ce jeu mon ptit bonhomme.
- Oui bah ça va arrête de frimer papa.
- Marc c'est à toi.
- Désolé mais je trouve que ça...
- Gouine! Ah non, on avait dit pas les insultes!
- Mais c'est pas une insulte!
- Ça veut dire quoi ?
- Non ma chérie c'est pas des choses que tu dois savoir.
- Maaaaais heuuu, pourquoi ?
- Arrête Sarah ou tu vas dans ta chambre. Marc tu me vires ce mot et tu trouves autre chose.
- Ah non pas question, c'est dans le dico!
- Ça m'étonnerait... hum... J'y crois pas, maintenant ils mettent les insultes dans le dico. C'est n'importe quoi.
- Mais laisse mon chéri, regarde nous on peut faire baragouine.
- Bar à gouines ? Bravo, encore mieux vas-y rajoutes-en une couche toi!
Mais non, je veux dire, comme baragouin quoi, mais le verbe.
Ah oui, génial, ça tient pas sur le plateau!
Pardon, j'avais pas vu...
- J'en ai marreuuu.
- Ouais moi aussi j'en ai marre... on arrête ?
- Ah oui forcément, quand monsieur Rémi est en train de perdre..
- Bon Philippe arrête, je crois que tout le monde en a un peu assez là.
- Ah bin dites-le, voilà on arrête, on a gagné et puis c'est tout, ah vraiment ça fait plaisir de se donner du mal pour jouer en famille! »

Image attachée


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No 8


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Mercredi, 23H30, France Ô

Les missions exploratrices de Nicolas Mulot II

Après s’être pris un savon par le directeur des programmes d’ARTE pour sa dernière émission, Nicolas Mulot a eu le choix entre un poste de journaliste mondain au coté de Stéphane Enberne ou une mutation pour France Ô.
Il a choisi la seconde solution et nous le retrouvons donc ce soir pour deux reportages dans les profondeurs du monde.

Le premier nous entraînera au fond de la grande bleue pour assister à la parade amoureuse des méduses. Ces animaux aux tentacules urticants utilisant le tégument des néréides pour protéger leur partenaire avant l’accouplement.

Dans le second reportage, Nicolas partira à la rencontre d’une tribu indoeuropéenne nichée dans les montagnes de l’Oural. Son intégration passera par l’apprentissage du baragouin autochtone ainsi qu’à la dégustation de leur met favori, un cervelas fait à base de strix uralensis (chouette locale) mélangé à une purée de chervis.

Une bien belle soirée en perspective.

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No 9


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En ce mardi 25 septembre, une foule compacte se pressait aux portes de la Salle des Congrès de Londres : quelques centaines de passionnés cherchaient leur carton d’invitation à présenter aux vigiles attentifs pour accéder au CALI – Congrès Annuel des Langues Indoeuropéennes. Une douzaine de spécialistes se relaierait au long de la soirée pour partager, au travers de divers exposés dûment documentés, l’engouement de la petite population qui déjà s’amassait sur les sièges de la salle.
On entendait certains se plaindre énergiquement de cet insupportable mauvais temps londonien, sans compter le smog, cette véritable purée de pois qui embrumait la ville ; en effet, une large portion des auditeurs débarquait tout droit du reste de l’Europe, voire venait d’atterrir à Heathrow après une traversée aérienne de l’Atlantique. En attendant que sonne l’heure du début du Congrès, les premiers arrivés se dirigèrent naturellement vers les buffets. On y avait disposé à leur intention tout un éventail de petites gourmandises typiquement britanniques, parmi lesquelles tremblotaient certaines de ces fameuses gelées anglaises, aussi glissantes et insaisissables que des morceaux de savon, et à la saveur controversée. Les allures empruntées des convives et leur attitude so British visant vainement à se fondre dans le décor donnaient à l’attroupement des airs de réunion mondaine.
Peu à peu, les conversations se turent, les larges portes de bois lustré furent closes, chacun prit place sur le siège qui lui était exclusivement réservé depuis plusieurs semaines, et un éminent Docteur en Linguistique gravit les quelques marches le séparant de l’estrade. Il s’agissait d’un spécialiste venu d’une obscure région de l’Asie occidentale, qui s’exprimait en Anglais avec un indéfinissable accent rendant son verbiage incompréhensible ; quelques traducteurs camouflés dans un coin de la salle eurent pitié, et entreprirent de retranscrire discrètement son baragouin à l’oreillette de certaines personnalités étrangères qui commençaient déjà à se trémousser nerveusement sur leur fauteuil. Le reste de l’audience dut fournir un effort considérable pour saisir le discours du professeur asiatique ; il traitait visiblement de la restriction du sens de certains mots d’origine latine et anglo-saxonne, en français notamment.
« Prenons un exemple, articula-t-il laborieusement. Le mot Tégument, issu du latin tegumentum, lui-même provenant du verbe tegere qui signifie couvrir, désignait initialement, selon les suppositions synthétisées dans les passionnantes études linguistiques du docteur Hô, toute enveloppe, que ce soit, comme on l’entend de nos jours, la peau recouvrant le corps d’un être vivant, ou bien la coquille d’un œuf, le cocon d’une araignée, la membrane d’une chrysalide… On pourrait même étendre le sens de ce mot à des enveloppes synthétiques, comme la peau plastifiée des cervelas, par exemple. Nous nous interrogerons donc sur les raisons de la restriction du sens ce mot, qui… »
L’exposé fut interrompu par un cri strident ayant jailli du fond de la Salle. Un bruit de bousculade et verre brisé précéda la rumeur sourde des chuchotements outrés. Mais bientôt, il s’avéra que l’interruption importune était due à l’irruption de flammes par l’une des fenêtres restées entrebâillées. Un vent de panique souffla sur l’auditoire, coupant court au respectueux silence recueilli, et poussant une foule effrayée vers les portes de bois, qui déjà crépitaient dangereusement. Le feu s’engouffra à l’intérieur du bâtiment, faisant aussitôt grimper la température de quelques degrés ; des langues de flammes rougeoyantes léchaient le bas de l’estrade, des tentacules de fumée noirâtre s’enroulaient autour des pieds des professeurs, et sans l’intervention providentielle de la pluie, le CALI aurait sans doute connu une fin funeste. De véritables trombes d’eau s’abattirent sur la ville, et eurent bientôt raison de l’incendie.
Des parapluies sombres fleurirent sur le parvis de la Salle des Congrès tandis que s’entremêlaient des conversations animées. Tous les amateurs de linguistique réunis cette année-là s’accordèrent sur un point : ils avaient toujours trouvé le climat anglais vraiment fabuleux.

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No 10


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♪ ♫ ♫ ♪
Ma perle, faudrait qu’on discute
De tes ateliers débat,
De tes copains hirsutes
Qui sont tout l’temps chez moi.
Ce serait bien si mes amis,
Mes copains qu’j’vois plus,
Pouvaient venir aussi
Je ferais un barbecue!

♪ ♫ ♫ ♪
Mamour, faut que j’te dise,
Les soirées d’art et d’essai,
J’avoue qu’ça m’les brise,
J’veux plus jamais y aller!
Le cinoch indoeuropéen
C’est tout l’temps sous-titré,
J’pige rien à leur baragouin
Et c’est pas toujours gai.

♪ ♫ ♫ ♪
Et puis, mon cœur, tu sais, moi,
Ce truc, l’art contemporain,
Les happenings et tout ça,
Ça m’gave, c’est certain!
Sur l’panneau y a bien écrit
« Tégument et Tentacule »
J’vois rien du tout, j’m’ennuie
Et je surveille la pendule

♪ ♫ ♫ ♪
Trésor, j’en peux vraiment plus
D’tes putains d’dîners mondains.
Moi j’aime le fromage qui pue
Et l’pâté sur une tranche de pain.
J’rêve d’une salade de cervelas
De saucisses et puis de purée.
Les p’tits fours ça m’nourrit pas
Le saumon, j’peux plus l’saquer!

♪ ♫ ♫ ♪
Ma chérie, je t’en supplie,
Laisse-moi traîner à la maison.
Je ferai de la plomberie,
J’viderai même le siphon
Tu vas m’passer un savon,
Mais faut qu’j’t’avoue, poupée,
J’ai acheté un accordéon
Et j’ai l’intention d’en jouer!
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NounouOgg
* 26/06/2008, 20:57
Message #3
Hibernatus

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No 11


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Il eut sans doute été facile, et je ne doute point que cela tenta l’un ou l’autre,
de se faire l’espace d’un moment, du jeu de mot pourave l’apôtre.
Ciel j’ai laissé tomber mon savon dans mondain …,
pardon, mon bain
est l’exemple même de la facilité
à laquelle il ne fallait pas céder.
Le Seigneur dans sa grande bonté nous équipa
D’un cervelas (oui, je sais … mais c’est juste pour la rime!)
Il nous revient donc d’en faire bon usage et d’extraire avec soin
la substantifique moelle de cette purée de mot,
que dis-je, de ce galimatias, de ce salmigondis, de ce baragouin.
C’est ardu sans doute mais pas trop,
Car les courants de la pensée,
Telles des tentacules dont rien ne stoppe l’avancée,
Se rient des difficultés et des faux-fuyants
Qui protègent comme un tégument,
L’ultime argument
Consistant pour nous contrarier
A nous défier de placer
Un mot aussi commun
Qu’Indoeuropéen!

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No 12


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Amédée Mouchaboeuf se préparait fébrilement, pour le pince-fesse mondain auquel il avait éré invité par l'Amicale du Goret Joli, une véritable institution dans sa commune!
Il sifflotait joyeusement, dans son bain de mousse, tout en enduisant de savon, son corps admirable et imberbe; ses téguments délicats et rosés couverts de mousse lui firent soudain penser au cervelas-purée qu'il avait englouti le midi même! Pendant qu'il barbotait son esprit vagabondait! Il se remémora avec un dégoût mêlé d'émotion l'andouille-chantilly qu'il avait du ingurgiter dans un restaurant "gastronomique" anglais où il avait été abusé par le baragouin indo-européen de la serveuse! Ahhhhhhhhhhh... ; tous les boudins qu'il avait tirés dans la capitale anglaise!!!
Perdu dans ses souvenirs, il caressait machinalement un poulpe en caoutchouc rose-fluo, qui tendait vers lui ses tentacules gourmands (un sex-toy, offert par un ami italien Francesco Loscopi, de sinistre mémoire!)
Mais l'heure tournait ; il sauta promptement hors de la baignoire! Il lui restait juste le temps de revêtir le costume des "grands jours" celui de son mariage, sorti, pour l'occasion, de la naphtaline!! Une bonne giclée de patchouli... et en route pour la gloire!!!

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No 13


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Rajit était remonté ce jour-là, il venait encore de se faire houspiller par le grand patron qui invariablement le traitait de sale petit Tamoul! En plus, c’était faux il se considérait plutôt pour un indoeuropéen car sa grand-mère était albanaise et puis il se prenait une douche quotidienne!

Il me disait :
- Tu vas voir, j’vais lui passer un de ces savon à c’mondain.
Non, mais pour qui y s’prend, c’est vrai quoi, c’est que des conneries qui raconte, du charabia, du baragouin…
Tout ça parce que Môsieur est d’la haute, on est pas tous nés du bon côté de la barrière!!
Mais dans sa tête sous le tégument, c’est de la purée de cervelas et c’est tout!

Il écumait de rage tellement il était en colère et si il avait eu des tentacules à la place des bras il l’aurait bien pris et serré de toutes ses forces jusqu’à ce qu’il « crève » comme un chien!
Mais bien sûr comme à chaque fois, il ravalait sa hargne, sa haine, son dégoût et se remettait au boulot car il n’avait guère le choix!

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No 14


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Panique à l’ambassade

Scène 100

Extérieur nuit, héros devant les grilles de l’Ambassade de Gergovie, illuminée par de multiples flambeaux.

Détective Trémoigne :
- Purée! J’aurais dû mettre mon costume de pingouin, il me semble qu’on organise une fête à tout casser dans la masure de l’Ambassadeur. Tant pis, ils devront se contenter de mon costume de chez Tati et de mon odeur de savon de Marseille.

Il avance à pas prudents dans la grande allée, respirant lentement pour éviter de stresser à l’idée de revoir l’Ambassadeur mais surtout son épouse, la divine mais vénéneuse Olga Trepala, ancienne péripatéticienne de haut vol, qui avait réussi son coup en épluchant le bottin mondain pour finalement épouser son ballot actuel.

Chambellan :
- Bonjour Monsieur. Puis-je voir votre invitation, s’il vous plaît ?

Détective Trémoigne :
- Arrête ton baragouin mon grand! Je ne viens pas pour faire mumuse avec toute la jet-set indo-européenne présente ici ni pour lécher les bottes de ton patron mais pour rencontrer sa bourgeoise et lui parler de « l’accident » dont elle a été témoin.

Chambellan, bouche ouverte, se demandant un peu comment annoncer le visiteur.

Chambellan :
- Mais Monsieur, ne pourriez-vous pas venir un autre jour ? C’est une soirée très importante pour son Excellence.

Détective Trémoigne :
- Me doute bien que la déco flamboyante n’est pas prévue pour donner à bouffer du cervelas aux pauvres du coin. Mais je me permets d’insister! Nous avons une piste chaude et c’est pas le moment de laisser refroidir le témoignage de « madame » …

Chambellan s’efface à regret et demande au détective d’attendre au pied de l’escalier central de l’Ambassade. On entend de la musique et l’écho de conversations bruyantes à l’étage supérieur.

Au bout d’un moment, une femme, brune, sculpturale, portant une robe fourreau qui colle au plus près à son tégument fait son apparition. Malgré la mise étudiée, un brin de vulgarité transpire de la « Lady ».

Déglutissant avec peine, notre détective, se dit quand même que le trottoir mène parfois à de haute position et si le peuple présent connaît le passé de leur hôtesse.

- Sûrement un ou deux convives, peut-être plus – pense-t-il – quand on a fréquenté tout ce beau linge, on ne peut que reconnaître un client! Ca doit être gênant par rapport au mari, mais bon, ils sont tous plus ou moins aussi mêlés que les tentacules d’une pieuvre géante!

- Madame l’ambassadrice, mes salutations les plus respectueuses!

Olga :
- Passons les politesses, Monsieur Trémoigne, vous faisiez moins de chichi quand vous étiez à la mondaine et que nous nous sommes rencontré la première fois! J’ai encore un sale goût en bouche à cause de notre dernière rencontre.

Détective Trémoigne :
- Sa… - pensa-t-il – Elle faisait moins sa mijaurée dans le temps!

- Erreur de jeunesse, madame! Me pardonnerez-vous un jour ?

Olga :
- Abrégeons! Mes invités et mon mari m’attende! De quoi s’agit-il ?

Détective Trémoigne :
« Tiens! Elle met ses invités avant son mari, au moins ses priorités sont claires, le bout de tissu qu’elle porte est à leur intention »

- C’est à propos du meurtre auquel vous avez été témoin, Madame!

Olga :
- Bien, suivez-moi, autant nous rendre dans un endroit plus discret, je ne tiens pas à faire les frais de conversations ce soir!

Le détective monte les marches pour rejoindre Olga et tous deux se rendent dans un salon inoccupé.

To be continued …

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No 15


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Comment réussir des bulles de savon pour animer les soirées mondaines

Une semaine plus tôt, munissez-vous d’un tentacule prélevé sur un calamar géant fraîchement péché. Evidez-le puis coupez les deux extrémités pour n’en conserver qu’un cylindre d’une cinquantaine de centimètres que vous mettrez à sécher. La veille de votre invitation, réduisez du cervelas en purée. Utilisez une moitié de l’appareil obtenu pour en badigeonner le tégument interne du cylindre. Laissez sécher toute une nuit afin que le cylindre se raidisse. Le lendemain, badigeonnez l’extérieur du reste de purée tiédi auquel vous aurez ajouté du produit vaisselle mélangé à du miel et de la glycérine. Laisser sécher une nouvelle fois. Procurez-vous ensuite un éléphant de savane ou des forêts, improprement nommés "éléphant d’Afrique". Celui-ci est muni de deux doigts préhensiles à l’extrémité de la trompe à la différence de l’éléphant indo-européen, ou éléphant d’Asie, qui n’en possède qu’un seul. Vous pourrez toujours resservir ce baragouin aux invités médusés lorsque vous introduirez l’animal auprès de vos hôtes. Présentez le cylindre à l’éléphant. Alléché par l’odeur du miel, il se saisira de l’instrument qui adhérera alors avec force à la trompe. Vous obtiendrez l’effet sparadrap. L’éléphant aura beau secouer la trompe, il ne pourra se débarrasser du flutiau. De rage, il fracassera tout ce qui l’entoure avant de se précipiter dans la piscine où son souffle provoquera de splendides bulles de savon géantes qui feront la joie des petits et des grands et forceront l’admiration de tous.

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No 16


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No 17


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SIGMUND : Allonchez-fous sur le difan, cher petite monsieur… Fous connaissez à présent les règles de cet entretien psychanalytique : exprimez liprement vos impressions.
JULES : cette nuit mon rêve était éprouvant, un grand tentacule m’a presque totalement étouffé. A mon réveil bien sûr, il ne s’agissait que de mon drap qui s’était enroulé autour de mon abdomen.
SIGMUND : Parlez-moi de ce rêve, Herr petite monsieur… vous afez dit « tentacule » ? Décrifez, décrifez che fous prie…
JULES : Ah il était très long… muni de six paires de ventouses… elles s’accrochaient à ma chair au point que seule maman aurait pu les détacher avec du savon…
SIGMUND : Du « safon » ? Sehr gut cher petite monsieur. Quelle connotation associez-fous au safon ?
JULES : le savon les bulles de savon… être dans sa bulle… coupé du monde. Ah! Il faut envelopper sa vie dans un tégument solide aujourd’hui si on ne veut pas finir misanthrope. Vivre sous les mers… sans aucune obligation de respecter la loi des hommes (tiens, ça me donne une idée).
SIGMUND : Fous pensez que le commerce des hommes est une chose à éfiter cher petite monsieur ?
JULES : Il faut éviter de le subir. Soit en le fuyant, soit en prenant les devants, en voyageant pas exemple. Faire le tour du monde, connaître tous les peuples, entendre toutes les langues. Dans un premier temps on entendrait encore les accents indoeuropéens, puis les sonorités chamitiques et sémitiques, encore un peu familières, et puis on ne reconnaîtrait plus rien, on se sentirait un étranger complet.
SIGMUND : Si un fague baragoin suffit à fous dépayser…
JULES : je voudrais entendre le langage des autres peuples… et même celui des autres planètes! Prenez la lune par exemple… quelle langue peuvent bien parler les Sélénites ? Sont-ils seulement capables d’articuler ?
SIGMUND : parlez moi plutôt de fotre maman… et refenons au « safon », foulez-fous ?
JULES : Maman était une femme très méticuleuse. Je ne pouvais pas renverser la moindre parcelle de boudin purée ou de cervelas lentilles sur mon tablier sans qu’elle me nettoie des pieds à la tête sans ménagement! Au savon! Jusqu’à ce que je sois devenu grand pour pouvoir me débattre et m’échapper de ses bras épris de propreté, je portais sur moi une odeur persistante de lavande qui m’avait fait surnommer « le mondain » par mes camarades d’école…

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No 18


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J'aime bien aller à la mer avec mon papa. On va pêcher. Moi je pêche avec mes mains, et papa il a une canne à pêche. C'est plus rigolo de pêcher avec les mains. Moi ce que j'aime c'est les crabes, je suis la plus forte pour trouver les crabes, après je les mets dans mon seau pour jouer avec eux.

Quelles conneries... l'indoeuropéen, la langue unique d'où découlent toutes les autres. Un mythe, rien de plus. Pourquoi cherche t-on toujours la voie la plus simple ? Rien n'est jamais simple. La théorie n'est pas stupide dans le fond, mais ces grands discours où l'on fait de grandes généralités et où l'on prend les grands raccourcis que l'Histoire n'a jamais pris, c'est écoeurant. Ils pourraient en parler des heures, sans se lasser, sans cesse, se faire briller derrière un discours enflammé. Ils doivent passer plus de temps à écrire leur papier qu'à travailler sérieusement leurs sujets d'étude, qu'à se pencher vraiment sur ces grandes théories scientifiques. Soyez mondain, saluez ces dames comme il se doit, faites vous bien voir des gens qu'il faut, voilà les clés de la réussite. Et l'autre con qui m'a sérieusement gonflé avec ses téguments. Je suis historien, historien, tu piges, je suis pas biologiste, alors tes téguments j'en ai rien à carrer, moi les poissons je les pêche pour mon plaisir. Il voulait à tout prix me fourguer son baragouin scientifique, histoire de bien me faire prendre la mesure de son savoir.
Il faut vraiment que j'arrête de penser boulot. Même venir pêcher n'arrive plus à me vider la tête. Qu'est ce qu'elle fait ? Ah, elle a réussi à attraper un poisson à la main. Elle est quand même étonnante, d'une certaine manière. Elle est habile, agile. Et calme, pour une fois. C'est fou comme elle devient calme quand on va à la mer.

« Qu'est ce que tu as dans ton seau ?
- Un poisson.
- Il faudra le relâcher après hein ?
- Oui.
- Et ça, c'est quoi ?
- Un crabe.
- Tu aimes bien venir pêcher ?
- Oui.
- Et ça, tu sais ce que c'est ? C'est une anémone de mer. Tu vois les petites tentacules ? Dessus il y a du poison, et quand il y a un poisson qui passe et qui les touche, ça tue le poisson et l'anémone le mange. »

Merde, je devrais pas lui raconter ça, elle va vouloir que l'anémone mange son poisson.

Mon papa, il sait beaucoup de choses. Je sais que papa aime pas quand je joue avec les animaux, il dit que c'est pas bien, que ça leur fait mal. Moi j'ai dit que non parce qu'ils disent pas qu'ils ont mal. J'aime bien attraper les sauterelles et leur enlever les pattes pour les voir marcher après. Après je les écrase parce que papa dit qu'il faut pas faire mal aux animaux, même les petits. J'aime bien les crabes aussi, sauf quand ils me pincent. Comme ils sont pas gentils, je les punis, parce que papa il me punis quand je suis pas gentille. Moi aussi je les tape, et je tire sur leur tête et y'a du cervelas dedans. Papa dit que c'est pas bien, ça tue les crabes, mais moi je crois pas que ça leur fait mal, parce qu'après ils marchent comme avant. Il fait que me gronder papa. C'est rigolo le cervelas de crabe, j'aime bien toucher. Y'a des trucs bizarres dedans. Avant quand j'étais petite je voulais pas toucher avec mon doigt, mais maintenant je suis grande. On peut faire plein de choses avec le cervelas de crabe, mais juste les gros sinon y'en a pas assez pour jouer. Je fais du savon gluant pour mes mains avec le cervelas des crabes. Ou de la purée, et je fais goûter à un autre crabe après, pour voir si il veut manger.

Je sais que Papa il m'aime pas. Je suis pas gentille.

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No 19


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Le rendez-vous avait lieu sur la terrasse d’un petit bistrot dans un quartier, certes pas très mondain.
Il était presque vingt heures trente et l’air devenait enfin un peu plus respirable après une torride journée de fin d’été.
Je sirotais une menthe à l’eau bien fraîche tout en regardant les passants se presser vers leurs buts propres.
J’avais mis ma petite robe rouge comme convenu avec lui afin qu’il me reconnaisse et avais relevé mes cheveux pour dégager ma nuque, l’ambiance était moite.

Plus l’heure avançait, plus mon coeur palpitait fort; j’essayais de l’imaginer mais mon esprit se brouillait, je n’arrivais pas à mettre un visage sur ce prénom exotique.
Je savais qu’il était originaire d’Asie; ses ancêtres, indoeuropéens.

Des rires bruyants et virils me sortirent de mes rêveries ; tout un groupe de jeunes hommes venait de s’installer à une table non loin de la mienne.
Aussitôt, je bougeai ma chaise pour leur tourner le dos et ainsi éviter leurs regards. Cependant je ne pouvais pas échapper à leur baragouin que je devinais licencieux.

Une odeur de nourriture vint à mes narines et sans me retourner je pu deviner de quel plat il s’agissait. C’était invariablement le repas du lundi midi lorsque j’étais enfant, l’indétrônable « purée-cervelas ». À présent cela me dégoûtait et j’allumai une cigarette pour diluer les effluves dérangeantes mais aussi pour calmer une nervosité qui grandissait.

J’étais venue en avance et le temps ne passait pas assez vite à mon goût. J’avais très envie de découvrir cet homme que je ne connaissais que par son écriture et ses mots couchés sur le papier de nos correspondances.

Bien sûr, je l’idéalisais et je me le représentais certainement beaucoup plus fascinant, extraordinaire, exceptionnel, hors norme que ce qu’il ne l’était peut-être réellement…

Et puis, au coin de la rue, juste en face de moi, je l’ai vu, j’ai su de suite que c’était lui.

Arrivé à ma hauteur, il me tendit sa main, non pour me saluer mais afin de m’inviter à la lui prendre en vue de le suivre.

J’obtempérai sans poser la moindre question, je ne voulais pas casser l’instant magique que je vivais par des inepties et, le suivi.
Machinalement, je regardai ma main dans la sienne et trouvai fort joli le mariage de ces deux couleurs, la pâleur de mes téguments mêlée à sa peau brune, dorée.
Je trottais à ses côtés sans oser ouvrir la bouche, en fait, j’étais tétanisée.
J’entendais encore les paroles de mises en garde de mes connaissances… « Tu sais, fait quand même attention…tu ne le connais pas... il est pas français en plus…et si c’était un violeur ou pire un tueur en s…blablabla…blablabla… »…je fermai les yeux un instant et chassai de ma tête ces pensées de malheur.

Mais en même temps une certaine excitation face à l’inconnu, la nouveauté, le hors du commun m’envahissait et c’est vrai que depuis toujours l’aventure, la fantaisie, l’originalité me grisaient et piquaient ma curiosité.

Soudain, il stoppa net, se retourna et me regarda, ses yeux d’encre brillaient.
Et dans un large sourire faisant apparaître des dents très blanches, il me demanda si j’étais prête à l’accompagner et le suivre jusqu’au bout du monde pour le grand voyage.

Je lui pris son autre main, la posai contre ma bouche (sa peau sentait bon le savon au jasmin) et puis en le regardant je lui répondis que j’étais prête et de nos bras telles des tentacules nous nous enlaçâmes si fort que nos pieds ne touchaient plus le sol, nous étions au paradis, je crois…
Le Grand voyage avait commencé…

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No 20


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Chers Tous,

La consultation avec les nombreux intervenants, indoeuropéens ou autres, entrave l'appréciation de l'importance du modèle de développement.

La pratique de la vie quotidienne prouve que la structure actuelle de l'organisation nécessite la précision et la détermination de nouvelles propositions. De même, la garantie constante, notre activité d'information et de propagande permet davantage la création du système de la participation générale.

Ainsi l'augmentation constante de quantité et d'étendue de notre activité dans la fabrication des cervelas nous oblige à l'analyse des conditions d'activités appropriées.

Les expériences riches et diverses, le renforcement et le développement des structures entraînent le procédé de restructuration et de modernisation des conditions d'instruction adaptée à la fabrication de la purée de tentacule, produit de base de notre produit phare.

Cependant, n'oublions pas que la complexité et le lieu des études des ingénieurs nous oblige également à l'analyse scrupuleuse de la fabrication et de la provenance du tégument entourant la purée ainsi obtenue.

Des modalités de fabrication adéquate ne sont qu’un début et il n’est pas indispensable d’argumenter plus largement le poids et la signification de cette évidence. Souvenons nous simplement des problèmes rencontrés il y a peu par notre division cosmétique, et plus particulièrement avec l’emballage de nos savons hypoallergéniques destinés au marché mondain.

D'autre part le commencement de l'action générale de formation des attitudes présente un essai intéressant de vérification des formes d'action. Les principes supérieurs idéologiques mais aussi la structure actuelle de l'organisation prouve à l’évidence la primauté des conditions d'activités appropriées.

Je vous entends d’ici. Qu’est-ce que ce baragouin ? Sachez que c’est à dessein que ce texte est abscons. Je l’ai écrit pour que vous réagissiez, pour que vous appreniez à lire entre les lignes et que vous puissiez déterminer par vous-mêmes les mesures ad hoc à entreprendre.

J’attends avec impatience les résultats de vos réflexions.

Vous avez une semaine!

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No 21


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La mafia a des tentacules partout que rien n’arrête, et ce n’est pas en vous réfugiant dans un diner mondain que vous pourriez l’empêcher de vous transformer en purée ou en viande à cervelas.
On le sait, le vernis policé de certains de ses membres n’est qu’un tégument destiné à masquer la noirceur de leur âme et tous les savons du monde ne pourraient ôter de leurs mains le sang de leurs victimes …. Indoeuropéennes ou autres.
Extrait des « Soliloques et baragouins », tome 2 des mémoires de Francesco Loscopi, 1er couteau de la COSA NOSTRA

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No 22


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BARAGOUIN, subst. masc. Gén. péj. Langage difficilement compréhensible du fait de son incorrection, ou d'un excès de recherche, de technicité, etc. :
− Mettre une fille de vingt-trois ans au pain et à l'eau?... s'écria le président de Bonfons, et sans motif; mais cela constitue des sévices tortionnaires; elle peut protester contre, et tant dans que sur... − Allons, mon neveu, dit le notaire, laissez votre baragouin de palais. Soyez tranquille, madame, je ferai finir cette réclusion dès demain.
Balzac, Eugénie Grandet, 1834, p. 207.

CERVELAS, subst. masc. Saucisse cuite, courte et grosse, faite de chair hachée et épicée. J'ouvris donc mon sac, je tirai le chapelet de cervelas (Erckmann-Chatrian, Le Conscrit de 1813, 1864, p. 173) :
Après une moitié de tour de France dans le train présidentiel et vingt banquets à discours, j'allais bien vite manger le cervelas et boire le « bleu » d'un pique-nique d'anarchistes...
Coppée, Les Vrais riches, 1891, p. 43.

INDO-EUROPÉEN, -ÉENNE, adj. et subst. LINGUISTIQUE. Idiome restitué qui est à l'origine de la plupart des langues d'Europe et d'Asie. L'unité linguistique qu'on appelle indo-européen et qui atteste une certaine unité de civilisation a dû de tout temps comporter des divisions dialectales (Lang. Monde 1952, p. 6). Au lieu du terme « indo-européen » on rencontre fréquemment au xixe siècle celui d'« aryen » (Langage, L'Indo-européen, 1968, p. 1240).

MONDAIN, -AINE, adj. PHILOS., RELIG. [P. oppos. à sacré] Qui appartient au monde. Quand on a cette intuition immédiate [de Dieu], on a la vraie science; et fût-on d'ailleurs ignorant en physique et en métaphysique, et dans toutes les sciences mondaines et profanes, fût-on faible d'esprit et même idiot, on est un vrai philosophe (Cousin, Hist. philos. mod., t.2, 1846, p.254). Notre insubordination en substituant au Dieu de la foi un Dieu mondain ne fait qu'affirmer notre propre maîtrise et notre propre déification (J. Vuillemin, Essai signif. mort, 1949, p.145).

PURÉE, subst. fém. ART CULIN. Mets à base de légumes (parfois de fruits) cuits, écrasés et/ou passés. [La conversation] roulait maintenant sur les purées d'ananas du Luxembourg (Flaub., Éduc. sent., t. 2, 1869, p. 180). Une bonne purée de pommes de terre au fromage (Huysmans, Là-bas, t. 2, 1891, p. 223).
SYNT. Purée claire, épaisse; purée à l'eau, au lait; purée d'asperges, de champignons, de choux, d'épinards, de fèves, de haricots, de légumes, de lentilles, de marrons, de navets, d'oignons, de pois, de pommes.

SAVON, subst. masc. CHIM. Sel provenant de l'action d'une base quelconque sur un corps gras. Les Savons faits avec les oxydes des métaux non alcalins sont insolubles (Privat-Foc. 1870). Les savons de métaux bivalents sont très peu solubles (Méd. Biol. t. 3 1972).
− P. ext. Produit issu d'une saponification. Cette graisse, il s'agissait d'en isoler un de ses éléments, la glycérine, en la saponifiant. Or, pour obtenir ce résultat, il suffisait de la traiter par la soude ou la chaux. En effet, l'une ou l'autre de ces substances, après avoir attaqué la graisse, formerait un savon en isolant la glycérine (Verne, Île myst., 1874, p. 156).

TÉGUMENT, subst. masc. ANAT. Ensemble des tissus et des formations organiques (peau, poils, plumes, carapace, écailles, etc.) qui constituent le revêtement externe du corps de l'homme et des animaux. Tégument coriace des échinodermes; tégument, lisse, mince; tégument nu des reptiles. Comme chez tous les Arthropodes, la croissance s'y effectue par des mues successives, à chacune desquelles l'enveloppe rigide de chitine constituant le tégument est rejetée et remplacée par une nouvelle plus vaste (Caullery, Embryol., 1942, p. 74). Il peut être bon de pratiquer de temps à autre des pulvérisations (... ) et de faire faire par périodes des massages faciaux qui favorisent une bonne nutrition des téguments (Quillet Méd. 1965, p. 315).

TENTACULE, subst. masc. ZOOL. Prolongement charnu, mobile mais non articulé, souvent muni de ventouses et servant d'organe tactile, préhensile ou locomoteur à certains animaux comme les Infusoires, les Vers, les Mollusques; bras des Céphalopodes (poulpes, calmars). Cet œil est situé à l'extrémité d'un tube charnu, nommé corne ou tentacule, qui peut rentrer en entier dans la tête, ou qui peut en sortir en se déroulant comme un doigt de gant (Cuvier, Anat. comp., t. 2, 1805, p. 435). Et c'est ainsi qu'il faut interpréter tant de réussites organiques qui s'imposent à l'admiration stupéfaite du biologiste (... ) les étamines basculantes des sauges, le tentacule maxillaire du petit papillon qui féconde les yuccas (J. Rostand, La Vie et ses probl., 1939, p. 179).
Rem. En dépit de son « e » terminal, tentacule est masc., mais beaucoup d'aut. le considèrent comme fém. : La pieuvre, dont les tentacules gluantes sortent et rentrent alternativement (Lévi-Strauss, Anthropol. struct., 1958, p. 216).
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